Microsoft et Facebook

vont-ils ubériser le recrutement ?

Titre d’un article de Lucas Jakubowicz sur JDN (cf ci-après).

Une histoire de GAFAM et NATU

Personnellement, je ne sais pas si ce sera Microsoft, Facebook, Indeed:

Apple (merci Eric Pajot) ou Google Hire, qui finira par ubériser le marché du recrutement: Quoique, si celui-ci donne les mêmes résultats que Google Wave, suivi par Google+, un flop et un succès très mitigé (Mais moins pire que Docs de MiGroSoft;)

Mais dans une économie de marchés, c’est à dire, de mise en concurrence des offres, le monde digital a une fâcheuse tendance à s’avérer guère compatible, d’où des ubérisations… Un mot qui ne sonne pas en positif dans toutes les oreilles, mais pourquoi donc est-il ressenti comme négatif ?

Car il est synonyme de perte de travail, de précarisation des travailleurs, et pour le compte d’une entité dopée par des multimillionnaires qui souhaitent visiblement dominer un marché mondial. Le symbole de l’appétit insatiable des multinationales: Mais ou donc est le progrès ?

En fait, Uber a pourtant créé de la valeur, aussi, comme toute nouveauté (qui rencontre le succès), pour les voyageurs : La mise à mal de marchés de niches bien protégés, où les règles spéculatives t’imposent de rendre ton produit rare, indispensable, comme les taxis à Paris ou à New York: Alors Uber a été un bol d’air frais pour nos voyageurs ! Mais à quel prix ? Quitter des cartels locaux qui disposaient d’un monopole privilégié, pour tomber dans une application qui deviendra incontournable, un nouveau cartel mondial ? Car il deviendra le seul moyen demain, pour te trouver un chauffeur ? Alors, si chauffeur tu veux être, les conditions d’Uber tu devras accepter, sans discuter, par l’imposition de la demande !

Les régulations de l’économie industrielle,
ne sont pas faîtes pour le monde numérique !

Heureusement, certains ont réagi vite, et avec intelligence: Comme à Toulon, où la coopérative des chauffeurs de Taxi indépendants, a mis en place une application autant, voir plus performante que celle d’Uber. Elle mesure des délais d’attente inférieurs à 15 minutes pour avoir son taxi, et de le localiser en route sur ton téléphone… Bravo ! Mais merci à Uber quand même, qui a poussé à cette transformation !

Ces chauffeurs se sont même organisés pour “chasser” les chauffeurs Uber, décrétés illégaux… Pauvre esprits “libres” américains, en bute avec les tracas juridico-politiques de ce vieux contient !

Mais pour les étrangers qui débarquent alors ? Il faut télécharger une nouvelle application, et pour chaque ville ? Ce n’est pas un peu contre-productif ?

Nous n’avons besoin que d’une seule application, qui nous simplifiera la vie, comme WeChat, qui téléguident 600 millions de chinois, le pendant de WhatsApp: Pour communiquer, mais aussi pour commander à manger, sortir, magasiner, retrouver ta petite amie, ou t’en trouver une autre…

Et on comprend alors engouement de Facebook pour WhatsApp, afin de faire pareil, avec nous tous ? Bon moi, WhatsApp, j’ai arrêté, mais c’est dur !

Une seule application est notre besoin ?
Mais Non ! De la bonne information, nous avons besoin !
ex. Swisscom: Un annuaire téléphonique public ? On privatise (local.ch) ! Puis on met en compétition… Puis finalement, on va racheter le concurrent (Search.ch). Heureusement que les compétiteurs réapparaissent: ZIP.ch, Netrep.ch… Ben voyons, pour les entreprises, cela va même créer du travail, il faudra s’inscrire sur 2 ou 3 annuaires pour toucher son public… Mais où donc est la logique ?
Nous avons oublié l’essentiel, biaisés par le mirage économique et les spéculations, nous avons laissé les rapaces se jeter sur des biens publics, qui appartiennent à tous, et dont nous avons besoin pour nos affaires : Nos données…
Comment se fait-il, que ces annuaires ne sont pas “Open Data” avec des obligations légales, d’API ‘stables’ ? Des standards “Open” imposés, sur nos propres données !
Par bêtise, ou par avidité ?
Mais que font nos politiques ?
Alors in fine, qui va-t-il rester ? Google local MyBusiness

Et maintenant, nous disposons des puissances du Big Data et des (pseudos) Intelligences Artificielles (IA). Alors de l’abus de nos bien communs, nous basculons dans l’exploitation de nos données individuelles, du dépouillement même de notre vie privée, exposée à la course aux profits ?

Ma personnalité, mon cursus

Nous referons les mêmes erreurs avec nos CVs, certifications, profils techniques et psychologiques, scrutés et testés par des Chatbots et VoiceBots, et des Bots “Deep learners”, qui vont décider chez qui nous irons travailler, pour “gagner notre droit de (sur)vivre” !

