La Suisse, en tête des pays numériques!
Pascal Kotté
53

Classement numérique de la Suisse: Une nouvelle étude avec l’IMD

Il semble y avoir un mieux par rapport avec l’étude de l’ITU. Mais prétendre que la population Suisse est plus numériquement mature que la France, me semble de la pure prétention. Ce qui est rare de la part des Suisses.

A nouveau, les performances numériques sont mesurées comme par ITU, sur les niveaux d’études non spécifiquement numériques. La pensée digitale et la culture numérique ne concernent pas uniquement quelques cerveaux, mais est nécessaire pour l’ensemble de la population.

Et c’est bien le problème. Rien que sur Vaud, nous avons pris un retard considérable en supprimant l’éducation dédiée informatique à l’école obligatoire. Pour enseigner, il faut un Master informatique et une année didactique entière, mais mon garçon de 16 ans, reviens de l’école en ayant appris à faire des “doubles cadres rouges” autour d’un paragraphe dans Winword…

C’est au primaire que la pensée numérique devrait commencer à être enseignée, et contrairement aux idées reçues, il n’est pas indispensable d’équiper les classes d’ordinateurs pour faire cela. Des bouts de cartons suffisent. L’adoption faible par les femmes s’explique aussi par une mauvaise et moindre préparation en amont, dès 6 ans, et même avant.

J’ai mis en place un QD expérimental (http://quotient.digital), mais je n’ai pas un échantillonnage suffisant pour garantir, et mesurer une réelle situation effective. Toutefois, la France a mis en oeuvre des EPM (Espaces Publics Numériques) dans les communes, depuis 2004. Cela leur permet d’avoir une culture numérique bien plus et mieux diffusée qu’en Suisse, et d’imposer par exemple, la déclaration fiscale par le Web. Essayer de faire cela en Suisse!

Nous avons lancé notre projet http://intergen.digital pour compenser en Suisse.

One clap, two clap, three clap, forty?

By clapping more or less, you can signal to us which stories really stand out.