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Les dernières tendances de l’entrepreneuriat étudiant

Le paysage de l’entrepreneuriat étudiant se veut dynamique. C’est pourquoi nous en dressons régulièrement le portrait dans le but d'y repérer les tendances et enjeux. Cela permet notamment à notre écosystème composé d’universités, d’investisseurs et d’entrepreneurs de prendre le pouls des évolutions de cette niche étudiante. Au sein de cet article, nous comparons aussi les données obtenues lors de notre premier aperçu de l’entrepreneuriat étudiant afin de mettre en exergue les différences et leçons qui y sont associées. Pour faire cette étude, nous avons sélectionné un échantillon de 70 entreprises étant passées dans les radars de Campus Fund au cours de la fin d’année 2021.

Le sourcing de ces entreprises est le fruit d’une collaboration étroite avec plusieurs partenaires. Tout d’abord, au cœur de son modèle, la communauté Campus Fund, composée de nombreux étudiants présents sur une trentaine de campus français permet une évangélisation forte de notre marque qui entraîne un sourcing mécanique d’entreprises qualifiées. Par ailleurs, Campus Fund est soutenu par de nombreux incubateurs, associations et masters entrepreneuriaux qui échangent régulièrement des dossiers pertinents présentant des besoins en financement et accompagnement. Enfin, outil très efficace de prospection, nécessitant une certaine curiosité, LinkedIn reste un canal d’acquisition non négligeable.

Nous espérons que tout comme nous, à la suite de votre lecture, vous en tirerez des apprentissages sur l’évolution de l’entrepreneuriat étudiant en France.

Les différents secteurs représentés

À droite, le batch précédent.

Quels sont les secteurs où évoluent les étudiants entrepreneurs ?

Lorsque l’on compare avec le batch précédent, certains secteurs sont moins représentés voire ont disparu à l’image des applications de rencontre qui avaient connu un pic conjoncturel lors des périodes d’isolement liées à la pandémie. À l’inverse, certains secteurs émergent comme ceux des Fintech, des services et du Cloud/Data qui tirent leur épingle du jeu en représentant, ensemble, un tiers de l’échantillon observé au cours du deuxième semestre 2021.

Puis, ce sont d’autres secteurs variés qui sont représentés de manière plus significative comme la Food (7%), la Proptech (7%), la culture (9%), le sport (7%), ou moins significatif comme le secteur des médias (4%), que nous surveillons attentivement pour le prochain tour de sélection.

Tech ? B2B ? B2C ?

Un enseignement de notre première étude était l’attrait des étudiants pour le B2C. Nous en avions conclu que cette appétence était liée au fait que les étudiants connaissent relativement peu le monde de l’entreprise, leurs problématiques et par conséquent entreprennent naturellement davantage autour d’un modèle B2C. Cependant, la thèse de Campus Fund est de privilégier le modèle B2B (la cible est mieux identifiée, la masse critique est moins importante, les contrats sont plus conséquents, etc.).

C’est pourquoi nous avons davantage orienté notre sourcing vers le B2B. À titre d’exemple, 60% des entreprises sourcées lors de notre première analyse étaient des sociétés B2C pour seulement 23% d’entreprises B2B. Concernant le deuxième semestre 2021, nous avons plus que doublé la détection d’entreprises B2B avec 47% d’entreprises B2B détectées. À l’inverse, 30% des entreprises sourcées avaient un modèle B2C.

Par ailleurs, nous préférons les entreprises technologiques dites tech qui ont une capacité de croissance plus importante et qui ne nécessitent pas des besoins capitalistiques considérables.

Ce sont 87% des entreprises revues qui s’inscrivent dans la tendance tech. À contrario, 13% des entreprises ne s’appuient pas sur des moyens technologiques pour se développer. La thèse de Campus Fund s’est également affinée sur ce segment puisqu’au précèdent tour, nous avions revu presque trois fois plus d’entreprises non tech. Finalement, ce résultat est le fruit des leçons tirées lors de la précédente analyse, à savoir préciser notre sourcing d’entreprises B2B et tech.

