04/2016 — New York

Sortir de la zone

Startup Cycling : 3/120


Le 30 mars 2016, j’ai rejoint Thomas pour traverser les États-Unis de New York à San Francisco à vélo. L’un de nos objectif commun est d’améliorer notre discipline, en créant chaque jour, pendant 120 jours. Il vlog, j’écris. Pour me suivre, ça se passe ici.


Je suis à New York. Il y a deux mois, j’ai pris la décision en une semaine de démissionner de mon job à Paris pour rejoindre Thomas dans son aventure Startup Cycling. Pour beaucoup, une telle action signifie se mettre en situation d’inconfort. Pour moi, c’était une action facile.

J’écris depuis près de 2 ans des articles sur mes sentiments, mes perceptions et mes doutes. L’histoire est fluide, l’état d’esprit percutant et le message est clair : “nous pouvons ce que nous voulons”. Pour beaucoup, mes raisonnements font réfléchir. Pour moi, c’est une pensée déjà intégrée.

J’ai les cartes en main, je les regarde et je joue toujours les même.

New York est ma zone de confort. L’écriture est ma zone de confort. L’état d’esprit du “tout est possible” est ma zone de confort.

Comment sortir de ma zone ?


Il est 1h40 du matin à New York. Je viens d’écrire mon article du jour que je fais lire à Thomas Despin. Il me dit qu’il ressemble aux autres : j’écris que j’écris - c’est le serpent qui se mord la queue.

Je sais qu’il a raison.

Thomas Gaudex a la même impression. Peut-être que vous aussi.

Je suis inconfortable et je ne souhaite plus publier mon article. Je remets en question l’exercice d’écrire un article par jour, pendant 120 jours. Je doute de ma crédibilité et de ma légitimité à produire du contenu.

Je suis hors zone.


Il y a un an, Thomas Despin a fait un choix audacieux en partant seul faire le tour de l’Europe à vélo. Cette expérience lui a permis d’élargir sa zone de confort.

En acceptant de me voir le rejoindre, il sort une nouvelle fois de la zone.

Je ne peux pas me réfugier derrière son audace. Je dois être audacieuse et je dois parier avec lui. L’entrepreneuriat a un sens plus large que celui de créer une startup.

Être entrepreneur est sortir de la zone : pas pour s’en créer une nouvelle mais pour apprendre à (sur)vivre dans un environnement sans limite.

Aujourd’hui, je dois intégrer un état d’esprit différent. Je ne peux pas espérer un résultat différent avec les même actions.

Je dois produire un contenu dont je ne me sais pas encore capable.

Je dois arrêter d’enfoncer des portes ouvertes pour pousser les portes que je ne suis jamais allé ouvrir.

Thomas me sort de la zone à chaque fois que je me réfugie à l’intérieur.

Avec ce texte, je laisse un pied dehors.