Ethique numérique, durable et responsable ?

C’est quoi ? Et comment on peut faire ?

L’éthique, c’est ce qui n’est plus respecté par les grandes multinationales commerciales dont la déontologie se limite à rester dans les limites légales, et à changer de pays pour faire les choses qui sont illégales dans le précédent.

Quand la gouvernance des géants, est comme les autres, dirigée par le rendement et la spéculation, mais avec les moyens d’une nation.

Alors, elles influent et changent les politiques des nations.

Alors on creuse les inégalités, les abus, les injustices, les délit d’initiés. Les situations de monopoles fleurissent en défiant la libre concurrence…

La main invisible, de l’autorégulation des marchés

En principe, la libre compétition assure la limite des bénéfices nets des entreprises commerciales, qui doit tendre vers zéro, naturellement…

Comme une brave organisation non-lucrative finalement.

Oui mais, voici les bénéfices nets des GAFAM:

Cela, ce sont les revenus !
Et cela, ce sont les bénéfices nets… En 2016, en 2017 et 2018, cela monte encore…
Et bien, elle est passé où la main invisible ? 
Alors on veut les taxer, mais sans repenser la situation…

Conséquences ?

Google peut se montrer très généreux, et offrir 11 millions de $ pour les réfugiés. En fait 5.5 millions de $, car l’autre moitié a été fournie par le public via un crowdfunding. (2015)

L’enrichissement des riches au détriment des états, des travailleurs et des peuples en général, est un problème du néolibéralisme, il n’est pas spécifique au monde numérique. Toutefois…

L’internet n’est pas compatible avec les règles du libéralisme

Car l’internet possède des propriétés qui rendent les spéculateurs néolibéraux totalement hystériques avec les innovations numériques…

  • Il n’a pas de frontière (pas encore, mais de nombreux états lorgnent pour disposer d’un mur de feu comme le “bouclier doré” de la Chine)
  • Il est instantané (peu de frais, et aucun délai de livraisons)
  • Il est ubiquitaire (partout à la fois, la multiplication instantanée)

Mais du coup, les usages numériques ne peuvent plus cohabiter, car l alogique “compétitive” du libéralisme ne cherche pas à les interfacer, malgré des standards existants, comme XMPP. Alors, celui qui aura le plus “de clients”, restera… Et les autres, disparaissent ou se d?

résultat: Si email et texto sont des standards universels de communication où seuls le téléphone ou l’email du destinataire sont nécessaires. Avec Whatsapp et les autres, il faut lui imposer

La liberté est en danger

Qu’est-ce qui enrichie les GAFAM ?

Essentiellement, la publicité. Les clics sur des pubs. Non pas l’affichage des pubs, sauf pour Youtube, mais quand Google ou Facebook arrivent enfin, à faire cliquer sur la pub: Hop, entre 5 centimes ou 5 CHF, pour faire monter un peu les enchères sur les “mots précieux”.

https://fr.statista.com/infographie/15759/revenus-non-publicitaires-google-alphabet/
Et du coup, il est nécessaire de connaître les lecteurs des pages web, parfaitement et le plus intimement possible.

Le profilage est une nécessité

A l’ère de l’infobésité, nous avons tous besoin de pouvoir filtrer les informations reçues, afin de la limiter à nos centre d’intérêts.

Mais qui va décider et choisir ?

Aucune transparence, et avec la certitude que ce sera dans leurs propres intérêts et pas celui du public, en priorité…

Mais ne parlons pas de la mise en dépendance volontaire !

Au fait, Google App G suite a monté ses tarifs de 20% sur 2019…

Quelles informations ? Nos données !

Nos biais cognitifs, à leurs avantages

Si je vous demande d’exporter la totalité de vos contacts de votre smartphone, dans un fichier VCF, facile, léger, exhaustif, tout y sera, même les commentaires privés (code entrée de l’immeuble, la clef wifi, anniversaires…)

Etes-vous d’accord de me l’envoyer maintenant, par email en attachement ? Comme cela je peux même déterminer qui est en relation avec qui dans le groupe, et établir des réseaux de relations ignorés même par les présents.

Je suis un hacktiviste éthique ! je les inviterai en votre nom à mes ateliers/présentations…

Non ? OK, c’est plus raisonnable, je peux le comprendre !

Qui a installé Whatsapp ? Facebook ? Instagram ?

Ben alors ? Pas à moi ! Mais à ce brave Zucky, vous lui filez tous vos contacts, et même les fréquences et durées de vos échanges avec eux !! Et les updates...

Etes vous sûr que c’est le type le plus intègre de la planète ?

Après Instagram, c’est Whatsapp qui a été racheté par Facebook. Il ne pouvait pas supporter de laisser de côté la nouvelle génération millennial, qui boudait Facebook pour Insta ou Whatsapp…

C’est pour cette raison que c’est devenu gratuit.

