Je comprends que la mort est ma boussole

Premier principe des douze

Si on t’a partagé ce lien sans plus de contexte, je te le remets : j’ai écrit un livre et j’ai décidé d’offrir le premier chapitre. Donc tu t’apprêtes à découvrir ce premier chapitre.

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Premier principe : je comprends que la mort est ma boussole

“Regarde-moi, me dit-elle. Mourir. Mourir ! Comment est-ce possible d’avoir attendu toutes ces années pour devenir libre et indépendante et maintenant… c’est trop tard ?”

Ce sont les mots prononcés par une femme qui venait de découvrir qu’elle allait mourir de tabagisme passif. Parce que son époux (qu’elle n’aimait pas) fumait.

Elle se rend compte, trop tard, que notre temps est compté et que “plus tard” n’existe pas toujours.

A. La mort n’est pas le risque

Rassurez-vous, ce livre ne va pas être glauque. Au contraire. Ça peut sembler étrange de commencer en parlant de fin, en parlant de mort. Mais c’est justement parce que c’est la fin qu’il faut commencer par elle. Je suis toujours surpris par la réaction des gens quand on leur dit “vous allez mourir”. Un peu comme si on avait brisé un tabou et révélé un grand secret.

Personne ne croit vraiment à sa mort. On sait qu’on va mourir comme on sait ce qu’est un milliard. C’est un chiffre que je peux écrire, manipuler, comparer… Et pourtant, je ne suis pas capable de saisir pleinement ce que c’est. De vraiment sentir la différence entre un milliard et cent millions.

Malheureusement… on vit comme si on n’allait jamais mourir puis on meurt comme si on n’avait jamais vécu.

“Se rappeler que vous allez mourir est le meilleur moyen que je connaisse pour éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre cœur.
(…)
Votre temps est limité, ne le gaspillez donc pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes, ce qui revient à vivre avec le résultat de la pensée des autres”

On se comporte comme si la mort était un risque. Or, la mort n’est pas un risque : c’est une certitude absolue. Le risque c’est de mourir plus vite que la date “naturelle”. Par exemple, si vous fumez vous risquez d’en mourir prématurément. Un fumeur sur deux finit par mourir de la cigarette. Mais la mort n’est pas un risque. La mort est la destination certaine. Le plus grand des risques n’est donc pas de mourir mais plutôt de ne pas avoir vécu ce que l’on voulait avant de mourir. La nuance est de taille.

“Tous les humains naissent mais très peu vivent.”

On ne peut strictement rien faire au fait que l’on va mourir. Par contre, on a des cartes en mains pour vivre la vie que l’on veut vivre. Pour ne pas passer à travers de sa vie. Le vrai risque c’est de mourir en vivant la vie de quelqu’un d’autre. Le nombre de gens qui meurent après avoir répété pendant quarante ans qu’un jour ils feraient ci ou ça est astronomique. Et c’est ça qui devrait nous faire vraiment peur.

La chose la plus difficile et la plus importante est de se trouver soi-même. Je sais…ça sonne comme un film d’arts martiaux un peu nul, mais c’est la vérité. Ne soyez pas acteur de votre vie. Vous avez bien lu : ne soyez pas acteur. On a tort d’utiliser cette métaphore de manière positive. L’acteur de sa vie joue un film dont il n’a pas écrit le scénario. L’acteur de sa vie se contente de tenir le rôle que d’autres ont voulu. L’acteur vit la vie de quelqu’un d’autre.

Ne soyez pas acteur de votre vie, soyez-en l’auteur.

Le vrai risque ce n’est pas la mort. C’est de mourir en ayant détesté sa vie. Ou en s’étant ennuyé. Regardez tous ces gens qui font des crises de la quarantaine et plaquent tout du jour au lendemain. Parce qu’ils ont suivi le chemin de moindre effort sans jamais se poser la question. Vivre comme ça c’est être déjà mort. Voilà pourquoi on dit que la plupart des gens meurent à 25 ans… mais ne sont pas enterrés avant leur 75 ans.

