
Une petite histoire du mensonge sur le CV
Ah, qu’il était beau le CV de ce candidat ! Une bonne école, de belles expériences dans des entreprises connues, dans des postes à responsabilité. Il était jeune, mais déjà expérimenté. Et puis il avait fait Harvard. Et puis il était sportif de haut niveau. C’était presque trop beau pour être vrai.
Et ça l’était. Bien heureusement, les recruteurs sont rarement confrontés à de tels mensonges sur les CV, et vous l’aurez compris, cet exemple était volontairement exagéré. Tout comme le sont souvent les CV des candidats. 78% d’entre eux exagéreraient le niveau de leurs responsabilités, 62% mentiraient sur la durée de leurs emplois et 37%, sur leurs diplômes. (Source: Cabinet Florian Mantione, 2014)
L’annonce par la Ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, fin Janvier, de la création d’un système d’authentification en ligne, devrait permettre de diminuer le nombre de fraudes au diplôme.
Pourquoi s’intéresse-t-on au mensonge ?
Il est normal d’adapter son CV au poste recherché, et c’est même une compétence qui est recherchée par les recruteurs. Personne n’aime recevoir des candidatures dont on sait, en la lisant, qu’elle a été envoyée, à l’identique, aux 3 ou 4 concurrents. C’est donc une marque de motivation, et aussi le signe que le candidat “sait se vendre”.
Mais un mauvais recrutement coûte cher. Pour un commercial par exemple, entre les coûts directs (entretiens, salaire, indemnités de départ) et les coûts indirects (formation, équipement, mais aussi l’augmentation de la charge pour les autres employés et les opportunités business perdues), l’addition peut être très salée.
On n’accorde donc pas la même importance au recrutement du stagiaire webmarketing qu’au senior responsable des opérations, et l’attention portée à la candidature doit être proportionnelle aux responsabilités (et à la rémunération) du poste proposé.
Comment peut-on utiliser les réseaux sociaux pour détecter le mensonge ?
Les candidats ont tendance à afficher de plus en plus d’informations sur les réseaux sociaux. Un problème légal sur la gestion de ses informations se pose, soulevé par la CNIL. Alors que deux recruteurs sur trois n’effectuent aucune vérification (Source: Cabinet Florian Mantione, 2014), quelles sont possibilités qui sont données aux recruteurs pour vérifier la cohérence des informations données par un candidat ?
Le mensonge (ou l’inexactitude) peut être de deux formes: intrinsèque (à l’intérieur même du CV), et extrinsèque. Dans le premier cas, une lecture attentive du CV, et un entretien avec le candidat peut permettre de déceler très rapidement les incohérences dans le discours, des erreurs sur les dates, etc. Dans le deuxième, l’analyse des “traces” laissées sur internet par des candidats peut permettre, suivant les paramètres de confidentialité de leurs comptes, de recouper certaines informations.
Exposé à un cercle de proches et de connaissances, un candidat est moins susceptible de mentir sur son profil LinkedIn, public, que sur un CV qu’il transmet à une entreprise, et qui restera privé.
Et si vous pouviez trouver facilement ces informations dispersées sur internet, et les comparer au CV ?
Le moteur de recherche sémantique de Riminder est une réponse à votre question. Comment ? Grâce à des algorithmes se basant sur le Deep Learning (une technique d’apprentissage inspirée du cerveau humain), et entraînés sur un grand nombre de CV.
Avec l’intégration des réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Twitter), vous pourrez consulter les comptes de vos candidats, suivant le niveau de confidentialité choisi par celui-là.
Ça vous intrigue ? Rendez-vous riminder.net pour en discuter avec nous !