Anthropocene 2050
Published in

Anthropocene 2050

Pour une approche de l’assainissement urbain par les flux de matière : déconstruire le mythe de l’élimination des déchets. L’exemple du Grand Lyon

Par Yann Brunet, doctorant à l’Université Lyon 2, lauréat d’une bourse de thèse de l’Ecole urbaine de Lyon

Les « déchets », on en parle trop ou pas assez. Les médias grand public en particulier, n’évoquent que très peu le fonctionnement « normal » de leur gestion. Il s’agit le plus souvent d’articles ou de reportages « spectaculaires » sur divers dysfonctionnements logistiques, qui sont pourtant si rares. Rappelons-nous la grève des éboueurs en Île-de-France et à Marseille au début de l’année 2020. « Paris et Marseille envahies de poubelles : la grève des éboueurs en huit photos » titrait Le Parisien[1]. Des photos qui montrent des amoncellements de poubelles le long des rues, une femme qui se bouche le nez en passant… On peut également évoquer très récemment le démantèlement d’un réseau « mafieux » à l’origine d’importants déversements illégaux de déchets dans le Var et qui eut les faveurs du Journal du Dimanche[2].

Un processus historique d’invisibilisation de nos déchets

Les sociétés urbaines industrialisées ne sont plus en prise directe avec leurs déchets. Cette externalisation est le produit d’un processus historique complexe et sur le temps long. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, les déchets des villes tout comme les mécanismes et les rouages de leur évacuation étaient encore très visibles pour les populations. Le chiffonnier muni de sa lanterne et de son crochet parcourait les rues, collectait dans sa hotte les matières valorisables[3]. Il était une figure citadine importante. Cette valorisation des matières produites par la ville impliquait également des relations étroites avec les campagnes environnantes[4]. Les agriculteurs collectaient les « boues » et « immondices » pour amender leurs sols.

Le développement de l’hygiénisme (fin XIXe-début XXe)[5], c’est-à-dire cet ensemble de doctrines visant à améliorer la santé des populations alors « entassées » dans les villes, a profondément modifié la manière dont celles-ci organisent la gestion de leurs matières résiduelles. Celle-ci a en quelque sorte été « dés-intégrée ». Par exemple, l’approvisionnement en eau courante dans les habitations et le développement du tout-à-l’égout ont rendu les immondices et boues très diluées, liquides, et ont été par conséquent très appauvries. Par ailleurs, le développement des engrais chimiques et la croissance urbaine qui a grignoté les espaces agricoles de la proche périphérie ont entériné la coupure des relations symbiotiques ville-campagne. Les distances de transport et la qualité des boues ont rendu économiquement caduque une valorisation agricole. La ville doit alors « faire avec » ses propres matières résiduelles qui coïncident avec le développement d’équipements et d’expertises de plus en plus complexes comme les incinérateurs. C’est « l’invention des déchets urbains » (cf. les travaux de Sabine Barles).

Le développement d’une législation relative à la protection de l’environnement toujours plus stricte implique une gestion très technique, spécialisée, reposant sur des infrastructures lourdes. De nos jours, les ressorts de cette gestion sont essentiellement invisibles au profane. La collecte se fait tôt le matin en camion bennes hermétiques, les poubelles métalliques ont été remplacées depuis de nombreuses années par des poubelles « insonores », les bacs sont opaques etc. En outre, le coût de ce service public passe pratiquement inaperçu, calculé sur la valeur locative, quelle que soit la quantité de déchets produite. Cet ensemble produit une « routinisation » et une mise à distance des habitants par rapport à leurs déchets. La complexification et la technicisation de cette gestion sont au cœur de cette production de l’invisibilisation et de l’oubli.

Pour autant, l’expression « élimination de déchets » reste un abus de langage rapidement mis à jour lorsque l’on se concentre sur le parcours de ces matières du « berceau à la tombe ».