Il a racheté chaque profil 42$ d’après des articles de presse, 33$ d’après mes propres calculs. Mais tous les nouveaux profils collectés lui sont désormais gratuits, et cela monte toujours… “Comment Pascal, tu n’as pas Whatsapp? Mais tout le monde à Whatsapp !”, et j’excède mon entourage à le bannir !

La pression sociale pour enrichir la Ploutocratie et manipulation planétaire !

Des outils de manipulation massives, +fort que la télé

Ainsi, grâce à Whatsapp, et ses abonnements sponsorisés illimités au Brésil (comme en Suisse), qui impose une solution “privative” virale, en lieu et place des SMS ouverts et qui n’alimentaient pas ces datalake privés de données personnelles. Plus de 10'000 comptes, qui ont servi à bombarder les habitant de propagandes ciblées, ont dû être fermés sur dénonciation à Whatsapp (Facebook).

http://www.leparisien.fr/international/fake-news-comptes-bloques-whatsapp-perturbe-t-il-les-elections-24-04-2019-8059269.php

La connaissance des individus est granulaire, individualisée: Ce sont les data-lake de données privés les plus fantastiques de la planète, Facebook et Google en tête. Ils connaissent tout des individus hyper-connectés, et souvent mieux que leur propres proches, et parfois mieux qu’eux-même…

Ici, un profil d’échanges que ce soit Messenger ou Whatsapp, sans avoir besoin d’en lire les contenus échangés, on sait que 2 personnes sont tombées amoureuses, puis quand elles passent à l’acte. Et on sait qui ils sont, où ils vivent, et avec qui…
cf. http://BigData.cloudReady.ch (http://blogchaincafe.com/facebook-sait-que-vous-etes-tombe-amoureux-la-blockchain-non)
Pour mieux comprendre le Bigdata: http://bigdata.cloudready.ch

Des outils de manipulations massives

Et nous sommes facilement influençables, car humains…

Ils ne sont pas destinés à faire de nos enfants des individus doués de “libre-arbitre” et d’esprit-critique… Ils ne sont pas destinés à défendre la Démocratie ni l’intérêt public. Ils ne sont pas destinés à défendre nos libertés… (Pascal Kotté)
Nous sommes marchandises, et bêtes à consommer !
Des outils devenus d’utilité publique, aux mains des spéculateurs. Il n’est même plus nécessaire de privatiser, c’est directement une rente privée…

Des protections discutables

Les lois GDPR et LPD en Suisse, protègent les usagers, c’est bien… Et cela oblige les éditeurs à faire signer un accord… “I accept”…

D’où notre projet http://Responsibility.digital (en stand-by faute de ressources), destiné à créer un visuel type “Radar” pour afficher un cercle vertueux parfait, ou des amputations dommageables pour nos vies et nos données…

En plus, finalement, cela va justifier de les conserver et ne pas les donner, ces données… C’est finalement tout ‘bebef’ pour les GAFAM…

Ils vont même pouvoir s’imposer comme censeur nationaux en délégation :

Contre les Data-Lake privés, des Data-coopératives !

Mesure une, une structure juridique qui doit ne pas être rachetable

Donc une association, une fondation, une coopérative, mais ni une SA, ni une SARL. La confédération a quitté Whatsapp pour Threema…

Super, et lequel des GAFA rachètera Threema ?

Mesure deux, une structure décentralisée

Libre sortie d’un hébergement, pour aller vers un autre, et surtout, résilience de l’ensemble, avec proximités géographiques possibles.

A gauche, c’est Whatsapp, sous contrôle d’une entité commerciale privée, qui n’est pas assujettie aux lois sur les Télécom. Tu as signé “I accept” et ils font ce qu’ils veulent de ces données, indéfiniment…

A droite, c’est nos texto SMS standard, aucun client imposé sur aucun mobile pour les lire, et c’est soumis aux lois sur les Telecom, et donc historiques d’échanges limités sur 6 mois, et divulgation sous injonction d’un juge patenté uniquement… Vous comprenez la différence ?

Mesure trois: Un code “ouvert” et libre !

Comment savoir si un code malicieux ne se trouve pas intégré dans un logiciel “Closed source” ? Surtout pour un usage collectif et public, c’est “Open” ou c’est pas ! Mais surtout, cela doit être Open data c’est à dire avec des interfaces et des capacités d’échanges et de transportabilité étendus. Ce qui n’est pas du tout l’objectif des géants privateurs.

Car notre liberté ne s’arrête pas là où commence celle des autres, c’est un leurre. Ta liberté débute que quand tu prends soin de la liberté des autres. (Pascal Kotté)

Exemples

Diaspora (Diasporing.ch) au lieu de Facebook, Mastodon (Tooting.ch) au lieu de Twitter, et PeerTube.ch au lieu de YouTube.

Et il n’est pas nécessaire de passer par Skype pour faire de la webconf en toutes sérénité, bien au contraire: cf. http://free-solutions.org

OpenStreetMap au lieu de Google map.

Sans oublier les CHATONS: http://chaton-leman.ch/

Voir aussi: