Vers une nouvelle ère de l’histoire de l’humanité: une économie de la contribution ?

J’ai repris le titre de ce vieil article de 2011, dont j’ai extrait la vidéo reprise en bas: (Bernard Stiegler)

Pourquoi avons-nous intégré les “Creative Commons” comme standard, et nos projets sur des modèles de statuts envisagés en Association Art. 60 (Code civile suisse) ou bien Coopérative, ou encore en Fondation.

Pour lutter contre l’esprit de lucre, la spéculation !

C’est une notion que l’on retrouve un peu dans les B-corps apparue en 2009:

Mais les B-corps se limitent à donner une sorte d’éthique aux entreprises, pour considérer des objectifs qui ne sont pas uniquement financiers…

OK pour l’aspect RESPONSABLE !

Mais tous les guides de création de startups et de mise en place des “Business Model” imposent déjà la notion de “création de valeurs”, qui ne doit jamais être: “Faire de l’argent”. La monnaie est un outil, un carburant. Il alimente la création de valeur, mais ne doit jamais devenir un objectif. Or, toutes les entreprises commerciales, surtout de grandes tailles et multinationales (côtés en bourse !), sont devenues des monstres, névrosés par l’esprit de lucre imposé par nous-mêmes, leurs actionnaires !

Le Marketing est devenu “Faire acheter de l’inutile”. Le “think global” un moyen d’économiser des impôts publics (2.3 Milliards d’économie pour Google en 2013 de mémoire, probablement près de 10 en 2015). La Technologie un moyen de gonfler la dépendance aux monstres. La protection des brevets un moyen de forcer l’hégémonie, et de bloquer les innovations. Le Progrès n’est mesuré qu’en termes de rendements financiers, et en PIB. Et ce n’est pas un label B-Corp qui sauvera notre humanité, même si c’est mieux que rien…

Mais sans le DURABLE, pas d’avenir !

2016 en Suisse: 3,3 planètes “Terre” consommées en 1 année

«Nous n’héritons pas la terre de nos ancêtres, mais l’empruntons à nos enfants» www.GPclimat.ch

Ma citation préférée est toutefois celle de Gandhi:

“ Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l’homme…. mais pas assez pour assouvir son avidité ” (Gandhi)

La voie de sortie, construire les alternatives

Pour gérer une croissance du bonheur, en consommant moins, c’est très possible.

Cette vidéo (un poil trop littéraire à mon avis), explique bien les fondements de la fin de l’ère industrielle, par Bernard Stiegler, ce philosophe qui disait:

“ Google, Amazon, Facebook et Amazon ont privatisé le web à leur seul avantage…. Le web n’est plus qu’un moteur pour collecter des data au profit d’une économie réticulaire spéculative. Nos entreprises sont obligées de travailler dans l’écosystème monopolistique de Google qui n’est pas construit dans leur intérêt ” (cf. article pole-emploi.org)

Et pourquoi pensez-vous que nous planchons sur les projets Responsibility.Digital et OpenLocal.ch ?

Bernard STIEGLER raconte l’Ars Industrialis, lancé en 2005 à 3 personnes, et 500 en 5 ans.

Avec un positionnement à la 11ème minute qui reprend nos inquiétudes d’une dérive “ultra-rigide et policière” de nos sociétés, qui fait passer la fiction ‘1984’ d’Orwell pour une véritable prémonition…

Benjamin Franklin, 11 Nov. 1755
Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

Et si cela se jouait ici, et maintenant ?

Sommes-nous les derniers grains de riz, qui feront pencher la balance, du côté d’un futur cauchemar, ou bien d’un paradis ?

Cela résonne “côté obscur” et “sentier lumineux” ? Mais le monde n’est pas binaire et il serait absurde de le réduire à cela. Dans un système complexe, tout le monde tire et pousse, dans une direction ou une autre, et souvent nous-même simultanément dans deux directions opposées.

Ce ne sont pas deux seuls “futurs” possibles que nous offrons à nos descendants, mais une multitudes de possibles, avec des scénarios “1984” ou “Soleil vert”, moins probable “La belle verte”, possible “Bienvenue à Gattaca”, en passant par “Matrix” ou “Terminator”, ou plus simplement “AI”…

Mais faire travailler les robots à notre place est tout bonnement dans la logique des choses, et cela peut très bien se passer, si on s’y prend de la bonne manière. A savoir, pour le bénéfice de tous, et non seulement de quelques’un… (Cf. citation Gandhi précédemment)

Mais cela nécessite de “refondre” les modèles économiques, et nos systèmes éducatifs

Et oui, les transformations positives ne pourront pas se faire sans vous, car même “laisser-faire” laissera une trace visible sur les futurs possibles.

Ne crois pas que tout seul, tu n’as aucun impact sur le monde, ce que tu fais, ou renonce, aura des conséquences !

C’est la goutte d’eau transportée par le Colibri pour éteindre incendie. Il faut commencer par prendre de temps de réfléchir, et ensuite, agir, même petit ;-)

Que ce soit dans le collaboratif, dans l’entrepreneuriat “social”, ou bien même à la maison, nos choix peuvent faire la différence: Traquer et boycotter les contenus débilitants, les produits non durables, ou non responsables…

Voter pour le RBI, ou rester derrière !

Alors, est-ce que vous comprenez pourquoi, avec un demi-siècle d’expériences vécues, en Juin 2017, j’ai voté POUR le RBI ?

Mais pour libérer l’humain de ses propres craintes, et de ses propres limites, tout simplement !-)

Pas convaincu ?

Explorer donc les données brutes, décoffrées par le trio sulfureux #Datagueule


Venez soutenir leur visite en Suisse pour Mars 2018: www.heroslocaux.ch/datagueule-en-suisse