Un suivi des matières qui permet la révélation du mythe de la disparition de déchets

Pour appréhender le devenir de ces matières, il faut s’intéresser concrètement aux procédés mis en jeu et aux espaces sur lesquels s’appuie l’assainissement des environnements urbains dans l’ensemble du cycle de transformation. Il s’agit dans ce texte, au moyen de divers exemples lyonnais, de témoigner des phénomènes d’émergence de matières résiduelles au cours des processus d’épuration eux-mêmes, de la dépendance de cet assainissement aux acteurs industriels et enfin de l’éclatement des espaces mobilisés.

Cette courte réflexion relative à l’agglomération lyonnaise s’inspire en premier lieu des études réalisées en histoire environnementale urbaine, en particulier des études sur le « métabolisme urbain »[6]. Celles-ci s’intéressent aux flux de matières entrants et sortants d’un espace urbain particulier. C’est une conception organiciste de la ville. Nous l’avons appliquée d’une manière qualitative, c’est-à-dire que nous nous sommes intéressés à suivre dans la mesure du possible les matières mises en jeu dans le cycle de l’assainissement urbain ainsi que les espaces mobilisés (espaces de dépôts, de production, de transformation et de traitement etc.). L’influence de l’approche « follow the thing »[7] est de ce point de vue très enrichissante car elle permet d’associer à un produit tout un écosystème associé (économique, culturel, géographique, industriel etc.).

Les données qui seront mobilisées sont des données publiques qui proviennent essentiellement des rapports annuels sur le prix et la qualité du service public d’élimination des déchets[8], des délibérations du Conseil du Grand Lyon[9], des rapports et arrêtés préfectoraux des établissements classés[10], des archives départementales du Rhône ainsi que du portail des ressources minérales « minéral info »[11].

L’exemple de l’épuration des eaux usées dans l’agglomération lyonnaise

L’évacuation des eaux usées est aujourd’hui « naturalisée », on ne se verrait pas vivre sans. Celle-ci constitue un élément majeur de l’assainissement des agglomérations urbaines depuis la fin du XIXe et du début du XXe siècle et un point de vue privilégié d’analyse des matières.

La question de l’épuration des eaux est intrinsèquement connectée à celle de la mise en place du tout-à-l’égout. Encore au début du XXe siècle à Lyon, bon nombre de foyers fonctionnaient avec des fosses d’aisances. D’après Franck Scherrer, Lyon comptait 20 000 fosses fixes en 1913[12]. Le système du tout-à-l’égout s’est progressivement imposé, passant d’un statut marginal, car strictement interdit, à la norme après les années 1960[13]. Des programmes avancés s’appuyant sur diverses études et voyages dans des villes équipées du tout-à-l’égout à l’étranger avaient pourtant été réalisés dans les deux premières décennies du XXe siècle.

Schématiquement, deux éléments majeurs sont à prendre en compte sur la nécessité d’un traitement et sur le dimensionnement des installations. Il s’agit tout d’abord de la force du courant du fleuve dans lequel les effluents vont se déverser, soit son « pouvoir épurateur » naturel. Il s’agit également de prendre en considération les épisodes de crue qui modifie son régime et donc la saisonnalité. Le second aspect se rapporte à la charge polluante contenue dans les eaux à traiter. Celle-ci dépend du nombre de foyers desservis par le tout-à-l’égout (de la consommation en eau des ménages), des épisodes de pluie et de l’importance des surfaces imperméabilisées dans un système unitaire tel qu’à Lyon (eaux usées et eaux pluviales de ruissellement). A partir d’un certain seuil de la charge polluante, le recours à des installations d’épuration s’impose. Dans l’agglomération lyonnaise, les deux principales stations d’épuration ont été construites dans les années 1970 (Saint-Fons = rive gauche ; Pierre-Bénite = rive droite). Ajoutons que l’épuration des eaux usées ne signifie pas la rendre potable à nouveau mais simplement acceptable pour le milieu récepteur selon les normes fixées à un moment donné.

Le traitement des eaux usées se décompose ainsi en deux grandes phases : 1/ le traitement des eaux à proprement parler 2/le traitement des boues produites lors de la première phase.

