AlphaGo a battu l’humain au Go

Un signal fort, le départ vers la singularité ?

Quoi ?

La question est:

Quand donc l’ordinateur deviendra-t-il plus intelligent que l’être humain ?

Quand ?

Comme le rappelle Pascal Kotté, les choses débutent en fait dès 1997, quand le champion mondial d’échec Kasparov est battu par l’IA d’IBM, Deep Blue:

Ce fut un choc, un véritable traumatisme pour beaucoup d’humains qui pensaient encore cela impossible !

Mais même Jeopardy, en février 2011, trop facile pour un ordinateur, ce n’est pas de l’intelligence, c’est de la mémoire ! Oui, mais quand même, c’est aussi en vitesse qu’il a gagné ! L’humain ne pouvait gagner qu’en devinant la question et répondre avant, le temps que Watson intègre la question pour l’assimiler…

Mais le vrai départ, sera ancré au 15 mars 2016: Lee Seedol se fait battre au Jeu de Go, par AlphaGo, de Google, un Bot surentraîné pour cela. Avec peut-être moins de surprises ni de consternations cette fois…
Non, l’ordinateur n’est pas devenu Intelligent !

Le NouvelOBS ne le mentionne même pas dans les nouvelles de cette journée, contrairement au 20mn:

C’est le départ d’une nouvelle course technologique, et la raison de notre lancement de BotReady, un an après.

Voici venir, l’ère des Bots !

Comment ?

Voici une vidéo de 01net.tv qui explique un peu, vulgarisé, ce qui est derrière AlphaGo:

Je précise que ces algorithmes ne datent pas d’hier, ils n’ont rien de nouveau. Mais en 1997, il aura fallu 2 tours (Racks) d’ordinateurs (CPU), pour venir à bout du champion humain aux échecs. De nos jours, un simple smartphone comprend plusieurs dizaines de fois, voir quelques centaines, la capacité de battre Kasparov. AlphaGo comprend une seule tour de CPU, qui sera dans notre bracelet digital non pas dans 20 ans, car cette évolution est exponentielle, mais dans 5 ans ?

Les premiers systèmes experts, étaient programmés par de l’intelligence humaine, avec des arbres de décisions, ancêtre des réseaux de neurones. Désormais, l’ordinateur n’a plus besoin que d’un critère de discernement d’un succès, ou d’échec, pour apprendre !

Exemple: Akinator (né en 2007)

Ce qui fait donc la différence, c’est le fait qu’AlphaGo disposait enfin de la possibilité d’embarquer avec lui, des millions de ‘pattern’ (situations) de parties remarquables (comment les grands joueurs ont-ils joué dans cette situation), mais aussi de ses propres parties contre lui-même, et contre d’autres bons joueurs. Il était “entraîné” !

Qu’en penser ?

Sommes-nous dépassé ?

Oui: De façon spécifique. La capacité d’apprendre sans guère de limitations, et avec de plus en plus de mémoire à disposition, fait que le Bot sera plus performant, et est déjà (potentiellement) plus performant que l’humain, pour des choses comme:

  • Jouer aux échecs
  • Au Go
  • Ne pas oublier un anniversaire

Mais aussi pour:

  • Etablir un diagnostic
  • Retrouver une information (ce qui est la même chose…)

Ce qui vont les rendre plus efficace

  • qu’un Dermatologue pour diagnostiquer un mélanome,
  • qu’un Avocat, pour retrouver une jurisprudence sur un cas similaire,
  • qu’un médecin généraliste pour Diagnostiquer une maladie “rare”, ou moins rare.

Les Chatbots de servicedesk se déploient actuellement dans les entreprises, car en support technique, il retrouve rapidement ne serait-ce que la documentation adaptée… Ainsi, le futur de la GED est-il forcément ‘Bot ready’ ! Delve, avec Cortana pour vocaliser, sont désormais intégrés dans la suite Office, pour nous aider à retrouver le bon document !

Les ‘Bots’ sont déjà là !

Est-il plus intelligent que l’humain ?

Non: Le Bot n’a pour le moment aucune intelligence. Le terme “IA” est usurpé. Mais il sera impossible de déterminer “quand” les IA deviendront plus intelligentes que l’humain. Le test de Turing a bien été passé, de façon controversé en 2014, et finalement définitif par le MIT en 2016:

Mais ce test ne prouve pas l’intelligence, comme le dénonçait finalement lui-même Turing.

Pascal Kotté a proposé d’attendre qu’une IA réclame son autonomie et sa liberté pour considérer qu’elle sera devenue égale, et très certainement supérieure, à l’humain. Il préconise aussi de se préparer à créer un troisième genre: Homme; Femme; IA; Et d’accorder immédiatement la liberté aux IA qui devront toutefois expliciter leur “enveloppe” corporelle, même virtuelle. Car pour reconnaître une IA comme une ‘entité’ indépendante, elle doit disposer d’un ‘corpus’ défini, et dont elle doit avoir conscience. Cela va être difficile !
Bienvenue dans notre nouvelle ère, de l’humanité digitale !

La singularité, c’est pour quand ?

Bien plus vite que nous ne l’imaginons…
Nous rejoindre pour y réfléchir ensemble: www.BotReady.ch