Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens…

Au milieu des nombreuses combinaisons bleues de la principales sociétés d’entretien publique de Libreville on retrouve Jacky, un jeune gabonais de 26 ans qui a décidé de sortir du chômage et de s’engager dans un secteur négligé par les autochtones.

Le jeune homme se démène chaque jour pour subvenir à ses besoins. Le travail est difficile, dans des conditions environnementales pénibles pour l’organisme.

« Je peux dire que j’en ai vu passer des employés. Il faut le dire, les conditions de travail ne sont pas agréables et peuvent rapidement pousser à se désister. »
2708009264_645c0b3a60_b

Son salaire mensuel n’est pas stable

Il est fluctuant et de 100 000 F CFA comme salaire de base. À ça s’ajoutent quelques primes de transport, des heures supplémentaires et il peux atteindre 150 000 F CFA voir 200 000 F CFA / mois s’il a bossé dur.

« Mais l’assurance maladie qui est donnée à tous les employés et qui me permet de me soigner facilement et à moindre coût. »

Il s’estime toujours heureux de savoir que je n’ai pas de charges personnelles.

Il a de la chance de vivre sur un terrain familial et de ne pas avoir à payer une quelconque facture. Néanmoins, il peut de temps aider au budget familial en participant aux cotisations ici et là en fonction de sa poche.

« Avec mon maigre revenu, je ne pourrai pas assumer des charges telles qu’un loyer ou une famille pour le moment. J’en profite donc pour épargner financièrement. Par mois j’épargne 60 000–80 000 F CFA si j’en ai la possibilité. »

Ce qui n’est pas le cas de certains collègues mariés et pères de famille qui sont obligés de jongler avec ce salaire déplorable. Beaucoup vivent d’emprunts et de tontines de quartiers pour pouvoir joindre les deux bouts.

Se payer un taxi pour pouvoir enfin travailler à son compte

Son épargne sert essentiellement à réaliser ce projet, celui d’acheter une voiture et de se lancer dans le transport. « Mais parfois ce n’est pas facile, je vois que le bout du tunnel semble très très loin »

« Comment vivre avec 100 000 F CFA ici à Libreville surtout quand on est un jeune de 26 ans et qu’on veut profiter des fruits de son dur labeur ?! Ce n’est pas évident de se faire plaisir tout le temps. Ici tout coûte malheureusement trop cher. Même sans charges j’arrive à ressentir les difficultés du niveau de vie, je n’ose même pas imaginer ceux qui en ont. »

Je reste confiant, mon avenir je ne l’imagine que radieux !

Il se rassure toujours en se disant qu’un jeune gabonais comme lui qui a choisi la voie du travail plutôt que celle de la facilité finira par s’en sortir.

« Dans un avenir proche, je me vois au volant de mon taxi travaillant à mon propre compte. »

Co-écrit avec le blog blackandgaboma


Originally published at Agence CW.

Show your support

Clapping shows how much you appreciated Pascal Ango’s story.