Et si les IA, nous comprenaient mieux que nous-même ? (Source ? hum peut-être ici https://twitter.com/JayShettyIW/status/689722272991592448)
Mais peut-être les algorithmes pourront être finalement plus performants, que la stupidité collective humaine? Réduire les trajets, échanger des jobs, réduire les périodes d’esclavage, pour augmenter des périodes d’activités qui font plus de sens, parfois même rémunéré ?
Mais tout cela, pour le bénéfice de qui ?

Une nouvelle ubérisation ?

http://huguesval.com/blog/2010/03/bilan-sources-de-revenus-de-google/

Le phénomène d’Ubérisation a commencé bien avant Uber. Le premier, c’est Google. Pendant que les médias historiques perdaient leurs revenus essentiellement publicitaires, en plus des pertes des abonnements face au phénomène du tout gratuit (enfin presque… contre de la pub, ou l’exploitation de nos données !)…

Google montait, montait…

https://www.cairn.info/revue-culture-etudes-2013-3-page-1.htm
Bon, c’est normal, cela s’appelle l’évolution, le progrès, les révolutions, le changement, la Transition…

Oui mais, où se situent la création de valeurs ? Pour l’humanité ?

Je suis un addict aux applications Google, bien que je sois aussi expert Microsoft; Mais très intéressé par le Libre !

C’est impressionnant de voir comment Google, qui reçoit 1500 CV par jour, pour une entreprise dont l’activité principale consiste à placer des publicités de plus en plus ciblées, dispose d’un tel aura d’innovateur et de transformateur de nos sociétés.

Et comment tu faisais papy, avant Google ?

L’information ne servira à rien, si tu ne peux la retrouver…Les nouvelles générations ne cherchent même plus à retenir l’information. Avec Google Map, MyBusiness, StreetView, InsideView, Google est en train de devenir le dépositaire de la gestion de tous les ‘Assets’ matériels et immatériels publics, collectifs, individuels et privés de la planète, devenue si petite finalement…

Je suis “mort de rire”: Quand un utilisateur m’annonce refuser d’associer son numéro de téléphone portable à son Gmail, quand je lui suggère d’activer la double identification. Il ne voulait pas la mettre en oeuvre, mais c’était avant de se faire pirater, par un Bot… “Mais moi, personne ne va me pirater, je ne suis pas connu!”. Mais si, tu vas te faire pirater, surtout si tu laisse toujours le même mot de passe, même avec “TintinAuTibet” de 13 caractères…
2FA, c’est un MUST, pas une option !
Je ne veux pas donner mon portable à Google, j’ai droit à ma vie privée…” Alors, il faudrait que tu ne donnes ton téléphone à absolument personne ! Combien de personnes connaissent ton numéro, et dispose d’un Gmail ? Il y a très longtemps que la NSA, Google, Microsoft et d’autres connaissent déjà ton adresse personnelle, tes coordonnées de travail, ton poste avec ton titre, ton mobile, le fixe à la maison, les mobiles de tes enfants, le code pour ouvrir la porte de l’immeuble, et les gens avec qui tu es en relation d’affaire, ou autres. Comme tu utilises Chrome, connecté, plus pratique pour sauvegarder tes favoris, alors il savent aussi tes préférences culinaires, tes maladies chroniques, tes phobies, tes préférences érotiques, et tout un tas d’autres choses, que tu aurais largement préféré ne pas leur faire connaître... Alors ton téléphone, je crois que tu peux au moins l’utiliser pour sécuriser ton accès Google, afin d’éviter qu’en plus, tu files toutes ces informations à un cybercriminel, qui sera encore bien moins intentionné. De plus, il te fera passer pour un “N00B” car il en profitera pour tenter d’infecter tous tes contacts, voir traumatiser tes proches, pour extorquer des sous...
Nos données sont précieuses, et nous devons y prêter attention ! Mais pour l’information, c’est notre intelligence (collective) qui est en jeux…

L’effet FLYNN s’est stabilisé, nous arrêtons de devenir plus intelligents de générations en générations ? Ou alors, nous ne savons pas mesurer les nouvelles formes d’intelligences ? En 10 années, les cas de ‘burnout’ sont montés de 20% (ou de 10% en 20 ans…) ? Mais non, je ne dis pas que c’est la faute à Google…

Notre propre mode de pensée, avec une gouvernance spéculative est notre principal problème ! On nous a fait miroiter le Progrès, en nous le faisant confondre avec Performance Economique, et nous en sommes arrivé à consommer plus de 3 planètes, ce que nous savons ne pas être raisonnable. Mais on continue… L’humanité est malade, et elle le sait !

Alors avec ce recul, que va-t-il se passer avec nos emplois ?

Et bien, plus nous serons en manque d’emploi, plus la spéculation ira bon train. Nous devrons payer cher, pour introduire nos données et nous faire embaucher. Payer pour être dans les Top 10… Et le plus drôle, c’est que les employeurs devront payer plus encore pour pouvoir nous recruter, car ils sauront que ceux qui répondent aux annonces, ne sont pas les bons dont ils auront impérativement besoin. Des algorithmes performants sauront trouver les bons profils, seront les seuls à pouvoir les “contacter discrètement” et il va falloir “casquer”, pour obtenir ces perles rares !

