Analyse du scénario de The Thing : conclure une histoire

Baptiste Rambaud
Apr 21 · 14 min read

CINÉMA — Analysons le scénario du film The Thing (1982) : de quoi son dénouement est-il composé ?

Qu’il est difficile de mesurer le nombre de choses qui se jouent, dans les quelques dernières dizaines de secondes d’une histoire.

Info : Cet article retranscrit un épisode du podcast “Comment c’est raconté ?”, disponible sur Youtube, Apple Podcasts, Soundcloud, Spotify et services de podcast par RSS.

Salut ! Et bienvenue dans ce 36ème numéro de “Comment c’est raconté ?”, le podcast qui déconstruit les scénarios un dimanche sur deux. Aujourd’hui, âmes sensibles s’abstenir, avec le classique américain du body horror The Thing, écrit par Bill Lancaster, d’après l’oeuvre de John W. Campbell Jr., réalisé par John Carpenter, et sorti en octobre 1982 au cinéma. Ce thriller neigeux m’a interrogé, à travers sa seule ultime scène, sur l’importance de la conclusion apportée à un récit.


Hiver 1982, au cœur de l’Antarctique. Une équipe de chercheurs, composée de douze hommes, découvre un corps enfoui sous la neige depuis plus de 100 000 ans. Décongelée, la créature retourne à la vie en prenant la forme de celui qu’elle tue ; dès lors, le soupçon s’installe entre les hommes de l’équipe. Où se cache la créature ? Qui habite-t-elle ? Un véritable combat s’engage.

Si le titre à lui seul ne suffit à vous prévenir, je m’en charge maintenant : attention spoilers.

Je n’ai pas l’intention aujourd’hui de vous parler du dernier acte d’une histoire, dans son entièreté. Je l’ai déjà pas mal fait dans le numéro du podcast consacré à Zootopia. Non. Cette fois je vais surtout m’intéresser aux derniers instants d’une histoire, à la note sur laquelle elle nous laisse, à ses dernières répliques, ses dernières actions, sa dernière réponse.

Le plus souvent, quand on qualifie la résolution d’un film, on cite surtout la mise en garde formulée par Aristote dans son traité Poétique : elle doit résulter de l’histoire elle-même, et non d’une intervention de la machine, communément appelé Deus Ex Machina. D’accord, tout ça, on est bon on connait, les Deus Ex Machina c’est pas cool. Mais ensuite ? Que dire d’autre ? Quelles théories existe-t-il, sur la « meilleure » façon d’achever sa narration ?

Rappelons tout de même que la fin d’un film influence en majeure partie notre appréciation de ce dernier. Ce n’est pas qu’une légende urbaine, je vous rapporte à la fameuse règle dite d’ « Apogée / fin » décrite par Daniel Kanhman dans son passionnant livre Système 1 / Système 2 : la pensée à deux vitesse, et brillamment vulgarisée par la chaîne YouTube Science Etonnante dans sa vidéo éponyme : notre appréciation effective d’une expérience diffère du souvenir qu’on en aura ensuite. Et pour cause, on aura tendance à généraliser le sentiment que l’on aura eu à l’apogée et à la fin de cette expérience. Si la fin d’une histoire nous a saoulé, même si le reste nous a plu, nous aurons alors tendance plus tard à dire que l’ensemble du film nous a saoulé.

Or, le bouche-à-oreille et la postérité sont si précieux dans le parcours d’une oeuvre audiovisuelle, que cette dernière ne peut se permettre de foirer sa fin. A la rigueur, il vaut mieux une super fin et un reste chiant, pour espérer que la carrière médiatique du film décolle.

Pourtant, dans son ouvrage Évaluer un scénario, Yves Lavandier déplore que l’absence d’une fin digne de ce nom figure dans le triste top dix des erreurs les plus récurrentes dans les scénarios.

Je pense qu’une petite réflexion s’impose, sur ce qui peut rendre irrésistible l’issue d’un récit.

The Thing n’est pas seulement un chef d’oeuvre, tendu et maîtrisé tout du long ; il dispose surtout d’une fin qui a fait couler beaucoup d’encre, qui prolonge l’histoire dans notre imagination, et sur laquelle nous allons revenir.

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Déjà, combien de types différents de fin dénombre-t-on ? Quels sont-ils ? J’étais tombé — je ne sais plus où, je m’en excuse — sur cinq exemples de ce à quoi la conclusion d’un film peut correspondre : une fin circulaire, une fin surprise, une fin incertaine, une fin émotionnelle ou encore une fin ironique.

