Sur la route de la certification Google Cloud Platform : examen décortiqué et perspectives

À travers une série de 3 articles, nous suivons le parcours de Aurélien Allienne, Sfeirien lillois, qui vient récemment de passer une certification GCP. Pourquoi cette décision, quels outils et méthodes pour bien se préparer, comment se déroule l’examen et qu’apporte-t-il concrètement : nous répondrons à toutes ces questions. Après avoir évoqué les raisons qui poussaient Aurélien à passer cette certification et vu comment réussir sa préparation, nous allons décortiquer le déroulement de l’examen et découvrir les options qu’il offre à Aurélien, une fois le fameux sésame en poche.

Commençons par une précision : mon premier échec était loin d’être une surprise. J’avais anticipé avoir laissé trop de temps filer entre la préparation elle-même et la date de l’examen. Certes, la déception était fatalement présente — personne n’aime se planter à un examen — mais c’était aussi l’occasion de prendre du recul pour mieux préparer la suite.

Technique de révision, v2 !

Cette fois, pas question de réitérer mes erreurs. J’ai attendu patiemment d’avoir un mois complet sans évènement majeur devant moi pour m’y mettre. J’ai donc esquivé juin où j’étais speaker pour le Devfest Lille par exemple. Je savais que rien que cette tâche serait chronophage, sans parler de mes activités de Team Leader pour SFEIR Lille qui avaient déjà rendu la “mission révision” impossible en avril. Le plus simple, c’était de viser juillet et d’y sacrifier mes vacances. Une fois les enfants couchés, bachotage jusqu’à minuit tous les soirs !

En revanche, là aussi j’ai changé de technique : si j’ai bien (re)travaillé les docs de Coursera, je n’ai pas refait les Qwiklabs. Le but était de digérer la documentation technique, car maintenant je savais que la certification porte plus sur la résolution de problématiques, et donc sur la capacité à pouvoir choisir le bon produit pour chaque cas spécifique.

Et j’ai également totalement assumé le côté scolaire que ça implique ! Deux cahiers dédiés à ces révisions : un pour refaire les schémas et tout noter en mode “on fera le tri plus tard” et le deuxième pour justement synthétiser ce qui avait été noté en vrac dans le premier. Cette façon de tout remettre au propre, calmement, permet de voir si des lacunes apparaissent dans les choses apprises dans la journée. Noter permet de fixer les informations plus facilement dans des neurones pas toujours coopératifs après une journée chargée ! Le faire deux fois de cette manière m’a vraiment forcé à ne rien laisser au hasard.

En plus de tout ça, j’ai eu la chance en étant chez SFEIR de pouvoir négocier 4 jours dédiés à cette préparation et d’aller sur Paris assister des experts de ces solutions pour voir des cas concrets et comprendre pourquoi ils choisissaient telle ou telle solution.

L’examen à la loupe

La première étape, c’est de s’inscrire pour l’examen sur Internet, via le site dédié. Il existe plusieurs organismes certifiés qui peuvent faire passer la certification, qui coute 200 dollars. Notez que chez SFEIR, c’est une somme acceptée en note de frais. Il y a des dates tout le temps, ce qui limite le stress pour trouver un créneau adapté. Quand je dis tout le temps, c’est vraiment tout le temps ! Sur Paris, on peut trouver des sessions chaque jour, toutes les 15 minutes. Il faut donc faire comme moi pour cette deuxième tentative : tout caler en fonction de votre planning de révision, et pas l’inverse.

Sur place, pensez à avoir deux pièces d’identité. Google veut s’assurer que vous n’envoyez pas un ami déjà expert à votre place ! Arrivez un peu avant pour vous enregistrer et ainsi limiter le stress d’un possible retard de votre part. Ensuite, il est temps de vous séparer de tout ce qui est connecté ! Pas de triche possible : smartwatch, smartphone, etc. tout doit aller dans un casier spécifique. On arrive ensuite dans une salle pleine d’écrans, avec des séparations entre chaque poste pour ne pas copier sur son voisin. Il faut savoir que ces salles sont communes pour toutes sortes d’examens. Vous serez peut-être le seul à passer cette certification pendant votre session.

Le but va être de répondre à 50 questions en 2 heures. Et ces 50 questions ne seront que des use-cases ! Tout ça se présente sous forme de QCM en anglais (4 réponses possibles à chaque fois) et votre concentration doit être au top, car un petit détail dans la phrase peut être la clé qui va vous orienter vers la bonne réponse. Analysez chaque question, mais ne restez pas bloqué ! Un système de bookmark très pratique permet de mettre une question de côté pour y revenir plus tard. Le plus efficace est de répondre à toutes les questions où vous êtes sûr de vous, pour ensuite prendre son temps pour bien décortiquer celles qui représentent un challenge plus important. Moins de stress, meilleure gestion de son temps : cette façon de faire n’a à mon sens que des avantages.

En revanche, j’ai eu une petite surprise ! Depuis mon premier essai, la nature du QCM a évolué : moins de Machine Learning et plus de questions côté infrastructure réseau. C’est évidemment lié à la nature de Google Cloud Platform, mais j’avais plus révisé le côté ML. Je n’ai pas vraiment paniqué, mais c’est un petit stress supplémentaire dont je me serais bien passé. Heureusement, les doutes quant à sa réussite ne durent pas. À la fin du QCM, vous avez l’occasion de tout relire une dernière fois et de valider votre document. Et là, le résultat apparait directement ! Cette fois, pas de “fail” sur l’écran, mais un magnifique “pass” qui vient récompenser mes efforts. Il ne reste plus qu’à ramasser ses affaires et rentrer fêter ça !

L’évolution des challenges

Passé un vendredi, j’ai eu dès le mardi le mail officiel de Google annonçant que j’avais réussi la certification. Avec dans la foulée, la date à laquelle je dois repasser l’examen ! Car oui, ici on ne parle pas d’un permis de conduire, mais d’une certification sur une technologie en évolution constante. On doit donc prouver qu’on est au niveau tous les deux ans, ce qui donne aussi un gage de qualité à cette certification.

Côté pro, cette certification m’a ouvert les portes du pôle Data de SFEIR Lille, dont je prends le lead. Cela va m’amener sur des missions différentes, sur le secteur que je visais. Pour cette rentrée, je commence “doucement” par une mission à mi-temps sur le sujet Data et je travaille parallèlement sur des missions expertise / formation. Cela me change du développement logiciel et ça modifie vraiment ma façon d’aborder mon travail. C’est la bouffée d’oxygène que je recherchais et j’en suis vraiment heureux.

Maintenant que le challenge de cette certification est passé, je me donne un nouveau but : devenir trainer certifié sur Google Cloud Platform avant la fin de l’année. Je vais commencer à regarder comment ça se passe concrètement très bientôt. SFEIR offre d’excellentes opportunités pour évoluer et faire progresser ses équipes. Pour moi, c’est une relation positive qui n’a que des avantages, que ça soit pour l’entreprise ou les employés, et je suis vraiment ravi d’évoluer dans un environnement qui valorise autant l’engagement de chacun. À l’année prochaine pour un debrief sur cette nouvelle aventure ?

Nous espérons que ces articles sur le déroulement d’une certification GCP vous seront utiles et que vous aurez pris autant de plaisir à les lire que nous à les faire !

CodeShake

Learnings and insights from SFEIR community.

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