Renoncer à écouter ce que l’on voulait faire. Avancer comme un zombie. Pour faire mollement ce que font les autres. Voilà la vraie mort. Ce ne serait pas grave si on pouvait suspendre le temps. Mais on ne peut pas.

La mauvaise nouvelle ? Se laisser entraîner est agréable : ça permet justement de ne plus penser à la mort. C’est agréable, on se sent protégé, on se sent réfugié, mais en fait on s’expose encore plus au vrai danger.

B. Les regrets les plus courants sur un lit de mort

Vous vous demandez quels seront vos regrets à la fin de votre vie ? Une des meilleures manières de le savoir est d’étudier ce que les gens disent sur leur lit de mort. Il se trouve que quelqu’un a déjà fait le travail pour vous.

Bronnie Ware s’occupait de patients qui n’avaient plus que trois mois à vivre. À force de voir les mêmes regrets exprimés, elle a fini par en faire un livre avec la liste des 5 regrets les plus fréquents sur un lit de mort. Voici cette liste :

1. Je regrette de ne pas avoir eu le courage de vivre une vie qui correspondait à qui je suis, plutôt que la vie que les autres attendaient de moi
2. Je regrette d’avoir travaillé si durement
3. Je regrette de ne pas avoir eu le courage d’exprimer mes sentiments
4. Je regrette de n’avoir pas vu mes amis plus souvent
5. Je regrette de ne m’être pas autorisé à ressentir du bonheur

Que pouvons-nous en retirer ? Déjà elle raconte que personne ne lui a jamais dit “je regrette de ne pas avoir eu assez d’argent”. Pas une seule personne ne lui a parlé de ses biens matériels.

Sa conclusion ? Il y a énormément de choses qu’on désire mais qui sont en fait précisément les choses qui nous piègent dans une vie malheureuse. Car on gaspille du temps sur les mauvaises choses.

Au final, les choses sur lesquelles on concentre le plus d’énergie sont complètement futiles sur le long-terme. Les parents qui travaillent tellement qu’ils ne voient plus leurs enfants le savent au fond d’eux. Vaut-il mieux rentrer plus tard et gagner plus d’argent ou gagner moins d’argent et profiter de sa famille ?

Le troisième regret est d’ailleurs saisissant. Il illustre à quel point beaucoup de gens perdent leur vie dans le travail qu’ils font pour la “gagner”.

Mais voici la bonne nouvelle : on se demande souvent si on est sur le bon chemin. Grâce à l’expérience des humains qui nous ont précédé nous avons désormais une boussole. En fin de compte, la mort est une formidable boussole. Elle nous indique quoi faire.

Là par exemple, il suffit de retourner chaque regret et on obtient une recommandation générale :

1. Il faut avoir le courage de vivre une vie qui me correspond plutôt que celle qu’on attend de moi
2. Il ne faut pas se tuer au travail
3. Il faut exprimer davantage ses sentiments
4. Il faut voir ses amis davantage
5. Il faut s’autoriser à ressentir du bonheur.

Si on respecte ces 5 recommandations on est sûr de se prémunir contre les 5 regrets de vie les plus courants.

C. La mort est la boussole

Voilà la vraie découverte. La conscience de votre mort est libératrice. Je sais que ça peut vous paraître abstrait. Avant, ça me paraissait même stupide. On dit que toute chose comprend à la fois des avantages et des inconvénients. On pourrait croire que la mort est l’exception : la seule chose sans avantage. C’est faux : même la mort a ses avantages.

Qu’on se comprenne : je ne vais pas vous dire que mourir est génial. Même les gens qui croient au paradis ne veulent pas mourir pour y arriver. Ce que je vous dis c’est qu’on peut tirer du positif de ce négatif. En effet, dans un monde totalement imprévisible, on ne devrait pas négliger l’importance de tenir au moins une chose pour certaine.

Dans le flou du monde, le fracas de la vie, la fureur des événements, il y a tout de même un point net, silencieux et calme : la mort.

