Une SexTech, entre rêves et fantasmes

Edward Scissorhands — Matthew Bourne’s Ballet

Il faut savoir apprécier les claques

En 2008, fan inconditionnel de Edward aux mains d’argent de Tim Burton, j’apprenais que le Théâtre du Châtelet proposait un spectacle de danse sur le film et évidemment sur la musique de Danny Elfman. Je me disais que cela pouvait plaire à ma compagne, et j’étais curieux de voir un spectacle chorégraphique, même si j’étais sceptique sur les chances de celui-ci à me transporter réellement : peu convaincu qu’une histoire pareille puisse être transposée juste avec des gens qui dansent sur de la musique.

Avant de poursuivre, revenons un peu à la personne de 2008 qui écrit ces mots aujourd’hui : le gars, il est catalan; chez nous, le ballon est ovale et les gars qui courent derrière font rarement moins de 90 kilos; donc globalement, la danse n’a jamais trop fait parti de ma culture, par méconnaissance familiale, mais aussi par un enracinement culturel très loin de ce type d’activités, encore plus pour les garçons.

La claque que j’ai prise, je m’en souviens encore !

Rien dans mes apprentissages, dans mes lectures, dans mes acquis ou mes savoirs ne m’avait préparé à ressentir ce que le ballet Edward Scissorhands de Matthew Bourne devait m’apprendre ce soir-là : à la fin du spectacle, je pleurais du haut de mes 95 kilos par la force de l’œuvre. Les mouvements des danseurs avaient su trouver des recoins encore non actifs, des endroits vierges qui ne demandaient qu’à être découverts, pour me faire explorer des impressions personnelles nouvelles.

Depuis ce jour, je remets sans cesse en cause mon expérience et mes savoirs, surtout ceux issus de l’école, de la religion ou de la famille. Je sais désormais qu’il existe en nous des ressources inconnues qui ne peuvent prédire à l’avance ce que l’on peut réellement ressentir.

Connaître sa sexualité

Et justement, la sexualité est probablement le champ le plus inexploré de soi-même, du moins, à notre époque, et y compris dans les pays occidentaux.

A partir de l’époque monothéiste, et probablement parce que chaque religion a fait de son unique Dieu un père fouettard plutôt qu’un Dieu de plaisir — c’est un avis perso; faudrait creuser, ouais… — , la sexualité a été assujettie à l’avis populaire la plus crasse possible : fini le temps où nos corps pouvaient produire du plaisir; désormais, il fallait le cacher, le contraindre à la simple reproduction, voire le flageller avec des orties fraiches.

Encore aujourd’hui, et malgré le passage contestataire des années 60, tout reste à faire : l’éducation sexuelle en France n’éduque en rien à la sexualité  tiens, un exemple alternatif ici- , il y a une montée des refus des sexualités différentes et un retour à un puritanisme morbide, sans parler du fait que les femmes reviennent carrément des profondeurs des ténèbres.

Or, depuis que je travaille sur la SexTech Gentle, je reconnais que je me sens comme lors de ce fameux spectacle :

  • je ressens au début une curiosité face à des sexualités que je ne connais pas
  • mon analyse de base, fondée sur mes acquis et mon expérience, me fait critiquer intuitivement et de loin, quelque chose que je ne peux pas comprendre : je suis en mode rejet
  • puis, lors d’une découverte, j’ai une forme de révélation sur moi-même, entre ce que je pensais, et ce que je ressens en réalité

Comme a pu l’écrire Ludovic dans le blog de Gentle, il n’est simple pour personne de vivre sa sexualité. Surtout lorsqu’une fois en couple, nous devons faire intervenir l’autre et que l’on peut avoir des désirs auxquels cette personne pourrait ne pas répondre. Voire pire, nous percevoir avec suspicion, mépris ou moquerie.

Alors imaginez lorsque vous envisagez des sexualités complexes, faisant intervenir plusieurs possibilités ! C’est autrement plus dur à analyser, surtout avec le peu de savoir que vous avez sur vous-mêmes et sur l’(les) autre(s) protagoniste(s).

Or, vous aurez beau l’imaginer, vous perdrez grandement votre temps : Comment expliquer le goût de la pomme à celle ou celui qui ne goûte qu’à la banane ? (ou inversement ;) )

Alors, comme il est évidemment plus aisé d’aller voir un spectacle que de remettre en cause sa sexualité ou celle de son couple, que faire?

Première possibilité : Vierge jusqu’à sa mort

Non, je ne parle pas là de ce que le dico peut nous en dire, mais bien du fait que, faute de curiosité et de courage, nous pouvons rester vierges de tout un tas d’expériences, sexuelles ou non d’ailleurs.

Parfois parce que cela fait réellement parti de notre personne, et cela est donc parfaitement légitime; d’autre fois parce que l’on a peur de faire souffrir d’autres personnes en se lançant dans de telles aventures, et cela est de fait déjà un peu moins légitime; mais lorsque vous refusez carrément de vous y aventurer par à priori ou peur de vous-même - voire la pire des raisons : le “qu‘en’ dira-t’on” - , cela me semble être fort dommage pour vous.

Mais bon voilà, vous pouvez rester tranquilou avec vos acquis et vos certitudes, et personne ne vous en voudra !

Seconde possibilité : utiliser Gentle

Alors, n’allez pas y voir une pub déguisée : c’est une pub non déguisée :p

Gentle est la seule application qui cherche réellement à vous ouvrir les yeux sur votre sexualité - en particulier celle à venir - en essayant de vous éviter certains écueils tels que les interrogations sur la complicité dans votre couple, comment faire entrer une tierce personne — ou plus — dans vos jeux coquins, comment aller en club libertin sans trop baliser, ou évoquer le choix de votre accoutrement

L’application sera ouverte ville après ville en organisant toujours des soirées physiques pour vous rencontrer et répondre en live à des questions que Doc et Difool n’auraient pas renié.

Alors, hésitez moins, vivez plus, et venez vous inscrire en attendant notre application qui arrive ce premier trimestre 2017 sur Paris — pour les inscrits à notre newsletter en tous les cas ;p