En arrivant à la station, les eaux usées subissent tout d’abord des traitements dits physiques et mécaniques (dégrillage, dessablage, dégraissage). Il s’agit de récupérer les plus grosses parties solides. Vient ensuite le traitement biologique fondé sur l’usage des boues activées en bassin (sans produit chimique). Ces boues contiennent des micro-organismes auxquelles on insuffle de l’oxygène, et que l’on brasse, pour favoriser leur développement et leur action de clarification sur les eaux usées (activation). Une partie des boues est réintégrée dans les bassins de traitement par boues activées et l’autre est traitée par voie thermique dans des fours à lit fluidisé. Globalement, en France, au début des années 2000, 60% des boues servaient à l’épandage, 20–25% étaient déposés en décharge, et enfin 15–20% étaient incinérés[14]. D’après un rapport produit pour l’ADEME de 2014, l’épandage représentait encore 65% et l’incinération 30%[15]. Les restrictions en matière de mise en décharge s’appliquant.

Le traitement thermique produit des cendres, approximativement 8000 tonnes par an[16], qui proviennent du dépoussiérage électrostatique afin qu’elles ne se répandent pas dans l’atmosphère. Depuis 1998, le Grand Lyon (anciennement COURLY) s’est associé avec l’ADEME pour étudier les possibilités de leur valorisation (béton, techniques routières)[17]. En outre, à la suite d’une réglementation plus stricte sur l’exploitation des fours d’incinération et sur les émissions, les fumées des deux stations ont ensuite été l’objet de traitements chimiques (fin 1990-début 2000)[18]. Cela signifie concrètement l’utilisation de chlorure ferrique, de soude, d’acide chlorhydrique et d’autres réactifs et la production de nouveaux résidus/effluents à gérer[19]… Ceci témoigne de la dépendance de plus en plus marquée de l’assainissement des centres urbains envers les acteurs industriels par suite d’une réglementation plus rigoureuse. Par ailleurs, cet assainissement ne peut être pensé en silo car c’est bien le complexe « eau-air-sol » qui est engagé dans ce processus.

Figure 1: Plan de la station d’épuration de Saint-Fons[20] .

Portrait d’un modèle dispersif de la gestion des ordures ménagères

Considérons un second exemple, celui de l’incinération des déchets. Celle-ci « n’élimine pas » les ordures ménagères. Il s’agit simplement d’un procédé de transformation énergétique de la matière. Un incinérateur produit ainsi des résidus solides et des gaz tels que de l’acide chlorhydrique, des Nox (monoxyde et dioxyde d’azote), du dioxyde de soufre etc. Il « produit » en sortie 20% de mâchefers du tonnage entrant, ce qui représente autour de 50–60 000T par an. Il faut ajouter près de 4 000T de cendres issues des électrofiltres et entre 300 et 400T de « gâteaux ». Il s’agit des résidus d’épuration des fumées (REFIOM). Ces derniers contiennent notamment des métaux lourds.

La législation relative à la qualité de l’air impose en effet aux installations d’incinération d’épurer leurs fumées. A Gerland, ces procédés font intervenir des produits chimiques tels que de la chaux (1er étage de lavage) pour capter les acides chlorhydrique et fluorhydrique, de la soude (2e étage de lavage) pour capter le dioxyde de souffre et le mercure, et enfin de l’ammoniaque pour l’oxyde d’azote et les dioxines[21]. Comme précédemment, cette épuration dépend d’autres installations industriels spécialisées dans la fabrication de ces produits chimiques. Par conséquent, la communauté urbaine, qui gère en régie l’usine de Gerland, passe des contrats avec ces entreprises pour être approvisionnée. Prenons l’exemple de la chaux, produite en chauffant du calcaire à 900–1000°C, qui est fournie par l’entreprise Européenne des chaux et liants (ECL) implantée à Trept (voir ci-dessous). Celle-ci exploite sa carrière de calcaire annexée à l’usine de fabrication de chaux[22] et s’alimente en coke de pétrole, un sous-produit du raffinage du pétrole, depuis le début des années 2010. Ses gaz et fumées doivent aussi être traitées. Les processus d’assainissement d’un espace donné relèvent d’un transfert spatial, d’une externalisation, des pressions anthropiques.