“La mort est la seule chose que l’on peut tenir pour certaine. C’est pour ça qu’elle devrait être la boussole qui oriente toutes nos valeurs et toutes nos décisions. C’est la bonne réponse à toutes les questions que l’on devrait se poser mais qu’on ne se pose pas.”

La mort remet tout à la bonne perspective. Quand je me rappelle que je vais mourir, je me rappelle en même temps de ce qui compte vraiment. J’ai détesté le film “Le Tout Nouveau testament”. Au point de partir avant la fin. Mais une scène m’a marqué durablement.

La fille de Dieu révèle à chaque humain sa date de mort, par sms. L’effet ? La majorité des gens changent radicalement de vie.

Pourtant on ne leur dit pas qu’ils vont mourir bientôt. On leur révèle simplement la date exacte. Mais ça suffit à changer totalement leur manière d’aborder leur vie. Ça devrait être l’inverse, non ? Une fois qu’on a la date on peut prendre son temps. Alors que quand ça peut tomber à n’importe quel instant on devrait ressentir cette notion d’urgence en permanence.

Dans ce cas, pourquoi ne la ressent-on pas naturellement ? Puisque c’est si certain : pourquoi avons-nous besoin qu’on nous le rappelle ?

Tout simplement parce que c’est une réalité terrifiante. Alors on l’oublie. Sauf que…l’oublier nous fait perdre totalement le Nord et le sens des priorités.

“Sans la conscience du regard omniprésent de la mort, le superficiel semble important et l’important semble superficiel.”

La conscience de la mort est une boussole qui vous permet de savoir si vous tournez en rond ou pas. La conscience de la mort est un thermomètre qui vous dit si vous êtes un hamster dans une roue ou pas. La conscience de la mort vous évite de perdre le nord. La conscience de la mort vous évite de faire des choses qui n’ont pas vraiment de sens.

Comme par exemple de passer ses soirées et ses weekends à travailler pour un job que l’on déteste et de ne prendre aucun temps pour faire ce que l’on aimerait. Comme si on perdait sa vie à essayer de la gagner.

“– Bonjour. Pourquoi viens-tu d’éteindre ton réverbère ?
– C’est la consigne, répondit l’allumeur. Bonjour.
– Qu’est-ce que la consigne ?
– C’est d’éteindre mon réverbère. Bonsoir.
Et il le ralluma.
– Mais pourquoi viens-tu de le rallumer ?
– C’est la consigne, répondit l’allumeur.
– Je ne comprends pas, dit le petit prince.
– Il n’y a rien à comprendre, dit l’allumeur. La consigne c’est la consigne. Bonjour.
Et il éteignit son réverbère.”

Quand on réfléchit au schéma de vie classique, on se rend compte qu’il manque de sens. Se marier, avoir un travail qui paie bien, des enfants, acheter sa maison, aller en vacances à l’autre bout du monde pour s’arracher à la routine… Où est le sens de tout ça ? Je ne dis pas que c’est mal, mais pourquoi vouloir tout ça ? Si vous courez derrière ce schéma c’est parce que vous le voulez ou parce que vous recopiez ?

Quelle est la probabilité que vous soyez exactement comme tout le monde ? Que les mêmes choses vous donnent les mêmes satisfactions ? Que vous soyez fait pour suivre les mêmes règles ? Ne serait-ce qu’en termes de métabolisme : certaines personnes seront malheureuses à se lever tard, d’autres seront malheureuses à se lever tôt. Tout le monde n’est pas fait pour être propriétaire. Tout le monde n’a pas besoin d’être millionaire pour assouvir ses désirs. Tout le monde n’a pas besoin de voyager pour être heureux.

Posez-vous la question de ce qui relève de votre vraie volonté et de ce qui vient des règles des autres.

En fait, la conscience de la mort remet tout à la bonne hauteur, à la bonne perspective. Prenons l’exemple de l’argent. Je ne vais pas vous servir le couplet sur “l’argent qui ne fait pas le bonheur”. Si vous savez utiliser l’argent, vous vivrez mieux avec que sans. Néanmoins, la plupart des gens n’ont aucune idée de ce qu’ils voudraient faire avec plus d’argent. Et pourtant ils prennent quand même des décisions dans le but d’en avoir plus, quitte à sacrifier d’autres choses fondamentales.

