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La quête de sens est le moteur de la création de valeur et d’impact.

La quête de sens est au cœur des préoccupations de 9 personnes sur 10. Dans le même temps, la mobilisation citoyenne pour que l’économie prenne en considération les limites sociétales et écologiques de la Planète est extrêmement forte. Les entreprises ont une formidable opportunité d’utiliser ces deux formidables énergies comme moteur pour la construction d’une nouvelle économie responsable.

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Rodolfo Sanches Carvalho | Unsplash

Nous sommes 9 personnes sur 10 en « quête de sens au travail ».

Une étude de 2017 réalisée par un grand cabinet de Conseil qualifie ce que les employés entendent par “sens au travail” : respect des valeurs, utilité des missions, éthique, compréhension des tâches à accomplir et contribution à quelque chose de plus grand que soi.

Le travail est toujours vu comme un moyen de subvenir à ses besoins financiers, mais également de plus en plus perçu comme une façon de répondre à une envie de réalisation de soi.

De plus en plus de salariés attendent de l’entreprise qui les emploie de ne plus mettre un unique focus sur l’atteinte de résultats financiers, mais également d’humaniser le travail, d’en améliorer les conditions et d’en mesurer la responsabilité sociétale et environnementale.

Cette évolution des modèles de pensée commence à bouleverser le marché de l’emploi et les sociétés traditionnelles. Si l’on considère que les Millenials sont nés entre 1980 et 2000, ils représentent aujourd’hui 50% de la population active. Conscients de l’échec des modèles en place, ils sont beaucoup plus soucieux d’harmonie, de bien-être, d’épanouissement et d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle que les générations précédentes.

Ainsi, pour plus de 80% d’entre eux selon certaines études, le succès d’une entreprise se mesure à sa capacité d’engagement et de contribution au progrès social. Et ce sont les entreprises prouvant cet engagement et cette contribution qui arrivent à les embaucher en premier. Le sens devient un facteur-clé pour attirer les talents.

6 millions d’étudiants se sont mobilisés pour la « Grève pour le climat ».

La médiatisation de rapports scientifiques de plus en plus alarmants sur le climat (GIEC) ou la biodiversité (IPBES) a enclenché depuis quelques années un phénomène de mobilisation citoyenne. 47% des Européens et 42% des Français pensent que le changement climatique est le défi premier à relever par l’Humanité. Les défis sociaux sont également au cœur des préoccupations.

L’année 2019 a marqué une très forte accélération de cette prise de conscience : les phénomènes climatiques extrêmes (canicule, incendies, sécheresses, inondations…), couplés à la forte médiatisation de Greta Thunberg ont entraîné une vague d’actions en faveur de l’action pour le climat.

En 2020, la pandémie Covid-19 a de facto mis fin au mouvement. Mais en fin d’année, certaines associations ont appelé à une remobilisation, autour d’actions de désobéissance civile se tournant à la fois contre les gouvernements mais également, contre les entreprises.

Pour de nombreux militants, la quête de sens amène à prôner des valeurs d’anticapitalisme, d’antilibéralisme et de décroissance.

La quête de sens engendre une mobilisation qui doit être canalisée.

La quête de sens au travail devient un sujet récurrent, majeur, à l’importance croissante. Les reconversions sont de plus en plus nombreuses, tout comme les actions bénévoles visant à faire du Mentoring d’entreprises sociales ou à aider des associations à impact.

En revanche, les actions les plus médiatiques et mobilisatrices sont principalement des marches pour le climat, des actions de désobéissance civile, des manifestations, des blocages ou à l’instar de Greta Thunberg, des invectives médiatisées dénonçant l’inaction politique et réclamant aux dirigeants de faire leur travail.

Ceci participe bien évidemment à la prise de conscience. Médiatiser un sujet permet de le propager et de le rendre réel pour le plus grand nombre. Mais cela ne génère pas ou peu d’actions concrètes et de fait, pas ou peu de résultats positifs tangibles.

Les inégalités extrêmes et les problèmes extrêmes engendrent souvent des réponses extrêmes. La crise sociale, écologique et économique que nous vivons est extrême.

Aujourd’hui, la politique et l’économie apportent plus de paroles que d’actions et se cachent régulièrement derrière du greenwashing bullshit. Les salaires de l’économie sociale et solidaire sont en moyenne 15% à 20% moindre que dans le privé. La rémunération est très souvent décorrélée de l’utilité. Lorsqu’il semble y avoir peu de création de valeur ou d’impact possible à changer les choses dans le système actuel, comment en vouloir aux militants de souhaiter sa destruction ? Nous pouvons être d’accord ou pas avec les discours ou façons de faire, mais un effet a toujours une cause sous-jacente.

En prouvant par l’exemple qu’il y a une volonté, que nous pouvons construire un nouveau système vertueux et durable sans être l’extrême inverse du système actuel, nous pourrons canaliser cette mobilisation. Et c’est en fédérant cette immense énergie qui n’attend qu’à être employée, que nous créerons à la fois de la valeur et de l’impact.

Faisons de la quête de sens le moteur de la création de valeur et d’impact.

C’est en mettant le sens au cœur de nos réflexions et de nos actions que nous mobiliserons le plus grand nombre. Et c’est en mobilisant le plus grand nombre que nous trouverons de meilleures solutions et accélérerons la transition vers un système vertueux et responsable.

Selon Simon Sinek, les humains ont tendance par défaut à aller du plus concret au plus abstrait, du plus facile au plus dur et du plus évident au plus conceptuel. Dans ce qu’il appelle le “Cercle d’Or”, nous avons une propension forte à démarrer par “quoi” pour définir le “comment” et enfin, déterminer le “pourquoi”.

Or, mettre le “pourquoi” au centre du cercle et démarrer par le sens que l’on veut donner à notre action permet de mieux définir son “comment” et de faire les bons “quoi” pour atteindre son réel objectif.

Les personnes et les entreprises qui mettent le “pourquoi” au cœur de leurs actions sont plus inspirantes et ont plus de facilité à mobiliser et fédérer autour de leurs initiatives. Cela permet également d’augmenter la productivité : il est plus facile de travailler efficacement lorsque l’on comprend clairement ce qu’on doit faire et pourquoi nous devons le faire. La créativité s’en trouve aussi facilitée : il est plus facile de trouver des solutions pertinentes, de traiter les causes plutôt que les symptômes lorsqu’un problème est clair et bien défini. Et au final, être plus inspirant, plus productif et plus créatif nous rendrait plus heureux.

Maintenir l’équilibre dans ce “Cercle d’Or” dans la durée est un challenge au quotidien, mais cela permet de conserver notre authenticité, notre équilibre, notre inspiration et notre capacité à générer des résultats pertinents dans ce que nous faisons.

La mobilisation pour refuser le système actuel est énorme. La quête de sens est une priorité pour la majorité de la population. Répondre à un “pourquoi” et donner du sens à ce que nous faisons crée de la valeur et de l’impact. Les entreprises ont une formidable opportunité de casser les codes et d’inventer un nouveau système durable. Tout est réuni.

Alors, utilisons cette quête de sens comme moteur pour sortir de nos schémas de pensée actuels et construire une économie qui soit à la fois responsable et profitable.

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C4SENSE IS AN IMPACT STUDIO COMMITTED TO BUILDING A RESPONSIBLE ECONOMY.

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Arnaud Rioche

Arnaud Rioche

Entrepreneur. Catalyst. Consultant.

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