Tu as le droit de tout avoir

Mais il va falloir commencer par y croire.

Pouvons-nous tout obtenir ? Pouvons-nous lier le personnel, le professionnel et l’intime, sans ne rien négliger ? Pouvons-nous tout avoir ? Pouvons-nous changer de direction, risquer, changer d’avis ? Demandez autour de vous.

On vous répondra majoritairement non. On vous répondra qu’on ne peut pas tout avoir, ou alors pas en même temps. On vous répondra qu’il ne faut pas rêver ; et c’est la chose la plus nocive que l’on ne vous répondra jamais.

J’ai grandi certaine que tout est possible. Je n’ai rien pensé ne pas pouvoir réaliser. Non soucieuse des limites, j’écoutais mon coeur et le suivais. Confiante en mes décisions et en la réalisation de mes souhaits, l’audace et la détermination allaient de soi. Parce que j’étais certaine que c’était possible, je n’avais pas peur de ce qui paraissait compliqué, ou impossible.

L’avantage de penser que tout est possible est d’aller naturellement vers ce que nous souhaitons, et ainsi de faire des choix alignés avec nous-même. Lorsque nous agissons pour ce qui nous ressemble, les bienfaits sont largement majoritaires aux difficultés.

Souvent, j’ai entendu avoir eu de la chance. En grandissant, j’ai fini par confondre, pensant que la chance avait été le dénominateur commun de chaque événement, succès, rencontre qui m’avaient mené là où je suis. Cette pensée est la plus nuisible qui m’ai été donné d’avoir.

Cette sur valorisation de la chance sur l’action est le meilleur moyen de ne plus croire en ses rêves, ou de les poser entres les mains de ceux qui n’ont pas les mêmes que les vôtres.

Je n’ai pas vécu ce que je voulais vivre simplement parce que j’y étais destinée, mais parce que la confiance m’a donné la force de répéter les actions, de soigner mes relations, d’oser prendre des décisions parfois radicales.

Je n’ai pas intégré une école privé parce que mes parents me l’ont payé, mais parce que deux années d’alternance post-bac m’ont permis de financer les deux suivantes. Je n’ai pas travaillé chez TF1 parce que ma candidature était attendue, mais parce que j’ai appelé tous les 3 jours pendant 3 semaines avant de me voir proposer un entretien. Je ne suis pas partie à New-York parce que les planètes se sont alignées, mais parce que j’ai posé ma démission à Paris, avant d’envoyer près de 300 mails à des startups basées à New-York. Je ne suis pas devenue free lance du jour au lendemain, mais ai proposé mes services gratuitement plusieurs mois afin d’avoir une expérience qui puisse me permettre de rendre légitime mon activité. Je ne travaille pas au journal Le Point parce que je me trouvais au bon endroit au bon moment, mais parce que j’ai toujours soigné mes relations avec les personnes avec lesquelles j’ai collaboré.

Certains jours, je l’oublie. À un âge où les premiers mariages se dessinent; selon les profils : sentimentaux, passionnés, carriériste ; il m’est difficile de choisir le mien. Les responsabilités financières et professionnelles me lient, ou bien je laisse les responsabilités financières et professionnelles me lier.

Sommes-nous dans une société qui ne sait plus rêver ? Pourtant, qui rêve ose, et “qui ose gagne.”

Ces dernières semaines, je suis remplie de paradoxes. J’aimerais vivre de ce que j’aime mais le confort d’une activité agréable et sécuritaire, m’éloigne des risques à prendre pour vivre ma vie de passionnée. Je veux une chose et son contraire, et cherche ma place entre les deux. Je continue à penser que ce n’est pas parce que je recherche un modèle de vie que je ne connais pas encore, que cela n’existe pas.

La confiance, et la capacité à rêver sont les qualités qui nous quittent le plus jeune mais nous amène le plus loin. L’enjeu n’est-il pas de toujours s’autoriser à rêver ? De toujours parvenir à éloigner la peur d’oser ?


Pouvons-nous tout obtenir ? Pouvons-nous lier le personnel, le professionnel et l’intime, sans ne rien négliger ? Pouvons-nous tout avoir ? Pouvons-nous changer de direction, risquer, changer d’avis ?

Croyons-le, même avec l’impression de se mentir à soi-même. Parce que personne n’a rien obtenu, sans n’y avoir jamais cru.


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