Sauf que l’argent est un outil… pas un but en soi. Un outil surpuissant, mais un outil quand même. C’est l’outil qui facilitera certains de vos buts. Courir derrière un outil sans avoir de but est la chose la plus stupide que vous puissiez faire. L’argent a un pouvoir hypnotique sur les individus : il fait oublier qu’on va mourir. On court derrière de l’argent, pour avoir plus d’argent, afin d’avoir plus d’argent, dans le but d’avoir plus d’argent. L’argent est une manière de se divertir (au mauvais sens du terme), d’oublier son aspiration, de confondre le moyen de transport avec la destination.

Les gens qui disent “j’ai besoin de plus d’argent” et qui ne savent pas répondre à la question “pour quoi faire ?” sont violemment perdus.

Mais ils ne s’en rendent même plus compte. Parce que l’argent hypnotise. Des fois on me répond “je ne sais pas encore pour quoi faire mais une fois que j’aurai assez d’argent, j’y réfléchirai”. Et dans ma tête j’entends : “je ne sais pas encore où je veux aller mais pour le moment je construis un avion supersonique et une fois que j’aurai fini de le construire je choisirai où je veux aller”.

Sauf que notre temps est limité et que ça prend du temps de construire un gros avion. Ce serait bête de découvrir ensuite que notre destination était accessible en vélo ! C’est d’ailleurs le cas de la plupart des gens perdus qui se cachent derrière le manque d’argent. Ils vous répondent “j’ai envie de voyager” mais ne voyagent actuellement nulle part et n’ont pas de voyage de prévu. Alors que l’arrivée du low cost leur a largement donné les moyens d’aller dans un pays différent chaque semaine. Ils vous répondent “j’ai envie de monter ma boîte”. Alors que l’arrivée d’Internet leur a donné les moyens de créer une boîte avec moins de 2000€. Ils vous répondent “je rêve de me prélasser sur une plage à l’autre bout du monde”. Alors que rien ne les empêche de le faire.

Si vous ne savez pas ce que vous voulez faire avec plus d’argent, à quoi bon courir derrière plus d’argent ? À part vous détourner de vos vrais objectifs ?

“– Et que fais-tu de cinq cents millions d’étoiles ?
– Cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et un. Je suis sérieux, moi, je suis précis.
– Et que fais-tu de ces étoiles ?
– Ce que j’en fais ?
– Oui.
– Rien. Je les possède.
– Tu possèdes les étoiles ?
– Oui.
– Et à quoi cela te sert-il de posséder les étoiles ?
— Ça me sert à être riche.
– Et à quoi cela te sert-il d’être riche ?
– À acheter d’autres étoiles, si quelqu’un en trouve.
« Celui-là, se dit en lui-même le petit prince, il raisonne un peu comme mon ivrogne. »”

Quand on a vraiment conscience que son temps est limité on ne peut plus accepter d’avancer sans savoir où l’on va.

Au final, on devrait passer plus de temps à préparer son éloge funèbre que son CV. Quand vous mourrez, on ne dira pas de vous “elle était une ingénieure douée”. On parlera de ce que vous avez accompli qui compte vraiment. On dira plutôt “elle était toujours à l’écoute de ses amis”.

Pensez-y : plutôt que de vous préoccuper de construire une vie qui donne un beau CV, essayer de construire une vie qui donne une belle éloge funèbre.

D. La seule vraie question

“En quoi le monde sera différent et meilleur quand vous n’en serez plus ? Quelle empreinte aurez-vous laissée ? Quelle influence aurez vous créée ? On dit que le battement d’aile d’un papillon en Afrique peut créer un ouragan en Floride. Quels ouragans laisserez vous dans votre sillage quand vous partirez ?