A mon avis, les petites annonces risques de se réduire…

Entre ce que tu crois voire, et ce qui est ! La pub nous fractalise, pour isoler nos désirs. Recentrons-nous!
CENSURED
Ah ben voilà, dénoncée et supprimée: Je n’avais pas capturé moi-même cette vidéo pour ne pas la perdre, on y voyait simplement une pub pour une boisson, avec un magnifique liquide ambré qui coulait très joliment… Mais pour faire ces effets de Pub, on utilise de l’huile de colza ou autres ! Et donc le plan reculait pour montrer le jerrycan d’huile en fin de séquence. Quelle désillusion, évidemment, censuré !

Alors je rejoins Lucas dans son analyse, Microsoft avec LinkedIn, est déjà identifié comme étant une nécessité incontournable pour décrocher un job !

Les croyances deviennent toujours des certitudes, à force d’y croire…

Merci de rêver à des plateformes ouvertes, Open Data, à des ‘politiciens’ non corrompus, pardon, biaisés par le mirage ‘Economique’, et qui imposent enfin des lois ‘Responsables’ et compatibles avec les Humanités Digitales !


Je vous invite à lire l’article de Lucas Jakubowicz sur JDN

http://www.journaldunet.com/management/ressources-humaines/1195002-microsoft-et-facebook-uberisent-le-recrutement-selon-xerfi/

Mis à jour le 02/06/17 17:56

Big Data, intelligence artificielle et bots s’imposent peu à peu dans les entreprises. Du pain béni pour les deux géants de la tech qui ont toutes les cartes en main pour révolutionner les RH.

Sourcing de candidats, processus de recrutement, recherche d’emploi, mobilité interne… le digital est de plus en plus présent dans le secteur des ressources humaines, en témoigne la bonne santé des start-up de l’e-RH qui multiplient les levées de fonds depuis deux ans. Mais ces dernières pourraient bien être ubérisées par deux géants de la tech US : Microsoft et Facebook.

Selon l’étude “le marché du recrutement” réalisée par notre partenaire Xerfi, Microsoft possède toutes les cartes en main pour devenir à moyen terme le principal acteur du marché du recrutement. Selon les experts de Xerfi, la multinationale dirigée par Satya Nadella dispose ainsi de toutes les briques nécessaires :

  • Expertise en intelligence artificielle et en conception d’algorithmes : avec Microsoft Cognitive Services et Maluuba, la firme fondée par Bill Gates est déjà en avance par rapport à ses concurrents.
  • Recrutement vidéo : Skype fait partie intégrante du groupe Microsoft qui a donc une force de frappe certaine en matière de recrutement vidéo.
  • Un système d’exploitation de référence : Windows est en situation de quasi-monopole sur le marché des OS professionnels.
  • Réseau social professionnel : Microsoft possède LinkedIn depuis juin 2016. Or, avec plus de 500 millions d’utilisateurs dans le monde, le groupe fondé par Reid Hoffman accentue peu à peu son rang de leader mondial du secteur.

Selon Xerfi, Microsoft est donc potentiellement en mesure de fournir aux recruteurs des outils en matière de recrutement prédictif et d’intelligence conversationnelle.

  • Recrutement prédictif : Le savoir-faire de Microsoft en matière de création d’algorithmes est réel. Or, ces derniers peuvent utiliser les données issues de profils LinkedIn afin de prédire l’adéquation entre les attentes d’une entreprise et les 500 millions de membres présents sur le réseau social professionnel.
  • Intelligence conversationnelle : L’étude Xerfi souligne que Microsoft est en mesure de créer des chatbots vocaux et textuels qui peuvent être intégrés sur LinkedIn ou Skype. Ce qui pourrait à terme “substituer en partie l’intervention humaine pour évaluer l’adéquation d’un candidat avec la culture d’entreprise, puis de le sélectionner”.

Facebook peut également tirer son épingle du jeu et devenir à moyen terme un ubérisateur du recrutement. Son service Facebook Jobs expérimenté aux Etats-Unis depuis fin février 2017 permet aux entreprises de relayer des offres d’emploi sur leurs pages dédiées. Si ce service est étendu au niveau mondial, la firme de Mark Zuckerberg pourrait devenir incontournable aux yeux des PME et des TPE qui cherchent à recruter localement. Les experts de Xerfi soulignent que Facebook possède plusieurs atouts par rapport à la concurrence :

  • Audience colossale
  • Capacité d’investissement
  • Simplicité d’utilisation
  • Expertise en matière de traitement de données
  • En France, des jobboards régionaux tels que leboncoin mais aussi des cabinets de recrutement pourraient se retrouver court-circuités.

Source:
L’étude “Le marché du recrutement” est publiée par Xerfi, éditeur indépendant d’études économiques sectorielles.

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Pascal Kotté, conseillers numériques indépendants avec www.ICT-a.ch