Quand Facebook et Amazon auront leurs propres monnaies

Republication pour commentaires !

Pascal Kotté
Jun 10 · 7 min read

Source: https://www.linkedin.com/pulse/quand-facebook-et-amazon-auront-leurs-propres-monnaies-claude-sanson/

Voici l’article de :

Claude Sanson

Relations internationales, 12 articles (Linkedin)

Au début du mois de mai, le Wall Street Journal affirmait que Facebook menait, depuis plus d’un an, le projet d’une crypto-monnaie sous le nom de code Project Libra. Ce projet pourrait aller plus loin et représenter un véritable système de paiement. La monnaie numérique de Facebook serait ainsi utilisée dans le secteur du e-commerce, après la mise en service d’une plateforme d’échange, une “market place” et en collaboration avec des sociétés partenaires, pour régler des transactions numériques. Un changement radical de business model pour Facebook et un premier pas significatif dans la transformation digitale du commerce.

Et si quelques Milliards d’internautes pouvaient soudain commercer en stable coin ?

Le projet semble extraordinaire et futuriste. Si Amazon et Facebook créaient leur monnaie numérique, les opportunités à l’export se renforceraient. En effet, il n’y aurait dès lors plus aucun problème de convertibilité des monnaies puisqu’une seule et même monnaie permettraient de régler des transactions en ligne dans le monde entier.

En outre, cette nouveauté permettrait d’élargir la clientèle potentielle. Ainsi, de nombreux internautes pourraient instantanément payer des produits qu’ils ne peuvent aujourd’hui pas acheter puisqu’ils ne sont pas bancarisés et n’ont donc pas accès à des moyens de paiement comme en Europe ou aux Etats-Unis. Cette disposition ouvrira de possibilités d’export vers l’Asie du Sud Est et l’Afrique

Les dernières barrières à l’export à lever

Toutefois quelques barrières restent à lever avant que les petites entreprises puissent exporter à l’échelle internationale.

En effet, l’exportation à l’échelle internationale peut encore constituer un vrai risque lorsqu’il est question de PME puisque le retour sur investissement peut être trop long, entraînant l’entreprise et ses salariés dans une aventure téméraire. Des lacunes dans la sécurisation juridique des contrats et des brevets peuvent également conduire à des impacts sur la levée de fonds car elles représentent un réel aléa non maîtrisé que les investisseurs ne sont pas prêts à supporter.

En outre, en France, les grands groupes détiennent, encore aujourd’hui, un pouvoir très ou trop important vis à vis des PME. Cet ascendant des grandes entreprises provient également de l’absence de coopération réunissant les startups pour dégager des synergies et présenter une offre globale pour améliorer le rapport de force face aux grands groupes. Encore trop souvent, de vraies pépites se font absorber par de grandes entreprises ou choisissent de se délocaliser à l’étranger pour des raisons fiscales (après 7 ans). Que dire également de ces groupes qui poussent le PME à investir et à créer des usines à l’étranger pour faire baisser les coûts, sans par la suite soutenir ces sous-traitants par des commandes? De plus, chacun sait que les PME ne sont pas aussi soutenues que les grandes entreprises par les institutions françaises.

L’absence d’une équipe dédié ou de ressources humaines et financières peut également être une difficulté à l’exportation. En effet, les patrons de startups sont souvent visionnaires mais malheureusement, cette vision n’est pas toujours mise en œuvre par le management, à cause d’un manque d’expertise de la conduite de ces projets d’export ou du défaut d’une équipe compétente. Ce dernier point peut également entraîner un certain attentisme, l’absence d’un sens pragmatique dans l’adaptation aux réalités voire une rigidité dans la gestion quotidienne de la relation client.

Un nouveau monde est en train de naître

L’avènement des crypto-monnaies, au-delà d’une spéculation propre à tous les instruments de paiement, répond au besoin d’une concurrence libre entre les monnaies en s’affranchissant notamment des banques centrales et de la régulation économique.

Un nouveau monde est en train de naître sous nos yeux, celui de la transformation digitale du commerce international. Bientôt, il sera possible d’accéder à une majorité de consommateurs de la planète quand on est une PME … à condition de s’y être préparé!

Claude Sanson


Avis de Pascal Kotté

D’autres commentaires peuvent être associés en marge ci-dessus: Sans prétendre à détenir la moindre vérité, et ouvert à vos critiques et avis constructifs…

Ma conclusion

Le Bitcoin, est devenu une véritable monnaie alternative, mais elle n’est pas la seule, et les ICO pleuvent pour inonder nos infobésités déjà débordantes…

Plus de 1'500 crypto-monnaies existent déjà :

Je n’aime pas le Bitcoin, consommation abusive de ressources énergétiques, spéculations, entre autres… Cela ressemble à une Tour de Ponzi à large échelle…

Mais c’est aussi le cas de notre nouvelle économie néolibérale, notre Ploutocratie planétaire !

L’avantage du Bitcoin, c’est qu’il est associé à un volume total limité, contrairement à nos propres monnaies, qui n’ont plus du tout les limites de l’étalon ‘or’, car les néolibéraux ont trouvé bien plus pratique, la croissance infinie…

La croissance infinie, sur une planète finie ?

Un Mythe ! un bug !

Nous n’avons donc pas besoin de Facebook ou Amazon, pour commercer dans le monde numérique, et les cybercriminels sont les premiers a avoir adopté et intégré ces nouveaux espaces de libertés. Mon mobile banking sur http://revolut.kotte.net me propose de convertir immédiatement en Bitcoin, et même 2 autres crypto-monnaies. Les banques et le monde de la finance ont déjà intégrés ces monnaies alternatives et numériques. Ce ne sont elles aussi que des monnaies scripturales, comme celles “désormais” que nous appelons (à tord) du “vrai argent”, que ce soit du $, des € ou du CHF ou autres…

Et peut-être que le Bitcoin, ou d’autres s’effondreront moins vite et fort que le reste de notre économie, ou pas…

L’avantage du Bitcoin, c’est que cela repose sur des systèmes numériques open-source, libres et décentralisés. La block-chain assure une auto-régulation et il n’y a plus besoin d’un “tiers” de confiance pour sécuriser les transactions. L’avènement de Ethereum ouvre de nombreuses portes dans la digitalisation de services décentralisés.

Seulement voilà, si Facebook et Amazon se mettent à “battre monnaie” numérique, les usagers devront accepter qu’ils deviennent un “tiers de confiance”, et Amazon le fait déjà en proposant son porte-monnaie universel, et supportant toutes les devises. Tu achètes des bons “Amazon” et c’est fait…

On peut supposer, qu’ils feront sur une block-chain aussi, ou bien une version à eux… Leur donner directement nos habitudes d’achats, comme Amazon les possède déjà, eux il s’en fichent, mais Facebook, miam, quelle aubaine !

Des frontières à lever ! C’est sûr…

Les limitations internationales ne sont pas le fait des monnaies, mais des “droits” octroyés sur les territoires. Les licences, le régime des “privilèges” pourtant abolis par la révolution, rétablis sous un autre nom, avec la guerre des Copyrights…

Et soyez certains de voir apparaître dès que possible de nouveaux territoires et frontières dans l’Internet. Car aux abus des cybercriminels, et des néolibéraux qui embrassent le mondialisme pour réduire leurs impôts, augmenter leurs dividendes, les politiques n’ont guère d’imagination et veulent réguler, contraindre, limiter, et rétablir le contrôle… Et ils ont déjà compris le formidable outil proposé par les big data… http://bigdata.CloudReady.ch

La bataille pour nos libertés continuent:

Je n’ai déjà plus tellement confiance dans notre système bancaire ploutocratique, qui a provoqué la chute de la Grèce et la crise de l’Euro, par pures spéculations de 5 banques privées américaines, via les produits dérivés, et grâce à une fragilité pour cause d’abus du monde politique.

Alors ce ne sera pas, pour accorder ma confiance dans des acteurs tels que Facebook, et Amazon, les nouveaux néolibéraux…

Et je pense que je ne serai pas le seul !

Il est clair que le monde numérique, peut apporter de fantastiques solutions, et peut répondre à tous nos désirs de mettre fin aux inégalités, aux abus, et soutenir la justice sociale, et tout cela…

On peut le faire ! Mais ce n’est pas assez rentable !

Et pourtant :

La microfinance peut-elle aider le développement en Afrique ?

https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/ao%C3%BBt-2011/la-microfinance-peut-elle-aider-le-d%C3%A9veloppement-en-afrique

Le digital, et les innovations, au service de la vie, et non de la finance ?

Pour ma part, les solutions consistent à se réapproprier à la fois, nos données, notre monnaie, notre consommation responsable, et nos productions, sans devoir passer par des tiers qui vont juste chercher :

Alors l’ubérisation planétaire de notre travail, et sa spoliation pour l’enrichissement des digitaux-intermédiaires, qui échappent à la “main invisible” du monde libéral capitaliste censé être auto-régulateur, non merci !

C’est clair qu’une PME inventive, peut créer un service dans le numérique qui va bouleverser le marché: L’Uber des plombiers ou des électriciens par exemple ? Et tirer son “épingle du jeux”…

Mais je préfère de loin, mettre en place des intermédiations en data-coopératives, de gouvernances publiques, sous contrôle de (bonne) gestion par l’état, mais sous le contrôle et la gouvernance de l’assemblée générale de ses membres, associations de métiers par exemples. Et de préférence, en gouvernance partagée, et non un management en pyramide égotique de stupidités collectives, avec des personnes compétentes pour assurer la gestion, pas comme chez “Terre des hommes” par exemple…

Moi, je rêve d’un monde où tu touches ton capital à la naissance, car exister est ta première valeur ajoutée: Financés par LA société pour les 2 premiers enfants, et taxé aux parents irresponsables, à partie du 3ème… (Capital bloqué d’ici la majorité…). Puis, tu reçois mensuellement un minimum vital, tant que tu es vivant: Un LifeCoin… (bon il existe aussi déjà celui-là…)

http://callme.kotte.net pour organiser une réflexion de fond dans vos organisations, et selon vos métiers.

Ton avis Alain Marie ?

CloudReady CH

Observatoire francophone (basé en Suisse romande) sur le "Cloud computing", pépinière pour des transformations sociétales positives avec le numérique, vers une humanité digitale durable: http://Tech4good.ch

Pascal Kotté

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Réducteur de fractures numériques, éthicien digital, Suisse romande.

CloudReady CH

Observatoire francophone (basé en Suisse romande) sur le "Cloud computing", pépinière pour des transformations sociétales positives avec le numérique, vers une humanité digitale durable: http://Tech4good.ch