Le quotidien des morts-vivants
Australie, mon kiki (racontars de voyage au pays des kangourous, des koalas et des croupes bronzées)

Ici, pas de pickup lines, simplement des pintes de cheap beer et des vodkas tonic pour corser le tout. Pas de prince charmant, de belle dulcinée, ou de coup de foudre, nada — Cupidon n’a plus de flèches dans son carquois.
Dans cette réalité, les hordes de zombies ont des visages suintant la transpi, des yeux embués par la tise, et des haleines sponso par Marlboro. Ils ont même troqué leur amour de la chair fraiche pour de la viande avariée… les gonzesses sont consommées comme des kebabs de fin de soirée. Un plaisir coquin aux relents de sauce samouraï, qui aura un goût de rejet gastrique au petit matin.
C’est le cercle de la vie. La lamentable routine des jeunes et moins jeunes, des cons et moins cons habitants à Paris — dans le reste du pays, voir le reste du monde. Et, qui à chaque fin de semaine, tentent désespérément de fuir la solitude, de se persuader qu’ils sont immortels, avant de repartir pour un tour de roller coaster, le lundi matin.
Je pense à ces indigènes ayant toujours refusé de se faire prendre en photo de peur de perdre leurs âmes. Auraient-ils prophétisé l’arrivée du selfie ? Les vivants ont déserté le réel et pris quartier dans le virtuel. Les villes sont infestées de carcasses vides, des hordes d’individus guidés par leurs intérêts personnels qui marchent d’un seul pas dans l’espoir d’aller le plus loin possible. Tandis que de l’autre côté de l’écran, les photos postées sur les réseaux sociaux, vitrines d’un bonheur factice, miment des valeurs tombées en désuétude : l’amitié, la famille, le partage…
LIENS [IN]UTILES
Instagram : Je multiplie les snapshots dans l’espoir d’avoir plein de followers pour être sponsorisé et me faire plein de thune, cf. article Libé.
Flickr : Portraits. Dirty Realism. Snapshots.
Twitter : Pour que tu meurs moins con, #fdp.