Waël Abou Dahr : « Grâce à l’impression 3D, on peut changer notre façon de consommer »

Solene ZENOU
Mar 1 · 5 min read

Il a été l’un des premiers à rejoindre Dagoma. Waël gère aujourd’hui le SAV, la production et notre service recherche & développement (R&D). Avec l’impression 3D, il dit qu’aujourd’hui, tout devient possible.

Bonjour Waël, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Waël Abou Dahr. J’ai 26 ans et je travaille chez Dagoma depuis trois ans. Je suis un ancien de l’Institut Catholique d’Arts et Métiers (ICAM) de Lille, une école d’ingénieur. Pendant mon cursus, j’ai eu l’opportunité de partir étudier en Australie puis aux États-Unis. C’est à Virginia Tech, mon université américaine — dans laquelle je faisais de la recherche en vibrations — que j’ai concrètement découvert l’impression 3D. De retour en France, je suis devenu ingénieur produit chez Boulanger avant de rencontrer Matthieu Régnier qui m’a embauché chez Dagoma. Je suis le deuxième employé de l’entreprise.

Quel a été ton parcours chez Dagoma ?

En trois ans, je réalise que j’ai fait beaucoup de choses ! Au début, j’étais chef de projet sur les box. Mon travail consistait à trouver des objets originaux qu’on pourrait proposer aux clients : skate board, enceinte, microscope… On livrait les pièces non imprimables, comme des moteurs, des tiges métalliques. De leur côté, les usagers imprimaient et assemblaient l’objet. En 9 mois, j’ai sorti une vingtaine de box, puis j’ai passé le flambeau à Forent pour rejoindre la R&D en tant qu’ingénieur développeur. Dans ce service, j’ai travaillé sur un projet de création de logiciel. J’ai aussi participé à l’intégration de fonctionnalités sur la NEVA et au lancement de la machine. Une nouvelle opportunité s’est alors présentée. Lorsqu’on a lancé la NEVA, on s’est rendu compte qu’on n’avait pas bien anticipé le volet SAV. Comme je connaissais très bien la machine, j’ai commencé à faire le SAV moi-même. Petit à petit, je me suis retrouvé à gérer des choses dans ce service, et on m’a finalement proposé de le prendre en charge entièrement. J’ai mis des process en place. J’ai fait en sorte que nos actions soient mesurables… Nous sommes ainsi passés d’un délai de réponse aux clients de deux semaines à un délai de deux jours. A l’occasion d’une réorganisation, on m’a demandé de faire le même travail sur la production. Et récemment on m’a demandé de gérer la R&D.

Exemple d’une Box Dagoma

Aujourd’hui quelle est ta mission dans l’entreprise ?

Mon rôle sur le SAV a été de mettre en place, puis d’améliorer les process. Pour la production, ça a été pareil. J’ai fait en sorte que les personnes qui travaillent dans ces services passent le moins de temps possible sur des tâches sans valeur ajoutée — comme aller chercher un outil qui aurait pu se trouver à portée de main — ou sur des tâches annexes. Pour la R&D, je recommence : mon but est d’organiser le service de manière à ce que les équipes passent le plus de temps possible à développer des produits, et moins sur la planification par exemple. Pour être réalisé dans les meilleures conditions possibles, un projet doit être préparé au maximum en amont. Mon but, c’est de faire gagner du temps à tout le monde pour qu’on soit tous sur nos valeurs ajoutées.

Qu’est-ce qui te plait dans ton métier et dans l’impression 3D ?

Ce qui me plaît, c’est que rien n’est monotone. Il y a toujours des nouvelles choses chez Dagoma, et on est dans une remise en question permanente. On cherche sans cesse la nouveauté, l’optimisation. Lorsque j’ai pris en charge le service client et la production, ce qui m’a plu, c’est que tout était à construire, à organiser. Aujourd’hui quand je regarde ce qui a été fait, je me rends compte que beaucoup de choses fonctionnent sans moi. C’était le but de la mission. S’agissant de l’impression 3D, il y a deux choses qui me fascinent. La première, c’est que professionnellement, elle permet de réaliser rapidement des prototypes et d’avancer très vite sur les projets. C’est un formidable outil. La deuxième chose, c’est la possibilité qu’on a, avec une imprimante 3D, de réparer des objets. A titre personnel, j’ai pu réparer un vélo elliptique, un pied de micro…

Comment vois-tu l’avenir de la 3D ?

L’impression papier est arrivée dans les foyers en l’espace de quelques années. Je pense qu’on va assister au même phénomène avec l’impression 3D. C’est notre rôle. C’est ce qui nous fait avancer. Aujourd’hui, les usages ne paraissent pas encore évidents. La première question que les gens nous posent, c’est « que faire avec une imprimante 3D ? » Dans les années à venir, je souhaite donc que des bibliothèques de fichiers (comme Cults3D), des générateurs d’objets se développent. Il va aussi falloir faciliter l’accès à la modélisation. Il y a également quelques barrières techniques qui perdurent et qui font que tout le monde n’ose pas s’intéresser à l’impression 3D. Si on arrive à simplifier encore davantage la technologie et qu’on développe les usages, on aura gagné et on aura contribué, en prime, à changer nos modes de consommation. Réparer plutôt que changer, fabriquer au lieu de commander… L’impression 3D permet cela.

Vous en savez maintenant plus sur Waël, qui a d’ailleurs remporté cette année le titre de collaborateur de l’année, élu par toute l’équipe Dagoma!

Waël (à gauche) Artisan 2018 DAGOMA

Dagoma3D

Fabriquant français d’imprimantes 3D

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Solene ZENOU

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Dagoma3D

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