Maya Al Malki
Feb 3, 2017 · 2 min read

“Le monde est un village global”: la fameuse expression de Marshall McLuhan était peut-être plus correcte en 1964, quand l’internet n’avait encore aucun effet sur nos vies; mais ce n’est plus le cas depuis ces dix dernières années avec la progression accélérée de l’évolution numérique. Quand l’internet a commencé à prendre sa forme actuelle dans nos vies quotidiennes, que la communication a fait place à la domination culturelle, le “village global” a quasiment cessé d’exister.

Désormais, la communication n’est plus “physique”, internet permettant à toute personne de récupérer des informations instantanément depuis n’importe quel point du monde, où elle peut se rendre virtuellement. La distance n’a plus aucune importance, le temps n’est plus un obstacle.

Aujourd’hui, cette communication qui est devenue exclusive aux réseaux sociaux, est la une nouvelle forme d’existence: une “ontophanie” digitale, mais surtout virtuelle. Marshall McLuhan avait imaginé l’internet comme une prolongation de la conscience, en voyant les effets et les conséquences de la technologie sur la société et les changements qu’elle impliquait dans notre rapport aux activités quotidiennes. Cependant était-il possible à cette époque de prévoir ses effets dans notre société actuelle? Malgré tous les avantages dont le numérique nous a nourris, ses inévitables désavantages de réseaux sociaux ne sont-ils pas un lourd tribut à payer? Nous mène-t-il à une indépendance ou au contraire à une dépendance? Sommes-nous capables de fonctionner dans cet univers artificiel, obsolète et immatériel ? En d’autres termes y sommes-nous compatibles après les millénaires d’évolution qui nous ont mené à l’inventer et le développer ? N’est-il pas déjà nuisible et malsain dans certains cadres, notamment de santé publique?

Effectivement, dans notre monde actuel, la communication signifie Facebook/Twitter/Snapchat/Whatsapp/Pinterest/Instagram..etc : de nombreux outils de réseaux sociaux qui ont créé le dualisme numérique. Est-il possible aujourd’hui de concevoir l’architecture de nos journées sans un smartphone, alors qu’il y a encore 20 ans, le téléphone cellulaire se développait à peine? La majorité de nos échanges quotidiens sont numériques, ainsi que l’amitié, si celle-ci n’est pas également virtuelle. Nous sommes devenus tellement individualistes que nous ne faisons plus partis d’une communauté précise. Pourtant, être dans un “village”, c’est faire partie d’une communauté. Alors, esclaves du numérique, ou non?

CloudReady CH

Observatoire francophone (basé en Suisse romande) sur le "Cloud computing", pépinière pour des transformations sociétales positives avec le numérique, vers une humanité digitale durable: http://Tech4good.ch

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