Figure 2: Extrait d’une photographie aérienne montrant la commune de Trept et ses carrières de calcaire (IGN Remonter le temps, 29 juin 2012).

Les matières issues de l’incinération et de l’épuration des fumées doivent ensuite être déposées en centres d’enfouissement. L’enfouissement est complémentaire à l’incinération, et non pas antinomique. L’illusion repose sur une appréhension locale de ces enjeux métaboliques comme nous l’avons montré précédemment.

L’arrêté du 25 janvier 1991 relatif aux installations d’incinération de résidus urbains impose que ces REFIOM (« Résidus d’épuration des Fumées d’Incinération des Ordures Ménagères ») soient mis en décharge de déchets industriels de classe 1 ou équivalente, en mines de sel ou enfin, si le prétraitement le permet, en décharge contrôlée de déchets industriels ou de résidus urbains. Il s’agit donc globalement de les déposer dans les sites proposant les meilleures garanties. L’arrêté du 18 décembre 1992 précise ces conditions (art.7). Celui-ci se rapporte au stockage de déchets industriels « spéciaux ». Les REFIOM sont définis comme « déchets industriels spéciaux de catégorie A ». Car évidemment, si en entrée vous aviez des déchets dits « urbains » ou « ménagers », en sortie de traitement vous obtenez des déchets assimilés aux déchets « industriels spéciaux ». Après tout, une usine d’incinération est une installation industrielle qui fait intervenir des traitements chimiques et qui produit des déchets industriels… Le premier plan régional de valorisation et d’élimination des déchets industriels spéciaux en Rhône-Alpes (arrêté préfectoral du 28 aout 1994) mentionne d’ailleurs explicitement ces résidus issus des collectivités (p.4).

Or un problème majeur s’impose dans la région Rhône-Alpes, elle ne dispose d’aucun centre de stockage de classe 1 permettant de recevoir ces résidus. De manière générale, la partie de la France métropolitaine située au sud de la Loire ne compte pratiquement pas d’installations de ce type. Les REFIOM des usines de Gerland (Lyon-Sud) et de Rillieux (Lyon-Nord) (autour de 7000 T/an) ont donc été envoyés au centre de stockage de Vaivre (70)[23] puis essentiellement aux centres de Drambon (21) et de Bellegarde (30). Une partie non négligeable a également été envoyée en mine de sel en Allemagne (« valorisation ») [24].

Quant aux mâchefers, ils ont été déposés dans un premier temps, dans les années 1960–1970, dans de simples décharges telles qu’à Francheville-La Patelière (69)[25], puis à partir des années 1980 à Saint-Priest (69)[26], à Neyron-Sermenaz (01) et à Satolas (38)[27]. Plus récemment, vraisemblablement depuis le début des années 2000, à la suite de la réglementation sur ces résidus, ils ont été orientés vers des plateformes de maturation situées à Bourgoin et Saint-Priest[28]. Ces mâchefers sont utilisés dans les travaux publics.

La dispersion des sites de gestion des matières résiduelles s’est affirmée avec le développement des politiques de hiérarchisation et de valorisation des déchets. Depuis la seconde loi déchet de 1992, théoriquement, seuls les déchets dits « ultimes » peuvent être déposés en centre d’enfouissement. Un déchet ultime est une matière résiduelle qui ne peut être valorisée d’aucune manière en un lieu donnée et à un moment donné. De ce point de vue, le développement du réseau des déchetteries est essentiel, il permet cette séparation des matériaux, par apports volontaires, qui sont ensuite récupérés. En France, les premières déchetteries datent du milieu/fin des années 1980. Il en existait une quarantaine au milieu des années 1980 dont 4 en Rhône-Alpes[29]. Actuellement, la communauté urbaine s’appuie sur un réseau de 19 déchetteries fixes. En 2018 par exemple, les papiers et cartons issus des déchetteries sont envoyés dans diverses papeteries en Europe. Le verre récupéré à partir des silos est envoyé à Labégude (07) à Béziers (34) et Veauche (42). Les métaux récupérés à partir des mâchefers sont également très dispersés, partant pour le Nord, les Bouches-du-Rhône, l’Oise, la Moselle, l’Italie, la Pologne[30]… Il ne s’agit plus de « déchets ». Ces matériaux réintègrent les circuits d’approvisionnement en matières premières pour l’industrie. Par conséquent, un ensemble fluctuant d’espaces plus ou moins éloignés et « périphériques » est mobilisé dans l’assainissement de l’agglomération lyonnaise.

A travers ces quelques exemples, nous avons souhaité démonter l’illusion d’une « disparition » ou d’une « élimination » de nos matières résiduelles issues de l’assainissement des agglomérations urbaines. L’approche « matière » permet de dépasser une pensée en silo et statique des problématiques environnementales. En outre, une législation progressivement plus rigoureuse sur les rejets a constitué un facteur majeur de complexification et de spécification des procédés mobilisés. Ceux-ci font en particulier intervenir tout un ensemble de produits chimiques rendant l’assainissement très dépendant d’acteurs industriels. En outre, cet assainissement toujours plus sophistiqué constitue un facteur majeur d’entropie et de transfert des sources de nuisances et de pollutions potentielles.

La valorisation promue par les politiques récentes en matière de déchets mérite aussi d’être questionnée. L’historien Jean-Baptiste Fressoz a par exemple démonté l’argument fallacieux de la transition et de la substitution énergétique. En réalité, les différentes sources d’énergie s’additionnent[31]. Cette production énergétique supplémentaire peut également produire des effets rebonds de consommation. Par ailleurs, la mise en place de filières de recyclage affirme un éclatement et un éloignement des espaces mobilisés et donc cette mise à distance des matières résiduelles produites au sein des agglomérations. Ce sont également des émissions liées aux transports.

Ces processus d’« invisibilisation » favorise un phénomène de dissonance cognitive au sein de la population et peut constituer en cela un frein à l’action collective de réduction des déchets. En outre, la valorisation de ces matières qui s’appuie sur les nouvelles technologies, et des infrastructures lourdes, alimente une industrie « anti-pollution » florissante. L’une des conséquences négatives de cette orientation est la dépendance que ces liens (contrats, expertises) et ces infrastructures peuvent produire pour les territoires concernés et qui est susceptible de constituer un obstacle au changement souhaité.

Références :

[1] « Paris et Marseille envahies de poubelles : la grève des éboueurs en huit photos », Le Parisien, 4 février 2020.

https://www.leparisien.fr/economie/paris-et-marseille-envahies-de-poubelles-la-greve-des-eboueurs-en-huit-photos-04-02-2020-8252811.php

[2] « Dans le Sud-Est, le scandale des décharges illégales qui mettent en péril les vignobles », Le Journal Du Dimanche, 5 juillet 2020.

https://www.lejdd.fr/Societe/dans-le-sud-est-le-scandale-des-decharges-illegales-3979216?Echobox=1593951647#utm_medium=Social&utm_source=Twitter&xtor=CS1-4

[3] Antoine Compagnon, Les chiffonniers de Paris, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque illustrée des histoires », 2017.

[4] Sabine Barles, L’invention des déchets urbains: France, 1790–1970, Seyssel, Champ Vallon, coll. « Collection milieux », 2005.

[5] Stéphane Frioux, Les batailles de l’hygiène. Villes et environnement de Pasteur aux Trente Glorieuses, Presses Universitaires de France, 2013.

[6] Sabine Barles, « Le métabolisme urbain et la question écologique », Les Annales de la recherche urbaine, vol. 92, no 1, 2002, p. 143‑150.

[7] Ian Cook, « Follow the Thing: Papaya », Antipode, vol. 36, no 4, septembre 2004, p. 642‑664.

[8] https://www.grandlyon.com/pratique/publications-proprete.html

[9] https://www.grandlyon.com/metropole/recherche-deliberations-et-decisions.html

[10] https://www.georisques.gouv.fr/risques/installations/donnees#/

[11] http://www.mineralinfo.fr/

[12] Franck Scherrer, « L’égout, patrimoine urbain : l’évolution dans la longue durée du réseau d’assainissement de Lyon », Thèse de doctorant en Urbanisme, sous la direction de Gabriel Dupuy, Université Paris-Est Créteil Val de Marne, 1992, p.163.

[13] Ibid, p.171.

[14] Martin Cyr, Gilles Klysz, Simone Julien, Pierre Clastres, « Les cendres d’incinération de boue de stations de traitement des eaux polluées sont-elles utilisables dans les matrices cimentaires ? Comparaison avec les cendres volantes de charbon », Déchets- revue francophone d’écologie industrielle, n°29, 1er trimestre 2003, p.22.

[15] « Evaluation du potentiel de production de biométhane à partir des boues issues des stations d’épuration des eaux usées urbaines », rapport final réalisé par GREENBIRDIE et le CRIGEN pour le compte de l’ADEME et GrDF, septembre 2014, p.31.

[16] Délibération n°2008–4843 du Conseil COURLY « Enlèvement, transport et valorisation des cendres d’incinération de boues d’épuration urbaines », 11 février 2008.

[17] Délibération n°1998–3380 du Conseil de la COURLY — octobre 1998.

[18] Délibération n°2004–2141 du Conseil de la COURLY « Station d’épuration-traitement des fumées », 20 septembre 2004.

[19] Décision du Bureau de la COURLY n°B-2005–3339, « Station d’épuration de Pierre-Bénite et site des ordures ménagères Lyon-Sud — traitement de fumées- fourniture de produits chimiques spécifiques », 20 juin 2005.

[20] Bibliothèque municipale de Lyon (BML) 69100 STA COURLY, « Les stations d’épuration », atelier de la reprographie de la COURLY, Lyon, 1985.

[21] Document de présentation de l’usine de Gerland, Communauté Urbaine de Lyon, 2008.

[22] Bureau de la COURLY, « Centre de valorisation thermique des déchets urbains de Lyon-Sud, fourniture de chaux pour le traitement des fumées », 9 février 2004.

Commission permanente de la Métropole de Lyon, « Fourniture de chaux pour le traitement des fumées de l’UTVE de Lyon-Sud et pour le traitement des boues des stations d’épuration de la Métropole de Lyon », 8 juillet 2019.

[23] Grand Lyon, « Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés-2008 », Lyon, p.26, juin 2009.

[24] Grand Lyon, « Rapport annuel sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés — 2018», Lyon, p.51, 2019.

[25] Archives départementales du Rhône (ADR) 423WP44, rapport du service Electromécanique de Lyon, 22 novembre 1963. ADR 1924W23 « Etude relative à la collecte, l’évacuation et le traitement des déchets solides sur le territoire de la communauté urbaine de Lyon » — rapport général du cabinet d’études Marc Merlin pour le ministère de l’intérieur — direction générale des collectivités locales, 29 décembre 1972. Site de l’association « Vivre à la Patelière ».

[26] Fiche Basol : https://basol.developpement-durable.gouv.fr/fiche.php?page=1&index_sp=69.0087

[27] ADR 1416W7, rapport n°85–1977 — Environnement + Planification + Finances — Traitement des OM — Usines d’incinération, 5 juin 1985.

[28] « Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés du département du Rhône », novembre 2003, p.34.

[29] « Les déchetteries », Techniques Sciences Méthodes, septembre 1986, p.393.

[30] Grand Lyon, « Rapport annuel 2018 sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés », Lyon, p.52, décembre 2019.

[31] Jean-Baptiste Fressoz, « « L’expression « transition énergétique » est source de confusion » », Chronique publiée dans Le Monde, 23 octobre 2018.

[32] Laurence Rocher, « Le chauffage urbain dans la transition énergétique : des reconfigurations entre flux et réseau », Flux, vol. 92, no. 2, 2013, p.33.

--

--

Un blog de recherche de l’Ecole Urbaine de Lyon pour réfléchir sur la dimension urbaine de l’Anthropocène. // A Lyon Urban School’s research blog to reflect on the urban dimension of the Anthropocene.

Get the Medium app

A button that says 'Download on the App Store', and if clicked it will lead you to the iOS App store
A button that says 'Get it on, Google Play', and if clicked it will lead you to the Google Play store