La formation des étudiants entrepreneurs

Les 70 entreprises sourcées sont portées par des fondateurs issus de trois grandes formations : écoles de commerce, écoles d’ingénieurs et universités. Lors de notre précédente analyse, nous avions appuyé notre volonté d’être plus présents dans les écoles d’ingénieurs puisque de par notre réseau, nous avions une majorité de dossiers issus de formations commerciales.

Nous avons tenté d’adapter notre stratégie de sourcing pour atteindre cet objectif. Pour ce faire, nous avons notamment contacté les incubateurs des écoles d’ingénieurs français pour tisser des liens et favoriser l’envoi d’entreprises de leur structure vers la nôtre.

Cette stratégie s’est avérée payante puisqu’un tiers des dossiers reçus lors de ce tour sont issus d’écoles d’ingénieurs (contre 24% précédemment). C’est également parce que nous avons étendu notre présence au sein d’écoles d’ingénieurs que nous avons sourcé davantage de startups tech.

Notre sourcing en région

La cartographie (ci-dessous) représente la provenance de la formation des étudiants entrepreneurs au sein de notre échantillon. Cela donne un aperçu exhaustif du lieu où sont créées les entreprises de notre échantillon. Il faut cependant garder à l’esprit que pour beaucoup d’entrepreneurs, s’implanter à Paris est essentiel.

Sans grande surprise, l’Ile-de-France reste le terrain de jeu privilégié des fondateurs étudiants recensés. En effet, 64% des entreprises sourcées sont immatriculées en Île-de-France contre 58% au précédent tour. De la même manière, nous retrouvons des entrepreneurs concentrés dans les régions Grand Est (10%), Auvergne-Rhône-Alpes (9%) et Hauts-de-France (9%).

Néanmoins, nous pouvons constater que sur ce batch, certaines régions sont absentes à l’image de la région PACA, la Corse, l’Occitanie, le Centre-Val-De-Loire, les Pays de la Loire et la Bourgogne-Franche-Comté. Ce sont les régions avec lesquelles nous avons eu le moins d’interactions.

Maturité et besoin en financement

L’objectif de Campus Fund est d’investir des tickets allant de 20K€ à 60K€ dans des entreprises en phase de conception de leur produit et/ou n’ayant pas de version définitive de leur business model.

Parmi l’échantillon composé de 70 startups, elles sont 13 à générer un revenu ou à avoir déjà prouvé leur potentiel de traction. À noter que pré-revenu ne signifie pas que les entreprises n’ont pas de MVP. Au contraire, pour beaucoup, le MVP est déjà validé.

En ce qui concerne le besoin en financement, c’est presque un quart des entreprises qui recherchent 500K€ ou plus. Cependant, ces besoins ne sont pas forcément justifiés et sont probablement liés à la frénésie du marché. On remarque ainsi que certaines entreprises n’ont ni revenu, ni produit et ont des besoins plus conséquents. Enfin, certaines entreprises ont été sourcées et ne cherchent pas de financement (30% d’entre elles).

Qu’est-ce que l’on apprend de ce second batch ?

Nous pouvons tirer plusieurs apprentissages de cette seconde analyse.

Tout d’abord, Campus Fund a calibré son sourcing suite aux leçons du premier tour de sélection pour avoir un dealflow davantage composé d’entreprise B2B, technologiques et issues d’écoles d’ingénieurs.

Par ailleurs, certains secteurs conjoncturels ont disparu à l’image des applications de rencontres qui avaient émergé lors de la période de pandémie ; au profit de secteurs plus structurels tels que la Fintech, les services ou le cloud/data.

Puis, nous constatons que l’Île-de-France reste l’eldorado des startups étudiantes avec 64% des entreprises sourcées présentes dans cette région. Il y a également un réel sujet qu’il faudra creuser concernant les régions absentes de cette analyse dont certaines le sont pour la seconde fois consécutive malgré nos efforts pour se rapprocher d’acteurs locaux.

Enfin, il demeure un nombre important d’entreprises recherchant un ticket proche des 500k€, ce qui ouvre des pistes pour adapter notre stratégie à l’avenir.

Nous vous retrouvons très bientôt pour l’analyse du prochain batch de sélection.

L’équipe Campus Fund

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Campus Fund propose une démarche innovante de financement et d’accompagnement sur-mesure dédiée aux entrepreneurs étudiants ou jeunes diplômés en phase de pré-amorçage.

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Nicolas Rizk

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