C’est probablement la seule vraie question importante de notre vie. Et pourtant on évite de se la poser. Premièrement parce que c’est dur. Deuxièmement parce que c’est effrayant. Troisièmement parce que nous n’avons aucune idée de ce que nous faisons.”

On se pose tellement de questions inutiles et toxiques comme “que vont penser les autres ?” qu’on en évite la vraie question. Une manière de l’aborder c’est de faire un jeu du pourquoi en partant de la question : “pourquoi je ne me suicide pas ?”

Posez-vous franchement la question. Et, à chaque fois que vous avez une réponse, questionnez-la à nouveau avec un pourquoi. Jusqu’à ne plus pouvoir. Par exemple :

- Pourquoi tu ne te suicides pas ?
- Parce que j’ai envie de continuer à vivre.
- Ok mais pourquoi ?
- Parce que ça m’empêcherait de vivre des plaisirs.
- Ça te prémunirait également de vivre des souffrances !
- C’est vrai. Mais en fait les souffrances je veux les vivre aussi.
- Pourquoi ? À la fin ça revient au même, non ?
- Probablement. Mais si ça revient au même alors se suicider ne sert à rien non plus. Vivre ne sert à rien. Mourir non plus. Alors en attendant autant s’amuser ?

Ici le dernier mot, la dernière raison, le pourquoi utile c’est “rien”. Ça fait de moi une sorte de nihiliste. Si mon dernier pourquoi avait été “Parce que Jésus a dit que…” ça aurait fait de moi un chrétien. Et ainsi de suite.

Idem, l’avant dernier pourquoi ici c’est “vivre des plaisirs et des souffrances”. J’imagine que ça fait de moi un épicurien ?

Ça n’a rien d’un exercice scientifique. Mais se poser au moins une fois la question permet de mieux se connaître soi-même. Imaginez qu’un génie vous dévoile que vous allez mourir dans une année, jour pour jour. Mais attention : personne n’a le droit de le savoir. Comment passeriez-vous cette année ?

Prenez le temps de vraiment vous poser la question avant de continuer à lire. Je sais : c’est désagréable. Mais posez vous vraiment la question. Soyez honnête avec vous-même : n’allez pas inventer que vous braqueriez une banque. La plupart des gens ont trop peur des balles pour le faire vraiment.

Une fois que vous avez la réponse…demandez-vous ce qui vous empêche d’essayer de vivre cette année, sans avoir besoin de mourir pour ça ? Parce que bon…c’est quand même bête d’attendre de savoir qu’on va mourir pour essayer de vivre pleinement. Je ne parle pas de réussir. Je vous parle d’essayer.

“Get rich or die tryin’”

Le grand philosophe 50 Cent a raison : “devenez riche ou mourez en essayant”. C’est aussi simple que ça. Bien entendu, vous n’êtes pas obligé de faire de l’argent le but de votre vie. Ça peut être : l’amour, la connaissance, le pouvoir, la gloire, l’impact, l’aventure, etc.

“Trouvez l’amour ou mourez en essayant”,

“Obtenez du pouvoir ou mourez en essayant”,

“Devenez connu ou mourez en essayant”,

“Devenez chanteur ou mourez en essayant”, etc.

Mais une fois que vous savez ce que vous voulez vraiment, pourquoi ne pas courir derrière ? Vraiment courir derrière. Et par “vouloir vraiment” j’entends que vous choisissez un seul grand objectif et non pas 10. Parce que sinon…tout le monde aimerait tout avoir. Sauf que…le temps est limité.

Quelqu’un m’a dit un jour qu’il fallait trouver son verbe. Souvent on cherche à se définir avec un nom commun alors qu’un verbe est bien plus puissant pour se définir. Par exemple, le verbe de ma vie c’est “enseigner”. Tant que je partage du savoir avec d’autres êtres humains, je suis heureux. Et si j’arrête pendant trop longtemps je me sens déprimé. Et vous, quel est votre verbe ?

L’autre manière de connaître le sens de votre vie c’est la fameuse question des entretiens chez Facebook.

“Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ?”

