La fracture numérique ou la disparité d’accès aux technologies

L’expression fracture numérique (en anglais : digital divide) est calquée sur celle de fracture sociale employée par Jacques Chirac, lors de la campagne présidentielle de 1995.

La fracture numérique est la disparité d’accès aux technologies informatiques, notamment Internet. Cette notion est calquée sur celle de fracture sociale. Ceux qui sont « du bon côté » disposent en principe d’un accès à internet pour défendre leurs droits et leurs idées, pour s’informer, pour communiquer et même pour augmenter leur pouvoir d’achat (comparateurs de prix, sites de ventes privées à tarifs préférentiels, bons plans, etc.). Les autres connaissent un désavantage supplémentaire à ceux qu’ils subissaient déjà : ils se retrouvent exclus d’une nouvelle dimension de la société, qui leur échappe chaque jour un peu plus.

Une cartographie des laissés pour compte de l’internet a été publiée en Septembre 2016 dans la revue Science. Elle confirme que la pauvreté et/ou l’éloignement limitent l’accès en ligne, et démontre aussi (ce qui est nouveau) que le fait d’appartenir à un groupe politiquement marginalisés (minorités ethniques et religieuses) peut se traduire par un moindre accès. Ceci est dû au fait que ce sont les gouvernements des pays qui organisent et construisent l’infrastructure qui relie les citoyens à l’Internet. Certaines minorités sont ainsi systématiquement exclues de l’Internet mondial.

La fracture numérique concerne les inégalités dans l’usage et l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) comme les téléphones portables, l’ordinateur ou le réseau Internet. La fracture numérique ne représente donc qu’une toute petite partie de l’ensemble des inégalités de développement. On parle parfois aussi de fossé numérique.

La situation de l’Internet en Afrique

Dans le domaine d’Internet, l’Afrique accuse un retard très important. D’ailleurs, il a fallu attendre jusqu’à novembre 2000 pour que le dernier pays africain (l’Érythrée) soit connecté. Et une très faible minorité de la population africaine a accès au réseau.

Cependant, aujourd’hui, Internet connaît une croissance rapide, notamment du fait de la privatisation du secteur des télécommunications et de l’attrait du courriel par rapport au courrier papier pour les échanges avec l’étranger. Cette opportunité favorise l’éclosion de nombreux nouveaux fournisseurs d’accès. En conséquence, bien qu’encore hors de prix, le coût de l’accès à Internet a tendance à baisser.

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre.


Originally published at Agence CW.

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