Projecteur sur… Diane Scemama, cofondatrice de Dreamact.

Dreamact, c’est LA plateforme e-commerce des marques responsables. Une belle année se dessine pour ce projet né il y a trois ans d’un challenge tout à fait personnel pour Diane Scemama et Claire Chouraqui : acheter uniquement des vêtements de mode responsable.


Bonjour Diane !
Vous êtes la co-fondatrice de Dreamact… Qu’est-ce que c’est ?

Dreamact, c’est un site e-commerce de mode responsable qui propose uniquement des produits éthiques, respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Nous proposons des vêtements (Homme, Femme, Enfant, Bébé), des accessoires, de la petite décoration, des produits de beauté et des objets de papeterie.

Dreamact il y a 3 ans, c’était l’idée de montrer que nous pouvons consommer mieux. Mais tout en consommant des produits sympas, à la mode et de qualité. La mode responsable ne se résume pas uniquement au pull en alpaga (rires) !

Aujourd’hui, nous sommes 7 salariés. Notre chiffre d’affaires en 2018 s’élève à 600 000 euros. Nous souhaitons recruter au moins 4 personnes en 2019, notamment sur la partie commerciale pour soulager l’équipe.

D’où vous est venue l’idée de cette plateforme avec Claire ?

L’idée est venue d’un challenge tout à fait personnel ; nous voulions arrêter de remplir nos placards de marques fabriquant en Asie du Sud-Est au profit de vêtements responsables. Il s’est avéré que c’était très compliqué sur Reims… Nous avons cherché et finalement découvert de belles marques éthiques ; c’est alors que nous avons décidé de nous lancer et de créer la plateforme.

C’était très compliqué il y a 3 ans de trouver ces marques éthiques, surtout dans les petites villes et campagnes. L’objectif était de rassembler toutes ces marques en un seul lieu pour que les citoyens puissent facilement trouver des alternatives de consommation grâce au numérique. Mais aussi que toutes ces marques éthiques, associations, entrepreneurs sociaux aient de la visibilité et s’apportent mutuellement de nouveaux clients.

Il y a un an, nous avons complété notre offre par un volet adressé aux professionnels. Nous comptons aujourd’hui plus de 10 000 références produit pour le grand public et 15 000 pour les professionnels.

Une offre professionnelle, pour consommer des “goodies for good” ?

C’est un peu l’idée oui, j’aime beaucoup cette expression “goodies for good” (rires). Nous avons structuré cette offre professionnelle pour répondre à un besoin grandissant. Il nous fallait saisir cette opportunité pour compléter notre offre, le volume des commandes d’entreprises était de plus en plus important.

Plus qu’une marketplace, nous proposons de vraies alternatives durables aux entreprises et les guidons vers le choix de consommation responsable le plus en adéquation avec leur projet.

Cela se déroule souvent de cette manière avec nos clients : “Bonjour, nous aimerions offrir à tant de personnes pour tant de budget et nos valeurs sont …, que nous conseillez-vous comme produits ?”. C’est notre valeur ajoutée, le conseil nous différencie des autres plateformes.

Récemment, j’ai fait prendre conscience à un de nos clients qu’un totebag qui s’use au bout de vingt utilisations n’est pas le choix le plus durable en leur possession. Je lui ai proposé deux alternatives : soit acheter des totebags de meilleure qualité de tissu, soit offrir un produit différenciant comme un kit de plantation.

Comment ça se passe vis-à-vis des marques ?

Nous mettons en visibilité des marques éthiques sur notre site et référençons une partie de leurs produits. Nous nous occupons de la vente, de l’acquisition client, du service après-vente auprès des consommateurs.

Les marques gèrent elles-même leur stock et la partie logistique d’acheminement des commandes. Cela leur permet notamment d’économiser des trajets de poste.

Au début, nous voulions juste donner de la visibilité aux marques responsables. Elles éprouvaient des difficultés à se faire connaître et à trouver des distributeurs qui prennent une marge convenable pour le développement de leur activité.

Deux idées reçues au sujet des clients de Dreamact ?

  • Vos clients sont majoritairement des bobos parisiens”. Plus de 90% de nos clients sont des personnes de 30–35 ans habitant de petits villages, qui n’ont pas accès aux choix de consommation responsable dont nous disposons dans les grandes villes.
  • Vous ne devez pas avoir beaucoup commandes professionnelles, sauf pour les fêtes de fin d’année”. Ces commandes ne représentent pas seulement un pic de fin d’année mais plus de la moitié de notre chiffre d’affaires en 2018. En effet, nous sommes une alternative sérieuse et originale quant aux goodies souvent trop éphémères proposés aux entreprises tout au long de l’année.

Vos bestsellers pour les fêtes de fin d’année ?

Côté particulier… les chaussons-bouillottes ! Il y a une superbe histoire d’insertion professionnelle derrière ce projet. C’est une entreprise de Montpellier qui en plus, ne produit que ce qu’elle estime comme vente pour l’année. Le grain de blé et la fleur de lavande qui constituent l’intérieur des chaussons à sont récoltés dans la région. Les produits de cosmétiques solides sont aussi très prisés : déodorant, savon, etc.

Côté professionnel ce sont les cadeaux végétaux, les kits de plantation ou encore les cartes de voeux en papier ensemencé qui séduisent le plus. Si vous avez la main verte, votre plante aura sûrement besoin d’un pot plus grand. Nous avons aussi pensé à la valorisation de ce produit : en pot à crayon pour votre bureau !

Chaque année, nous ouvrons une boutique éphémère sur Paris au mois de décembre. Nous essayerons d’en ouvrir plusieurs en France pour l’année prochaine mais en attendant, vous pouvez nous retrouver jusqu’au dimanche 23 décembre au 136 rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement de Paris.