Les workshops créatifs débarquent à Okondja

Nous sommes dans le train, il est 18h55 quand il démarre, direction franceville pour rallier la petite ville d’Okondja à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de cette province du haut-ogooue.

Dans l’équipe Murielle, Anne et Pascal. Deuxième expérience de la province d’Anne et premier baptême pour Murielle qui découvre les retards des horaires de trains, les accidents sur la voie ferroviaire, les cafards dans les wagons et l’ambiance du Moutouki la deuxième classe du train réservé aux personnes ordinaires, très chaude, très bruyante avec des odeurs des plats locaux que déguste les voyageurs qui se mêle à l’odeur des toilettes très loin du confort des première classe climatisé.

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Après une douzaine d’heures de voyage, nous arrivons à Franceville à 10h20 environ et pas le temps de prendre un petit déjeuner, quelques coupés-coupés au grand marché potos et direction la gare routière pour trouver un bus direction Okondja. 3 heures de voiture et la fatigue commencent à se faire ressentir, mais l’ambiance dans la voiture est à la rigolade et les voyageurs habitués au trajet s’improvisent guide touristique.

Il est 14h quand nous arrivons à Okondja trop tard pour faire les tours des classes, le proviseur nous rassure la coopérative l’a déjà fait. Il nous présente la salle mise à notre disposition et direction la Radio Oyeri la radio communautaire qui nous a invités et qui a pris en charge nos frais de voyage et d’hébergement gracieusement pour célébrer avec ces jeunes auditeurs les 1 an de son lancement.

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Belle surprise l’équipe à la radio est jeune et dynamique loin des stéréotypes que l’on se fixe des radios de provinces où l’on s’attend à un programme traditionnel, on parle d’entrepreneuriat, de sensibilisation face aux maux des jeunes, on parle religion et on parle de développement personnel.

17h00 après un tour rapide de la ville, un détour au marché pour tirer des provisions direction le village à 20 kilomètres en plein foret équatorial, pas de réseau nous préviens Kroll le chauffeur dans son 4*4 au allure de taxi brousse. Pas grave, l’équipe pourra tranquillement faire le point de la grande journée du lendemain.

18h30, nous arrivons au village et nous découvrons le point en liane, la rivière et nos chambres, justes le temps de manger et après de longues heures de discussion et de brainstorming, le fil de la formation est prêt et les objectifs sont clairs, la jeunesse d’Okondja doit se réveiller et ne plus rien attendre des autres.

Le Samedi 05h00 Murielle se lève et le reste de l’équipe découvre avec elle l’épais brouillard si intense mais si commun pour les habitants des villages, les appareils photos et les téléphones sont dehors après quelques photos. Après la douche Kroll nous embarque direction le centre-ville d’Okondja pour préparer la salle après un arrêt à la radio communautaire Oyeri.

11h00 la salle est prête l’équipe se dirige vers le centre-ville pour prendre son petit-déjeuner à la cafeteria du coin, Murielle est sans partage le manioc du haut Ogooué, c’est le meilleur. L’ambiance est à la détente dans quelques heures, nous aborderons des sujets sérieux avec les jeunes de la commune.

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12h12, nous sommes sur le plateau de la radio Oyeri avec le Buzz pour une émission de sensibilisation des jeunes, on parle des thèmes d’actualités, d’entrepreneuriat, d’initiative pour les jeunes et Anne qui raconte son parcours de la vente des gâteau et des laits pour acheter son matériel de maquillage… Michel de la radio raconte comment grâce à la vente de manioc sa mère à pu payer ces études à l’étranger. Beau moment de partage.

15h33 le workshopOyeri débute, ils sont 120 après un petit pitch de Pascal, il est intransigeant « nous avons traversé plus de 600 km pour venir ici, celui qui ne veut pas respecter les règles sort. » Finalement, ils seront à 87 jeunes qui participeront à la formation une thématique très actuelle : comment les médias (tv, radio et internet) peuvent aider à s’éduquer et à se cultiver. Après 1h30 d’atelier pratique les jeunes témoignent.

Pour clôturer l’activité la radio Oyeri à offert un spectacle de danse et c’est près de 197 jeunes qui ont pu assister à ce petit festival de danse avec les groupe locaux.

Après une étape dans le Gabon profond, plus loin que toutes les précédentes étapes. Pour cette avant-dernière étape, un accent a été mis sur les médias cet autre visage du numérique que l’on utilise que pour se divertir pour la plupart du temps. Rendez-vous pris pour la dernière étape à Lambaréné.


Originally published at Agence CW.

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