L’impression

Cestdoncvrai
Jan 22, 2017 · 9 min read
Cet article fait partie d’une série intitulée « Melody : Objectif papier ».

Si vous n’avez pas de quoi imprimer vos livres vous-même — ce qui semble tout à fait probable mais dans le cas contraire, contactez-nous ça nous intéresse ! — vous allez avoir besoin de faire imprimer vos livres. Partant de ce constat, il y a deux possibilités actuellement sur le marché de l’auto-édition :

Un de nos plus grands conseils sur cette série d’articles est : essayez. Vous ne pouvez pas savoir avant d’avoir essayé. Cela ne change pas pour l’impression, nous vous conseillons grandement de tester l’impression de vos livres avant d’arrêter votre choix.

Les imprimeurs

Un imprimeur est plus que celui qui imprime vos livres. C’est un partenaire avec qui vous serez amené à discuter (longuement ou non) de votre projet.

Il vous proposera un bon-à-tirer, c’est à dire un exemplaire d’essai, pour valider l’objet livre avant de lancer la machine. Il est également capable de rectifier le tir en fonction de vos retours.

Nous n’avons pas fait appel à un imprimeur, entre autres car nous n’avions pas la liquidité permettant de faire appel à un service aussi pro. Cependant, c’est une alternative que nous envisageons pour de prochaines impressions. ;)

Pour en savoir plus sur ce que vous proposez un “réel” imprimeur, je vous renvoie à ces trois articles de Laurel :

Service d’impression

Un service d’impression, c’est un site en ligne où vous choisissez le format de votre livre, le grammage de votre papier, couleur ou noir et blanc, le nombre de pages, le tout dans un choix préexistant.

Si vous avez quelqu’un en contact direct (par mail, par téléphone, etc.) c’est souvent parce qu’il y a eu un problème.

Il y a plusieurs façons d’aborder l’impression par ce type de service : soit les livres sont imprimés à la demande, soit ils sont imprimés en gros pour constituer un stock.

Impression à la demande sur un service spécialisé

Exemple : lulu, book on demand…

C’est quoi ?

Traditionnellement, un livre est imprimé en série. La presse produit en continu un certain nombre de livres à la suite. Cela permet une économie d’échelle (plus de travail à la chaîne, moins de changements et de cas particuliers entrent deux livres, etc.)

Dans l’impression à la demande, cela ne fonctionne pas ainsi. Les livres ne sont imprimés que s’ils sont commandés, exactement comme quand vous commandez un sandwich chez Subway, ou un petit plat au restaurant (selon la qualité du prestataire choisi).

Certains services proposent à l’auteur de commander un certain stock à vendre soit même (ou à distribuer à la presse, ou à avoir en salon…)

Avantages :

Inconvénients :

Impression d’un stock de livres via un imprimeur non spécialisé

L’impression classique, c’est une presse qui crée un nombre fini de livres, un batch, un stock qui va, dans le cas de très grosse production, être redirigé vers l’entrepôt du distributeur. Si vous êtes en auto-édition, il y a de grandes chances que “l’entrepôt du distributeur” soit votre garage, voire votre salon (ce qui est notre cas).

Avantages :

Inconvénients :

Notre choix : the long (but instructive) way

Nous avons opté pour l’achat d’un stock de 300 livres auprès du service d’impression généraliste pixart printing.

À ce stade, un petit rappel de nos objectifs s’impose et voici les conditions que nous nous sommes fixées, dès le début du projet :

Pour être honnête, il y aurait un troisième objectif à rajouter à cette liste :

Le prix de Melody, huit ans, deux vampires et l’apocalypse

En théorie voici la façon la plus logique d’obtenir le prix de vente final d’un exemplaire papier :

Coût de production + charges et taxes diverses + part auteur = prix final

Pour définir le prix de Melody, nous avons pris l’équation à l’envers : on a regardé le livre et on s’est demandé : “Combien tu donnerais-toi, pour acheter un livre poche d’une centaine de pages ?” Nous sommes rapidement tombées sur un prix qui nous semblait juste : 4.5€.

Dès lors le problème est posé : comment faire rentrer le livre dans ce prix, sans perdre en qualité et en se payant décemment ?

L’impression à la demande : trop cher

L’indéniable avantage de l’impression à la demande, c’est le gain de temps. Pas besoin de se préoccuper de quoi que ce soit, le service fait-tout pour vous.

Même pas drôle.

