5 techniques imbattables pour planquer ses sucreries

L’hiver approchant, j’ai tendance à mettre de côté des réserves de friandises. En cas de fringale intempestive ou d’incident nucléaire. Chacun ses mauvais goûts en la matière ! Les miens me portent moins vers les Fraises Tagada, Têtes Brulées et Schtroumpfs gélatineux que vers les succulents Deli’ Choc, Dinosaurus, Kinder Bueno ou Crunch chocolat blanc.

Deux types d’excréments nutritifs, 2 types de délices gustatifs, 100 raisons pour celle qui partage ma vie de moquer mon péché de gourmandise tout en piochant en douce dans ma boite à cookies… Un scandale pour moi, qui peux être un véritable Harpagon quand il est question de partager ces petites douceurs !

Voici donc mes 5 techniques pour cacher tes sucreries

#1 — La planque ultime

Évite le placard où sont rangés le pain de mie, le sucre roux La Perruche et les Spéculos. Sois créatif, et trouve la cachette idéale en fonction de la typologie de ton butin.

Barres chocolatées sous une latte de parquet. Déli’ Choc calés derrière une rangée de bouquins. M&M’s emmitouflés dans du papier alu et squeezés dans un coin de la chaudière : plus ils sont fondants, plus ils sont exquis.

Bonbons acidulés dans la taie d’oreiller (à déguster en silence pendant que ta moitié dort). Kinder dissimulés au fond de la boite de quinoa de ta belle : elle a beau se vanter d’en cuisinier à tour de bras, ce n’est pas tous les jours qu’elle en ouvre une.

#2 — Le chausse-trappe

Si malgré tes talents de dissimulateur, ton viatique fond toujours sans que tu y aies touché, il te reste une solution : le piège à souris ou le piège à loups, selon les proportions de ta chérie et de ton trésor.

On ne l’y reprendra pas à deux fois. Attention, en cas de saignements abondants, veille à exercer un point de compression sur la blessure.

#3 — Le Garde des sceaux

Si tu te considères comme un dresseur hors pair, tu peux aussi éduquer un furet — ou tout autre rongeur qui ne paraitrait pas dans « l’instant câlin » de la Page Pute de Brain Magazine pour délit de faciès adorable.

Tu places l’animal dans ta planque, prêt à bondir sur la main criminelle. Sois prêt, cependant, à lui verser un bakchich sous peine qu’il ne dévore ce qu’il est censé garder. En nature évidemment.

#4 — Le malade imaginaire

Il est des mensonges qui te seront pardonnés lors du Jugement Dernier. Celui-ci en fait partie.

“Tu te rappelles, mon amour, de mon oncle qui a le diabète ?

Et bien figure-toi que le docteur m’a dit que j’étais victime d’un cas extrêmement rare de diabète polysucré. Toutes ces gourmandises que tu vois là m’ont été rigoureusement prescrites.

Oui, bien-sûr que tu peux m’en piquer ma chérie, voyons ! Mais sois prête à m’emmener aux urgences si je me mets à avoir des convulsions, les lèvres bleues et de la bave qui s’en écoule copieusement.”

#5 — L’homicide volontaire

La prochaine fois que tu vas donner ton sang (et si tu ne l’as jamais fait, honte à toi !), dérobe une seringue. De retour chez toi, dilue une bonne dose de mort-aux-rats dans un fond de cyanure (si tu n’as pas ça à la maison, fais toi livrer !) et injecte ce vicieux mélange dans un des bonbons de ton paquet.

Avec un peu de chance, ton amoureuse le piochera et paiera de sa vie son ignoble gourmandise. À toi les délices acidulés, sans restriction, ad vitam aeternam !