#4- 3 outils pour reprendre le contrôle de notre consommation

Si vous ne me connaissez qu’à travers mes articles, il est possible que ce que je vais vous annoncer, vous chamboule votre journée… Pour les autres non. Je suis une fan d’appli ! Je ne connais pas le génie qui a créé ce truc mais 1) je l’aime 2) tu contrôles ma vie mec. J’ai des appli pour TOUT ! De l’appli classique facebook, insta… à la géolocalisation de toilettes publiques à Copenhague quoi. En gros, c’est mon dada. Alors, évidemment, un des premiers réflexes que j’ai eu pour changer mon quotidien a été de trouver des appli pour m’accompagner dans cette transition. Aujourd’hui, je vous en présente 3 pour reprendre le contrôle de notre consommation.

1/ Yuka — l’appli qui vous aidera à mieux manger de façon collaborative.

Avant de m’arrêter sur Yuka, j’ai testé une demie douzaine d’appli qui étaient censées me renseigner sur les produits que je scannais. Mais, entre le manque de références (bon, j’achète pas que des produits chelous non plus…), le manque de transparence sur l‘appartenance des appli et des interfaces absolument pas optimisées… Seule Yuka a réellement remplit tous mes critères.

Alors comment ça fonctionne ? Très simplement serait la réponse la plus adéquate !

1/ Vous scannez le code barre du produit que vous souhaitez analyser,
2/ Si l’appli le trouve dans la base de données d’Open Food Fact (base de données communautaire), elle notera le produit /100 et vous renseignera sur sa teneur (en additifs, sel, sucre, gras…),
3/ Si le produit que vous avez scanné est VRAIMENT HORRIBLE et que vous souhaitez consommer mieux, l’appli vous proposera même un ou plusieurs produits susceptibles de le remplacer.

Bouuuh les vilains crackers à l’emmental !

Je trouve cette appli FAN-TAS-TIQUE. Mon seul petit reproche est que, utilisant sur la base de données d’OFF, elle ne prend qu’en compte les produits alimentaires. J’espère qu’ils feront évoluer leur produit vers un descriptif de produits cosmétiques, ménagers ou simplement non comestibles.

Après quelques semaines d’utilisation et lorsque je me suis dit que j’allais en parler dans le blog, je me suis mise à me renseigner un peu plus sur l’appli et je suis basiquement rendue sur Facebook et j’ai eu l’excellente surprise de découvrir une communauté extrêmement active et bienveillante. En plus, ils postent régulièrement des articles et partages d’expériences de façon punchy. C’est une réelle bonne découverte que je souhaitais partager avec vous et qui, je l’espère, vous permettra de vous renseigner davantage plus simplement ! ;)

2/ “ La carte-repère des molécules toxiques” ou plus communément appelé le guide des perturbateurs endocriniens.

Alors oui, il est bon de savoir ce qui est le mieux pour notre santé mais il est tout aussi important de détecter ce qui est mauvais ! Maintenant que vous savez presque tout sur vos produits alimentaires quotidiens, renseignons nous sur les cosmétiques !

Résumé des substances les plus rencontrées

Si vous souhaitez creuser un peu plus le sujet, Que Choisir vous offre une fiche descriptive de chaque substance : définition, quel produit est touché et mesure du risque sur ce lien : https://www.quechoisir.org/decryptage-produits-cosmetiques-les-fiches-des-molecules-toxiques-a-eviter-n2019/

Bien qu’il soit long à lire, je trouve personnellement, que ce travaille mérite d’être valorisé un max de par sa précision, le temps passé à la recherche et à la vulgarisation mais également au dynamisme du collectif qui s’implique au quotidien pour nous renseigner.

Si vous voulez participer au signalement des cosmétiques qui contiennent des ingrédients indésirables, contactez Que Choisir via ce lien : https://www.quechoisir.org/formulaire-ingredients-indesirables-n24546/

3/ Bretons, je m’adresse à vous ! Connaissez-vous le guide sans OGM ?

Je sais ce que vous allez me dire… “Mais Chloé, en France, c’est fini les OGM ! On en cultive plus contrairement à d’autres pays européens, c’est interdit !” 
Et vous avez bien raison ! Mais peu d’entre nous consommons uniquement et entièrement français !

L’importation des OGM se décide à l’échelle de l’Union européenne et devinez qui acceptent encore la culture du mais transgénique…. Mais nous pouvons également parler du soja en provenance d’Amérique pour nourrir les animaux d’élevage que nous consommons.

“En 2013, 36 millions de tonnes de soja ont été utilisées pour nourrir le bétail dans l’Union Européenne, dont seulement 1,4 million de tonnes d’organismes non génétiquement modifiés produits au sein de l’Union Européenne, détaille le Parlement Européen.” (europe1)

Bien que l’étiquetage sur nos produits alimentaires industriels est aujourd’hui monnaie courante…

“Depuis 2012, un décret prévoit la possibilité d’étiqueter “Sans OGM” certains produits alimentaires. Dans la pratique les produits biologiques sont “sans OGM” (à 0.9%), et plusieurs filières sont “sans OGM” (à 0.1%) selon leur cahier des charges.” (europe1)

L’étiquetage ne s’applique pas aux produits issus d’animaux ayant consommés des OGM. C’est ainsi que l’essentiel des plantes transgéniques entrent dans l’alimentation animale à l’insu des consommateurs. Plus de 80 % des 4,5 millions de tonnes de soja importé annuellement en France sont OGM.

Voilà en quoi, cette carte porte tout son sens. Producteurs en vente directe, magasins, paniers, marchés, restaurants… Tous les produits (cultures + alimentation animale) de ces différents acteurs sont passés au détecteur d’ OGM et s’ils passent avec brio le test, ils sont répertoriés dans cette carte on-line.

Initié par le Réseau Cohérence, il s’agit d’un travail collectif mais trop peu connu, alors si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à les contacter ! Mais j’invite également les autres régions à créer la leur ou si elle existe déjà à me l’envoyer, j’en ferai un article spécial avec plaisir !

Si le sujet des OGM vous intéresse, de nombreuses études sont trouvables sur le web. Cependant, il est important que vous vous renseigniez sur le provenance de celles-ci et notamment des organismes financeurs et directeur de l’étude. Je pense ne pas vous surprendre en vous disant que ce sujet est controversé et particulièrement bankable !

Cette belle époque !

Allez le bisou et prenez soin de vous !

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