Qui écrit ?

Presque 10 ans maintenant que je repousse au lendemain l’écriture en mode public. Alors je profite de ce début d’année 2017 pour enfin passer de l’envie récurrente à l’action. Go !

En Bref…

De formation dans le domaine de l’éducation populaire, j’ai toujours placé les publics au sein de mes réflexions et de mes actions. J’ai toujours aimé expérimenter et créer de nouveaux services, de nouvelles façons de faire, en faisant plus avec que pour. J’ai mis en place, avec des habitants en milieu rural, un réseau d’espaces multimédia. J’ai accompagné des écoles de musique à la co-construction d’un projet et d’actions communes, des bibliothèques à l’écriture d’un schéma de développement de lecture publique, des musées, un centre d’astronomie et différents acteurs culturels à co-construire des projets avec les habitants. Aujourd’hui, je travaille aux Champs Libres dans le service médiation de la bibliothèque. Je co-construis une démarche de participation et d’engagement des publics avec Samuel Bausson et Manuel Moreau qui travaillent respectivement à la direction des Champs libres et au musée de Bretagne.

En bavard…

J’ai évolué dans un environnement où l’on fait ensemble, où l’échec est aussi une chance de transformation et où l’accompagnement à l’autonomie est valorisé. Sans toujours me rendre compte de cette forte influence, j’ai construit mon parcours professionnel autour des questions d’accompagnement, de capacité d’implication, d’autonomie. Comment mettre en place les moyens de favoriser l’action de ceux qui veulent faire des choses ?

Mes formations dans l’éducation populaire BEATEP et DEFA m’ont apporté les premiers outils pour expérimenter des terrains de jeux variés avec toujours la préoccupation de centrer mon travail sur les publics.

Construire et faire vivre un service avec les habitants

la Région Bretagne met en place le dispositif cybercommunes en 1998 pour généraliser l’accès à internet et aux TIC. Je me lance dans ce projet en 2001 et pilote la mise en place d’un réseau d’espaces multimédia sur le territoire d’une communauté de communes en milieu rural. (Communauté de communes Moyenne Vilaine et Semnon aujourd’hui fusionnées pour devenir Bretagne Porte de Loire Communauté). La vision de la collectivité est assez floue. Celle-ci pense que cette mission peut être temporaire “une fois que tous les gens seront en capacité de se débrouiller seuls”. J’ai dès le début orienté mon travail vers un projet laissant de la place aux habitants. Comment une collectivité territoriale laisse de la place aux habitants ? Comment travailler à un service ressemblant aux habitants car fait avec eux. Que voulaient faire ceux qui s’intéressent au projet de ces espaces ? Quelle place souhaitent-ils prendre ? J’ai commencé à réfléchir à la meilleur posture à adopter pour faire réellement avec les gens. Quels outils développer avec eux ? Qu’est ce qui favorise l’engagement ? Comment pérenniser cette posture en l’inscrivant vraiment dans l’ADN du projet et en le faisant valider par les élus ? Le service perdure toujours dans ce souci de faire avec.

Accompagner et faciliter les acteurs d’un territoire à une culture de la co-construction et de la co-animation

Suite aux élections municipales de 2008, la même collectivité souhaite structurer une commission sur le développement culturel et créer un service pour accompagner la démarche et les acteurs culturels entre autres :

  • 17 bibliothèques par la mise en place d’un réseau (dans une dynamique départementale)
  • Les écoles de musique
  • 2 musées
  • 1 centre d’astronomie
  • D’autres acteurs culturels pas forcément en lien

Dans la mise en place de ce service, mes préoccupations étaient : comment une collectivité et des acteurs culturels peuvent co-construire, entretenir une relation d’échange et de complémentarité, plus qu’une relation de “lutte” pour d’un côté équilibrer des budgets et de l’autre faire survivre des projets ?

Comment accompagner les acteurs du territoire à faire ensemble et avec les publics ? Quel est l’intérêt de mixer les approches.

Mettre en place les conditions à l’engagement des publics.

Depuis un moment, je souhaitais changer d’air, expérimenter une autre taille de collectivité et de fait un milieu plus urbain, croiser mes pratiques avec d’autres, rencontrer plus de personnes qui partagent ces préoccupations du faire avec.

Fin 2013, je rejoins donc le service médiation de la bibliothèque des Champs Libres à Rennes. Télescopage entre des notions de médiations qui partent des collections et ma pratique axée sur les publics. J’ai pour mission de faire évoluer un des espaces vers une démarche participative.

La volonté de la bibliothèque d’être plus dans une démarche de Tiers Lieux rencontre les réflexions du musée de Bretagne sur la participation des publics, et de la direction des Champs Libres sur les labfab ainsi que l’articulation communautés contributives et équipement culturel. Ensemble, nous co-construisons et faisons vivre une démarche transversale qui permet une autre relation avec les publics, une démarche qui part des publics et qui est structurée pour permettre l’engagement des publics.

Démarche 4C Créatif, Collaboratif, Connaissance, Citoyenneté où les publics se donnent rendez-vous, des rendez-vous des curieux créatifs où tout le monde participe. http://lesrdv4c.tumblr.com/ Nous travaillons à trois sur cette démarche avec Samuel Bausson qui travaille à la direction des Champs Libres et qui est arrivé avec de longues réflexions et expériences sur le sujet et Manuel Moreau qui travaille au musée de Bretagne.

Des implications, d’autres aventures qui ont été ou sont aujourd’hui de beaux terrains de jeux.
  • 1000 pattes > Co-mise en route d’un beau et très sympa ramassage scolaire à pied
  • Groupement d’achat local
  • Association Séjours Plein Air > Des années dans des rôles très différents, un peu tous en fait.
  • Museomix ouest > que j’ai rejoint lors de l’édition 2015 à Rennes
  • Réseau 9 > une communauté naissante autour de la pratique des outils de la collaboration
Ici, je souhaite sous une forme concise, jeter mes observations, mes impressions et mes expériences parce que j’ai tendance à oublier parfois toutes ces petites choses qui indiquent que la démarche d’engagement est bien en route, parce que parfois j’aime expliquer par l’exemple et que j’ai envie d’avoir un support pour faire voir ce dont je parle quand j’en ai besoin. Et puis, ayant toujours tendance à regarder devant, je pense qu’il m’est vraiment bénéfique de regarder aussi parfois dans le rétroviseur.

Vous pouvez aussi me retrouver sur twitter

Je m’appuie sur des expériences communautaires, associatives et professionnelles. Ceci est un blog personnel et il n’engage en aucun cas mes employeurs successifs.

Angélique

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