
L’hypothèse de la fenêtre brisée… en gestion de projet
À New York, en 1993, le taux de meurtres dans certains quartiers était 26,5 pour 100.000 personnes. Entre 1993 et 1998, le nombre de meurtres par an a été divisé par plus de trois, le taux de délinquance ordinaire s’effondrait et la prostitution était éradiquée de Times Square. Considéré comme le principal acteur de cette transformation, Rudolph Giuliani, maire de New York entre 1994 et 2001, fervent défenseur de la tolérance zéro, a appliqué, entre autre, la théorie de la fenêtre brisée.
Petits gestes et grandes conséquences
Concrètement l’hypothèse de la fenêtre brisée part du principe que c’est le sentiment d’insécurité qui favorise l’augmentation de la criminalité et non l’inverse. Si une fenêtre cassée n’est pas remplacée immédiatement, alors le risque de voir d’autres carreaux cassés va augmenter. Si on laisse penser que le bâtiment n’est pas entretenu ou abandonné, cela va favoriser l’arrivée de sans abris ou de trafiquants puis causer dans l’inconscient de la communauté l’augmentation du sentiment d’insécurité.
L’hypothèse de la fenêtre brisée établit un lien direct de cause à effet entre le taux de criminalité et le nombre croissant de fenêtres brisées, à la suite d’une seule fenêtre brisée que l’on a omis de réparer.