Parfois, les gens répondent des choses comme “braquer une banque” ou “sauter en parachute”. C’est parce qu’il manque une précision à cette question. En fait ce qui est intéressant c’est de savoir ce que vous feriez s’il ne restait QUE la peur de la mort. Si toutes les autres peurs disparaissaient, que feriez-vous ? Sans la peur du ridicule, du manque d’argent, du jugement de votre famille…que feriez-vous ? Vous avez la réponse ? Maintenant demandez-vous s’il y a autre chose que la peur qui vous en empêche…

Si rien de tout ceci ne fonctionne pour vous, je vous propose un exercice simple que j’ai découvert dans une conférence. Il s’agit de chercher le sens de sa vie professionnelle avec 5 questions.

1) Qui êtes-vous ?
2) Que faites-vous ?
3) Pour qui le faites vous ?
4) Quel est le besoin, le problème des gens pour qui vous le faites ?
5) En quoi les gens ont changé grâce à ce que vous faites ?

Selon le temps que vous avez, vous pouvez répondre en une phrase ou en une heure à chacune des questions. Par exemple ma version ultra-courte est :

1) Je suis Nicolas Galita
2) J’enseigne des choses
3) À des recruteurs et recruteuses
4) Leur problème principal c’est que personne ne nous forme vraiment à être recruteur
5) Grâce à ce que je fais, des gens se sont décomplexés et on retrouvé le goût du métier

Quelques remarques sur cet exercice. D’abord, vous notez qu’il fonctionne mieux quand on l’utilise pour trouver un sens professionnel. Ensuite, c’est à vous de le calibrer selon ce que vous cherchez. Par exemple, vous pouvez décider de répondre ce que vous aimeriez faire plutôt que ce que vous faites déjà. Ou alors faire l’exercice pour chaque rôle de votre vie.

Enfin… c’est un exercice avec une excellente nouvelle : 3 réponses sur 5 ne dépendent absolument pas de vous. Les 3 dernières réponses dépendent des autres. Et c’est probablement le secret pour trouver quelque chose d’épanouissant à faire de sa vie : vous ne pouvez pas vous tromper en aidant les autres. Nous sommes des animaux sociaux et donc nous aimons nous aider mutuellement. Ça peut paraître étonnant mais nous aimons profondément ça.

“Que vous écoutiez Aristote, les psychologues d’Harvard, Jésus Christ ou même les Beatles, ils disent tous que le bonheur vient d’une seule chose : se préoccuper de quelque chose de plus grand que soi, croire que l’on est une pièce d’un puzzle beaucoup plus grand que soi.”

Soyez très exigeant avec vous-mêmes : concentrez-vous à fond sur quelque chose. Il ne s’agit pas de s’éparpiller. J’ai mis énormément de temps à comprendre la phrase “vis chaque jour comme le dernier”. Parce que dit comme ça, ma réponse c’était “ok donc je dois passer toutes mes journées à manger, coucher, dormir et courir tout nu dans la rue ?”. Puis un jour quelqu’un m’a débloqué en me donnant la pièce manquante du puzzle. Je vous livre la réponse telle qu’elle m’a été livrée :

“On devrait vivre comme si c’était le dernier jour et faire ce que l’on aime. Mais il y a plein de choses que j’aime faire. J’aime travailler, j’aime manger, j’aime voyager, j’aime être avec ma famille, j’aime me faire de nouveaux amis. Mais je ne peux pas tout faire dans une journée.

J’ai choisi le travail pour le moment. Si je meurs demain, je mourrai heureux. (…) La meilleure manière de vivre comme si c’était le dernier jour de sa vie c’est de faire comme si on allait vivre longtemps. Ça fonctionne en sens inverse. Car les gens qui font un peu de tout chaque jour finissent par ne rien faire. “

Tout est dit. L’idée ce n’est pas tant de vivre comme si chaque jour était le dernier au sens d’oublier le lendemain. L’idée c’est de vivre de sorte à ce que, peu importe le moment de votre mort, vous soyez heureux.