D’abord la fin circulaire, ou quand l’histoire se termine pile comme elle a débuté. Ce sera compliqué pour moi dans ce numéro du podcast de vous citer des exemples autres que The Thing, au risque de vous les spoiler, mais bon vous voyez l’idée. En quelque sorte, le film de Carpenter bénéficie d’une fin circulaire. L’histoire s’ouvre sur des personnes armées, en hélicoptère, qui tentent de neutraliser un chien dont on comprendra qu’il s’agit de La Chose. Or, l’histoire se termine par un face à face entre le héros MacReady — interprété par Kurt Russell — et son dernier coéquipier vivant Childs, le mécanicien — interprété par Keith David — où chacun pourrait suspecter l’autre d’être La Chose, et où en tout cas le spectateur suspecte Childs. Rappelons que ce dernier avait disparu pendant toute la scène de neutralisation de la créature jusqu’à l’explosion incluse de la base, et réapparait comme une fleur alors que MacReady reprend ses esprits. Au début du film, La Chose est vivante et sous l’apparence d’un être vivant, à la fin du film, c’est peut-être encore le cas. Potentielle fin circulaire.

Deuxièmement, la fin surprise, qu’on pourrait définir comme la plus inattendue. Dans The Thing, MacReady venait de cramer sous nos yeux la dernière entité infectée par la putride et insidieuse créature, on en avait même oublié que Childs avait disparu depuis un moment. Quelle surprise, de constater qu’un doute subsiste, chez ce dernier, à son retour, que la menace n’a pas été totalement terrassée.

Ensuite, la fin incertaine, quand un film ne s’achève pas sur une affirmation totale, absolue, sans ambiguïté. Là encore, The Thing, coche la case. Nous venons de le dire, les personnages se suspectent mutuellement d’avoir été infectés en l’absence de l’autre, et le spectateur, surtout, a de gros doutes au sujet de Childs, soit-disant parti courser Flair dehors avant de se perdre.

Puis, la fin émotionnelle, celle qui capitalise sur la tristesse ou sur la joie, bref sur l’affect du spectateur ou des personnages. Une fois n’est pas coutume, le classique de Carptenter s’inscrit dans ce type de conclusion. Rappelons que vingt-sept heures suffiraient à la créature pour infecter le monde entier, une fois aux abords d’une zone fortement peuplée. Or, malgré tous les sacrifices et tout le combat mené par les douze hommes, elle a malheureusement peut-être survécu. C’est pas joyeux.

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Enfin, cinquièmement, la fin ironique, autrement dit l’inverse de celle espérée. Vous vous y attendez, The Thing ne manque pas d’ironie non plus dans ses derniers instants, puisqu’un doute subsiste sur la survie de la créature chez l’un des deux interlocuteurs, alors qu’ils ont précédemment passé une longue séquence à tester le sang de chacun afin de savoir pour de bon qui était infecté au sein de l’équipe et qui ne l’était pas.

Bon. On n’est pas très avancés. D’une certaine façon, la fin de The Thing est aussi circulaire, que surprenante, qu’incertaine, qu’émotionnelle ou encore qu’ironique. Soit il s’agit d’un cas très rare et cela explique la renommée du film, soit la moindre de ces cinq caractéristiques suffit à clouer le spectateur — auquel cas je ne saurais dire laquelle ni pourquoi. Soit… cela n’a carrément aucun impact de toute façon sur l’efficacité de l’issue de l’histoire, autrement dit ça ne garantie pas qu’une fin soit convaincante.

Mais avant de tirer de telles conclusions, poursuivons l’étude. Quelle autre grille de lecture nous est proposée, pour différencier les types de fin. Dans son Guide du Scénariste, Christopher Vogler compare le dénouement d’un récit à des signes de ponctuation.

Il y a par exemple des histoires qui se terminent sur un point d’exclamation. Cela nous ramène à la fin surprenante, évoquée à l’instant.

Il y a sinon les histoires qui s’achèvent sur des points de suspension. L’ambiguïté qui règne à la fin de The Thing s’inscrit dans cette définition.

Il y a également les histoires qui se ferment sur un point final, sorte de généralité que l’on affirme. En réfléchissant un instant, le classique de Carpenter n’échappe pas à cette typologie de fin non plus : elle affirme que la créature est increvable, et que l’homme ne peut rien contre un mal qui se répand. C’est une forme de point final.

Il y a enfin, pour finir, les histoires qui se terminent par un point d’interrogation. Ici, on se demande clairement ce qui va se passer entre MacReady et Childs, qui va tuer qui, et qui va survivre.

Bon, laissons tomber ce mode de réflexion, il ne nous mène nul part, notons simplement qu’il existe plein de façons de terminer un film et que, sous un angle ou sous un autre, chacune de ces façons peut parfois apparaitre.