Même pas drôle et en contradiction avec l’idée de fournir un livre le plus abordable possible : en effet, les services de livre à la demande ont tendance à tirer les prix de l’auto-édition vers le haut, du fait, notamment de l’impossibilité d’économie d’échelle (cf le comparatif plus bas).

Bref, l’impression à la demande était incompatible avec l’expérience que nous souhaitions mener.

Un petit parfum de DIY

Soyons honnêtes, notre choix final, à savoir passer par un imprimeur de service généraliste est la solution la plus complexe et la plus chronophage à mettre en oeuvre…

Mais on est comme ça. On aime faire par nous même (Do It Yourself). On fréquente toutes les deux des Fablabs et cette idée d’apprentissage par le faire, par la pratique, par la prise de risque, par l’échec aussi, ça fait partie de notre façon de vivre.

Trois services testés, deux approuvés :

Sur tous les services d’impression que nous avons sélectionnée (sur des critères de tarif et de simplicité d’obtention de devis), nous en avons en testé trois. Voici un petit retour sur ces imprimeurs…

L’idée ici n’est pas de faire le détail de chacun de ces imprimeurs, nous avons prévu de leur dédier chacun un article de type “On a testé …” avec un descriptif détaillé de chaque prestataire et de chaque prestation. Nous n’allons donc faire qu’un rapide tour d’horizon. Il est important de noter que le choix de l’imprimeur, pour nous, s’est fait sur deux critères :

Certains de ses imprimeurs proposent des services annexes, tels qu’un assistant à la création de couvertures, une aide à la mise en page, ou encore des “packs” de promotion de livre. Nous n’avons pas du tout tenu compte de ces points dans notre choix car le contexte ne s’y prêtait pas.

Lulu

Sans doute l’un des acteurs les plus connu en France de l’impression à la demande, Lulu propose plusieurs types de service d’impression, dont l’impression à la demande.

Lulu propose un catalogue en ligne d’ebook et permet de commander des exemplaires papiers des oeuvres qu’il comporte. Une option permet également d’activer la vente de ces mêmes livres chez de nombreux autres acteurs du secteur, Amazon en tête.

Notre impression :

Conclusion : Nous avons très vite écarté cet imprimeur.

Book On Demand

Book on Demand est moins connu que Lulu mais propose le même type de service. L’auteur peut choisir le type de service auquel il souhaite souscrire grâce à un système de packs (impression + diffusion, par exemple) et on retrouve une boutique en ligne, comme sur lulu.

Notre impression :

En haut, Pixart Printing, en bas, BoD

Conclusion : Une bonne expérience qu’on ne peut que recommander, quoique le prix final du livre reste trop élevé pour notre projet et le format A5 inadapté.

Pixart Printing

Finalement, nous avons porté notre dévolu sur Pixart Printing, un service d’impression basé en Italie, chez qui nous avons commandé un lot 300 exemplaires. Nous l’avons testé en mai dernier en faisant imprimer 10 livres de test que nous avons ensuite dispatché dans les boîtes à lire bordelaises.

Notre impression :

Conclusion : La qualité, sans être extraordinaire, nous convenait et les prix très concurrentiels, ainsi que la gratuité de la livraison, ont terminé de nous convaincre.

Create Space

Lecteur attentif (et tu as intérêt de l’être vu la tartine que tu viens de parcourir) tu te dis qu’on avait dit avoir testé trois imprimeurs et voici qu’un quatrième pointe le bout de son nez. CreateSpace est le service d’impression à la demande d’Amazon et il est dans notre programme de faire une édition de Melody spéciale Amazon Market Place. Pour tester le processus de création du livre sur la plateforme, mais aussi pour voir si le fait que le livre soit référencé par le géant de la vente en ligne change quelque chose au niveau des ventes.

Bien sûr, on vous tiendra au courant de cette aventure !

Comparatif des coûts de production, par imprimeur :

Concernant la part auteur, le tableau n’est pas complètement correct car il y a des questions de taxes et de frais bancaires… mais on y reviendra en temps voulu ;)

Sur ce, à la semaine prochaine où l’on parlera…. bha tiens, de diffusion, ça tombe bien !


Nous espérons que cette série d’articles vous est utile ! En attendant de vous retrouver la semaine prochaine, nous vous invitons à découvrir notre livre, à prix libre à cette adresse. Un prix libre, ce n’est pas que de l’argent. En diffusant notre travail, vous commencez à nous payer :)



cestdoncvrai

Autrices libres et citoyennes. La Fédération des Enchanteurs, un univers de Science-Fantasy Post-Apo, en CC-BY-SA-NC 4.0, à lire sur notre site !

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