Or, pour y arriver, il faut forcément se concentrer sur quelque chose, arrêter de s’éparpiller, pour mettre toute son énergie derrière ce qu’on cherche. Et surtout, définir à l’avance ce qu’est le succès pour vous. Sinon…comment voulez-vous le mesurer ?

Par conséquent, choisir ce qu’on cherche à accomplir est la première étape pour l’accomplir. Ça a l’air trivial dit comme ça, mais je vous promets que c’est extrêmement compliqué pour la plupart des gens.

Get truc or die tryin’

Peu importe quel est votre truc, il faut le choisir et le faire à fond. Ce qui ne veut pas dire le faire toute votre vie. Mais pendant une période de temps assez grande pour en voir les impacts concrets. Parce qu’en faisant la bonne chose à fond, vous serez heureux de la faire.

“L’essentiel n’est donc pas de savoir si on joue bien au jeu. L’essentiel est de choisir le jeu auquel vous voulez jouer”.

E. Ne fuyez pas l’inconfort de la question

Je sais que c’est désagréable de penser à la mort : même moi je me sens un peu mal en l’écrivant. Je sais que ça fait peur. Mais il faut aller contre cet inconfort pour réfléchir à la bonne question. Sans quoi vous allez vous laisser divertir par des choses superficielles.

Car, une fois que vous aurez accepté de répondre sincèrement à la question de pourquoi vous vivez, tout deviendra plus simple dans votre chemin. La plupart des gens croient qu’ils sont bloqués parce qu’ils ne savent pas comment faire ce qu’ils veulent. Mais en fait la plupart des gens sont bloqués parce qu’ils ne savent simplement pas ce qu’ils veulent. Ils ne s’en rendent même pas compte.

Une fois que l’on comprend que son temps est limité, on évite de repousser la question au lendemain et on y répond vraiment. On fait des choix et on dirige son énergie au bon endroit. Et surtout, on arrête de la disperser : on se concentre sur la chose que l’on veut suffisamment longtemps pour faire une différence.

Je vous pose donc encore une fois la question : que voulez-vous faire avant de mourir ?

La question cruciale est donc : “que voulez-vous ?”. C’est là que les choses sérieuses commencent…

Deuxième principe : je fais des choix difficiles pour simplifier ma vie

“Les choix faciles amènent à une vie difficile. Les choix difficiles amènent à une vie facile”.

Si notre temps était illimité on pourrait tout faire. Mais puisque ce n’est pas le cas il va falloir définir ce que l’on veut faire avant de mourir. Il va falloir prioriser. Il va falloir…renoncer.

Vous n’allez pas vous échapper. Sauf si vous êtes un dieu immortel (et dans ce cas je suis profondément honoré que vous me lisiez). Mais ceux d’entre nous qui sont mortels faisons automatiquement face à un défi : nous devons choisir ce que nous voulons.

Nous ne pouvons pas nous y soustraire : pour un être mortel le concept de volonté et de priorité sont identiques. Un immortel peut se contenter de séparer les choses en deux : ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas. Un mortel doit en plus diviser ce qu’il veut en deux : ce qu’il aura le temps de faire et ce qu’il n’aura pas le temps de faire. Autrement dit : ce qui est prioritaire et ce qui ne l’est pas. Pour un mortel, vouloir, c’est prioriser.

A) Qu’est-ce que la volonté ?

Tu viens de lire le premier chapitre et le tout début du second chapitre de mon livre : Tu vas mourir et tant mieux.

Si tu veux poursuivre la lecture, tu peux le retrouver sur Amazon : https://www.amazon.fr/dp/B09KHJ8W48/

Ou sur le site web de la Fnac (avec des délais de livraison plus long) : https://livre.fnac.com/a16429027/Nicolas-Galita-Tu-vas-mourir-et-tant-mieux

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Une fois de temps en temps, je partage avec vous quelque chose que j’ai toujours pensé connaître, jusqu’au jour où on me l’a fait repenser. Si vous aimez ce que vous lisez, j’en partage beaucoup plus ici : https://nicolasgalita.substack.com

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Nicolas Galita

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