Photo credit : Startup Cycling

L’entrepreneur qui ne travaillait que le lundi

Startup Cycling : 2/120


Le 30 mars 2016, j’ai rejoint Thomas pour traverser les États-Unis de New York à San Francisco à vélo. L’un de nos objectif commun est d’améliorer notre discipline, en créant chaque jour, pendant 120 jours. Il vlog, j’écris. Pour me suivre, ça se passe ici.


Nous venons de rencontrer Nicholas Sonnenberg. Il est l’un des co fondateurs de Less Doists et de Calvin. Son sujet de prédilection est la productivité. Il échange avec Tim Ferris, auteur de “La semaine de 4 heures : Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux !”, il gère deux startups, il rédige un livre et il s’entoure des meilleurs, vu qu’il en fait partie.

Son objectif premier ? Maximiser la productivité. Comment ? En se dégageant du temps.

Nicholas nous confie que sa seule journée de travail est le lundi. Celle-ci lui suffit à gérer l’essentiel, puis à automatiser toutes ses autres tâches pendant le reste de la semaine.

Nous venons de terminer cette entrevue et je me suis assise pour rédiger cet article. J’accuse la claque. Je m’explique :

Il y a deux ans, à New York, j’ai assimilé une évidence : ce que nous ne savons pas, quelqu’un d’autre le sait.

Nous vivons dans un monde où tout peut s’apprendre. Et la seule chose qui nous permet d’apprendre, de comprendre, d’assimiler et d’appliquer, est LE TEMPS.

Le temps est la valeur la plus importante de notre vie. Consacrer celui-ci à un projet qui a du sens pour nous-même et qui permet de résoudre un problème collectif est une façon de lier l’épanouissement à la création.

Nous disposons tous de 24h en une journée. Cette donnée est la seule véritable égalité en ce monde. La façon dont nous investissons notre temps est un choix de vie. On se demande souvent comment les entrepreneurs parviennent à faire tout ce qu’ils font en une journée.

Demandons-nous plutôt ce qu’ils ne perdent pas de temps à faire.

Nicholas Sonnenberg et Thomas Despin. Marlton Hotel, Manhattan, New York.

L’un des enjeux d’une startup est de parvenir à avoir un maximum d’impact en un minimum de temps. Leur ressource première est celle dont nous disposons tous, seulement leur faculté à l’exploiter marque une différence.

Alors que nous vivons dans une société qui dissocie la vie personnelle de la vie professionnelle, l’entrepreneur ne marque pas toujours cette distinction. Il les harmonise pour s’accomplir : fonder une startup est une vie.

Le temps est la seule chose qui compte

La première chose que nous avons fait lorsque nous avons commencé à parler du projet Startup Cycling avec Thomas (aka : traverser les États Unis à vélo en rencontrant des entrepreneurs sur la route) a été de mettre par écrit notre journée type.

Nous y avons d’abord noircit les temps incompressible: dormir, manger, ranger la tente, faire du vélo ; avant de répartir nos activités sur les heures restantes : écrire, faire de la vidéo, se mettre en off, etc.

Ce programme favorise la souplesse de nos actions, tout en nous permettant de nous représenter concrètement la valeur temps que nous avons pour réaliser notre projet.

J’avais perdu la notion de cette valeur à Paris. Je vivais mes journées “en 2 temps” : le temps de travail et le temps de non travail. Ces deux blocs étant définit, je n’avais même pas alors l’opportunité d’entrevoir la véritable valeur du temps.

Me recentrer aujourd’hui sur cette ressource fondamentale me prouve la pertinence de ce que j’entreprends à cet instant de ma vie.