Les Pierre Rabhi de l’aventure

Pourquoi on n’est pas prêts de vous lâcher la grappe avec la microaventure

par Thibaut Labey

Il y a quelques années avec deux copains, j’ai fait 20 000 kilomètres en tuk-tuk entre le Cambodge et la France. En arrivant à Paris, je me suis dit : « On a placé la barre trop haut, je vivrai plus jamais de truc aussi dingue. Les 60 prochaines années vont être longues ! ».

Pendant ce temps, Ferdinand (l’autre moitié de Chilowé) étanchait sa soif de nouveaux horizons en crapahutant entre le Brésil, le Pérou et la Colombie avec un bonnet sur la tête.

Parfois avec seulement un bonnet sur la tête.
Bref, l’aventure commençait à partir du moment où 3 ou 4 fuseaux horaires nous séparaient de la maison.

De retour au pays, on a repris nos vies. On s’est remis à repasser nos chemises et à regarder des vidéos de Solidream ou d’Under The Pole dès que nos patrons avaient le dos tourné.

C’est pas pour vous faire pleurer sur notre sort, mais les mauvais jours on avait envie de taper un sprint à la Romain Duris :

Une perspective nous faisait vibrer : repartir loin, longtemps. Mais il allait falloir en repasser des chemises avant de pouvoir poser à nouveau nos fesses dans un long courrier !

Et puis au bout de quelques mois, on s’est mis à faire des trucs louches : passer le Nouvel An en solo sous la tente, traverser le Vercors en ski nordique, partir bivouaquer sur une île en kayak.

Ferdinand a même emmené des collègues dormir à la belle étoile un soir de semaine, après avoir regardé une vidéo d’Alastair Humphreys.

C’est d’ailleurs en découvrant ce mec là qu’on s’est rendu compte que ce qu’on faisait depuis quelques temps avait un nom, la microadventure.

Ça peut paraître très con de vouloir caler un concept inventé par un Anglais sur un truc que beaucoup de gens en France font déjà naturellement — passer du temps dehors — mais nous, ça nous a ouvert un paquet de perspectives.

Jusqu’à présent, nos virées du week-end nous permettaient de patienter en attendant une prochaine grande expédition au bout du monde.

T’es dur, on y croyait !

Avec la microaventure, l’aventure en France n’était soudain plus un simple palliatif : elle devenait le véritable objectif. Comme si on prenait tout à coup conscience d’avoir un immense terrain de jeu à portée de main. Et que 60 ans ne seraient pas de trop pour l’explorer totalement.

“Chilowé out”
Pour nous, la microaventure incarne une Sobriété heureuse à la Pierre Rabhi, dans laquelle de plus en plus de gens se reconnaissent.

La sobriété, c’est « faire mieux avec moins » selon la formule de Navi Radjou, l’auteur de L’innovation frugale.

Bikepacking dans le Morvan
Vivre des expériences courtes dans la nature près de chez soi, c’est le moins mais mieux de l’aventure.

Comme manger local et bio l’est pour l’alimentation ou s’habiller avec des fringues bien conçus pas loin de chez soi l’est pour le textile.

On n’a rien inventé et la plupart d’entre vous ne nous avez pas attendus pour apprendre à monter une tente, mais on est persuadés qu’en vous maintenant sous perfusion avec notre newsletter du jeudi (depuis 40 jeudis déjà dis-donc) vous aurez envie de le faire plus souvent.

Si c’est pas le cas dites-le nous, on retournera repasser nos chemises !

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