D’ailleurs, quels sont ces « angles », auxquels je fais référence. Oui, quels aspects d’un récit peuvent être interrogatifs dans leur finalité, ou exclamatifs, ou en suspend ? Pourquoi cette cohabitation de multiples sentiments ?

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On en arrive à un deuxième segment de cette analyse : la fin d’une histoire est le carrefour d’une multitude d’éléments.

Exemple au hasard : le thème. Dans son livre Creating Character Arcs, K.M. Weiland observe que la résolution d’un film répond au thème de ce dernier. Chacun verra dans The Thing le thème qu’il souhaite, personnellement je choisis celui de la suspicion. Ici, tous les persos sont de plus en plus suspicieux les uns envers les autres, jusqu’à les enfermer, les menacer, les tester, les violenter voire les tuer, et que nous dit la fin du film ? Que la suspicion n’est pas la solution, qu’elle divise plus qu’autre chose, et qu’elle ne résout rien. La preuve dans cette réplique de MacReady face à Childs dans les derniers instants de l’histoire : « si l’un de nous deux recèle la moindre surprise pour l’autre, je doute que le moindre de nous deux soit en capacité physique d’y changer quoi que ce soit. » Epuisés, les deux personnages reconnaissent donc l’ininteret du comportement de suspicion. Voila la réponse donnée à ce thème à la fin de l’histoire.

Quoi d’autre ? Quel autre aspect du film s’achève, dans le carrefour que constitue le dénouement ?

Dans une vidéo en ligne intitulée Endings, Michael Ardnt explique qu’une fin intéressante conclue en l’espace de quelques minutes les aspects interne, externe, et philosophique de l’oeuvre. L’aspect philosophique c’est le thème, on vient de le voir. Personnellement, je rajouterais l’aspect relationnel, celui dont on parlait dans l’épisode du podcast dédié à Terminator 2. Quant à l’aspect interne et externe, nous les traitions dans le tout premier numéro de Comment c’est Raconté. Bref, en plus de statuer sur son thème, la fin d’une histoire conclue le cheminement interne des personnages, conclue sur la nature de leurs relations interpersonnelles, et conclue sur leur rapport à la société, à l’humanité, à la nature, bref à l’externe.

Sur le plan externe, The Thing pourrait par exemple nous dire que les personnages n’ont aucun pouvoir face à la nature. Sur le plan relationnel, le film pourrait insister sur la fragilité de la confiance en l’autre, en écho finalement au thème que j’ai identifié. Enfin sur le plan interne, et donc psychologique, The Thing s’achève sur un lâcher prise, sur une résignation, puisque MacReady n’a même plus la force de se méfier de Childs.

En fait, presque chaque élément fondamental qui constitue une histoire peut trouver sa conclusion dans la fin d’un récit. Le contexte, l’arc des personnages, la symbolique, l’intrigue, le sous-texte, et tout et tout. Et chacun de ces éléments, peut se terminer d’une des nombreuses façons évoquées plus tôt : circulaire, ironique, en suspend, etc.

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Ce qui est intéressant, qui explique combien il s’avère difficile de constituer une fin huilée et convaincante, réside dans l’accumulation très localisée d’un tel nombre d’éléments. Sur Twitter, le scénariste et lecteur de scénarios Liam Engle a conseillé il me semble, à ses abonnés de placer les mots importants à la fin des répliques, et les répliques importantes à la fin des dialogues. L’idée étant que chaque réplique mène à une certaine information, et que chaque dialogue mène à une certaine conclusion ; mais on peut parfaitement extrapoler en disant que la scène la plus importante se situe à la fin de sa séquence, que la séquence la plus importante se situe à la fin de son acte ou encore que l’acte le plus important se situe à la fin d’un film. En gros, quel que soit la nature de l’élément narratif dont on parle, il faut garder le meilleur pour la fin.

Du coup. Quand on atteint les derniers instants d’une oeuvre, on y retrouve simultanément le mot le plus important d’une phrase, la phrase la plus importante d’un dialogue, le dialogue le plus important du film, mais aussi l’instant le plus important de l’aspect interne, de l’aspect relationnel, de l’aspect externe ou encore de l’aspect thématique du film, et ce à petite comme à grande échelle à chaque fois, autrement dit à l’échelle de la scène comme à l’échelle de l’histoire totale.

Désolé pour cet instant un peu mindfuck — et surtout très utopiste, hein, car cela demanderait aux scénaristes de donner une quantité pas possible de significations à la seule action qui achève leurs histoires. Retenons essentiellement que, si chaque aspect d’un récit démarre et évolue où bon lui semble au fil de l’histoire, l’essentiel d’entre eux trouve sa conclusion en un seul et même endroit : le dénouement général — voilà pourquoi je parlais de « carrefour » tout à l’heure.

