This is not a love story (Me and Earl and the dying girl)

Entre les films passés à la trappe, les mal distribués, et les étrangers qui ne nous sont pas parvenus, il reste encore quantités de perles cinématographiques qui ne demandent qu’à être découvertes … C’est pourquoi dans cette rubrique, nous irons dans le fin fond d’Hollywood, mais aussi au cœur de la contrée au milles et un film qu’est Nollyhood et dans les plaines brumeuses du cinéma Bollyhoodien. Nous tenterons d’y débusquer ces oiseaux rares … Aussi, nous nous attaquerons à tous les formats audiovisuels, allant de la web-série aux films sériels, en passant par les courts métrages. Nous tenterons de trouver des films accessibles, et de vous faire ainsi découvrir des cultures lointaines et bien différentes de la nôtre. Nous décortiquerons avec attention ces films géniaux, tout en y incluant leurs contextes de production afin de vous révéler tous les secrets du cinéma.

Pour débuter cet ambitieux programme, nous vous présentons This is not a love story (Me and Earl and the dying girl), un film à la fois sincère, poignant et subtilement drôle …

This is not a love story (Me and Earl and the dying girl) d’Alfonso Gomez-Rejon

Ce film est une longue lettre d’amour à personne, dont le personnage principal, Greg, est amoureux de tout et de rien. Entre le cinéma et les cours, il se cherche encore. Au lycée, il évite les soucis : c’est l’ami de tous et d’aucuns à la fois. Earl, c’est son seul vrai pote — ou plutôt son seul collègue. Ensemble, ils tournent des films de tous genres. Puis il y aura la dying girl …

Ce qu’il faut souligner :

This is not a love story aborde une des thématiques difficiles et souvent mal représenté au cinéma : le cancer et le lycée. Sans être triste ou morbide, il illustre avec douceur et légèreté l’appréhension de la mort et la vie lycéenne. Alfonso Gomez-Rejon illustre avec brio la dure période qu’est la terminale, le passage du bac, l’ambiance lycéenne (très imagée) et la difficulté du choix décisif de l’orientation.

· L’imagination fait partie des thématiques principales de cette love story. Dans sa totalité, ce film déborde de créativité, de charme et de tendresse. Très « Gondryesque » (on soulignera la présence des « films suédés » que font Greg et Earl, faisant écho à un certain Be kind, rewind), cette œuvre s’impose comme un « film bulle » qui après visionnage, donne envie de pleurer et de rire à la fois, de sortir et de rester chez soi à l’abri. Sans tomber dans les clichés, il nous raconte la plus belle histoire amoureuse de non-amour qui puisse exister en passant par des personnages drôles, bien construits et hauts en couleurs.

· This is not a love story est adapté du roman du même nom de Jesse Andrews. L’auteur, enthousiasmé à l’idée d’adapter son livre, a donc endossé la responsabilité de scénariste. Le réalisateur, quant à lui, est un averti des séries et films sur la jeunesse et les milieux lycéens : il a, entre autres, travaillé sur certains épisodes de Glee. Mais il ne s’étend pas seulement sur cette tranche extra fine de l’audiovisuel : en effet, il a aussi réalisé deux épisodes de la saison 1 de American Horror Story.

Nathan Gourarier

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