On connait maintenant les nombreux éléments qui concluent une histoire. On connait également plusieurs types de fin pour chacun d’entre eux. Et ensuite. Que peux-t-on dire ? Y-a-t-il des combinaisons à éviter, ou à privilégier ?

Toujours dans sa vidéo Endings, Michael Ardnt nous met en garde que les fins exclusivement positives ne sont pas forcément intéressantes : d’accord le personnage s’en sort dans son travail, dans ses relations, dans sa santé mentale, telle morale triomphe… et alors ? Le « tout est bien qui finit bien » est-il intéressant ? En général, ce ne sont pas les films qui nous laissent le plus réfléchir. De même, un film où tout se termine juste mal partout et pour tout le monde n’apporte pas grand chose. En fait, ce qui m’a plu dans The Thing, est le mariage entre les différents types de fin, d’un aspect de l’histoire à l’autre. Donc déjà, la diversité des conclusions pourrait être une forme de clé, pour bâtir une résolution de film intéressante.

Car en réalité, qu’est-ce qui pose problème, dans un film qui se termine uniformément bien ou uniformément mal. Qu’il est prévisible, je pense. On s’attend intuitivement à l’une ou l’autre des deux fins, voire aux deux. Soit les personnages tuent le monstre, soit il les tue, et avec, soit tout finit bien soit tout finit mal. Le spectateur abordera le récit de cette façon là.

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Dans leur éternel Anti-manuel de scénario, les Cahiers du Cinéma confient que la solution finale d’une histoire est idéalement une fuite dans l’inconnu, et non bêtement l’inverse de l’introduction. Ce n’est pas dire tout allait bien et maintenant tout va mal, ni l’inverse, ce n’est pas répondre terme-à-terme à l’introduction, mais c’est accoucher d’une entité nouvelle. The Thing ne s’achève pas spécifiquement sur la mort ou la survie des héros, ni sur celle de la créature, il s’achève sur un échange énigmatique entre deux personnages, dont chacun ignore la nature de l’autre, et où pourtant chacun parle à l’autre en toute complicité. Il fait froid, ils sont fatigués, chacun pourrait cacher quelque chose à l’autre ; le fait que Childs soit La Chose compte moins que la relation étrange et éphémère qui se noue ici entre les deux personnages, on est bien dans une forme d’exploration, d’entité de nouvelle, de fin imprévisible. Du coup, de tous les types de fins évoqués précédemment, celui de la surprise apparait comme le plus important, mais pas surprise dans le sens point d’exclamation, dans le sens sensationnalisme ; surprise dans le sens « pas de côté », dans le sens contrepied, dans le sens imprévisible.

Cela dit, la fin de The Thing est parfaitement probable. On n’est pas dans quelque chose de sortie de nul part ou d’invraisemblable, il était même évident que la créature ne se laisserait pas faire aussi simplement. On en revient à la forme paradoxale qu’un dénouement devrait avoir, forme telle qu’exprimée par David Mamet dans On Directing film : la résolution doit être aussi imprévisible qu’inévitable. On la voyait venir, immanquablement, mais pas sous cette forme en particulier. Les films à twist jouent justement de cette caractéristique, où le spectateur est bluffé par le retournement de situation final ; il s’attendait à en voir un, mais pas celui là.

La fin de The Thing pourrait par exemple donner lieu à une scène de western psychologique, entre deux personnages qui ne se font pas confiance, jouant de l’ambiguïté. Mais non, les auteurs ont préféré jouer de la futilité d’une telle défiance, en la désamorçant, ce qui est très original, mais conserve l’idée de la survie de La Chose, et en même temps satisfait l’épuisement des deux protagonistes.

Enfin, on en revient à l’éternelle conclusion que j’apporte à la majorité de mes analyses, et donc sur laquelle je ne vais pas m’étendre, l’humain compte plus que l’intrigue. Cette relation étrange entre Childs et MacReady à la fin de The Thing importe plus, que de juste savoir si la créature est encore vivante. Ce n’est pas seulement une fin qui nous dit : « quelque chose a survécu. »

Résumons. À l’issue d’un film, chaque élément de l’histoire trouve sa propre fin en même temps que les autres, mais pas forcément de la même façon. Ce mariage concentré de diverses résolutions est particulièrement intéressant lorsqu’il accouche d’une entité nouvelle et imprévisible ; et pourtant, rétrospectivement cette fin nous semble parfaitement inévitable.

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Fondu au noir pour ce 36ème numéro de “Comment c’est raconté ?”, merci pour votre écoute, j’espère qu’il vous aura intéressé !

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Je m’appelle Baptiste Rambaud, disponible sur Twitter pour répondre à vos questions, à vos réactions, et vous donne rendez-vous donc dans 2 semaines, pour la 37ème séance. Tchao !

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