Data Cola

Des datas, du coca, une histoire …
( victorgregoire.com/dataviz06 )

La dataviz, le workshop dont on entend parler depuis le début de l’année et que l’on redoute tous … Au final, lorsque nous avons eu le briefing, l’idée ou plutôt les idées, nous sont apparues assez vite et le projet s’est lancé relativement facilement. Mais laissez nous vous raconter cette histoire depuis le début.

Les débuts, les premières idées

Nous commençons le lundi 25 février (un super cadeau d’anniversaire pour Shervin, l’un des membres de notre groupe). Les profs nous expliquent le but d’une dataviz. Nous entrons en guerre avec le surplus visuel. En somme, si nous voulons faire passer un message en se basant sur des données, il est impossible pour les utilisateurs de décrypter ces données si nous ne les aidons pas. C’est pour cela que nous devons sélectionner des données pertinentes et créer des graphiques compréhensibles au premier coup d’oeil.

En plus des profs, nous avions l’honneur de recevoir deux des membres de .CORP. Ceux-ci nous présentent leurs travaux et nous en disent un peu plus sur leur manière de travailler. .CORP est une société répondant à des demandes de communication visuelle principalement pour le secteur culturel. Ils sont experts en matière de data-visualisation.

Après toutes ces présentations ainsi q’un bon bol d’air frais, nous avons pu choisir notre groupe de travail. Comme pour le workshop passé, nous avons décidé de reformer le groupe des webcoast.

Nous nous connaissons déjà bien. Nous avons pu directement rentrer dans le vif du sujet : trouver un projet qui nous plaît et rechercher les données en question. Un tas d’idées nous passent par la tête mais très peu sont exploitables. Nous avons, par exemple, commencé par rechercher des données sur le piratage. Malheureusement, le sujet ne nous fournissait pas assez de données à notre goût. Nous nous sommes alors penché sur le réchauffement climatique. Bien qu’un peu bateau et déjà vu, des reportages comme celui d’Al Gore peuvent nous fournir des données extraordinaires.

Nous trouvons très vite les deux sujets qui nous plaisent le plus. Nous décidons de réaliser notre dataviz sur Coca-Cola ou sur les lanceurs aérospatiaux.
À partir de ce moment-là, nous divisons le groupe en deux. Deux personnes recherchent des données sur Coca-Cola et deux autres des données sur les fusées. Nous nous donnons 4 jours pour rassembler le plus de données et ainsi choisir définitivement notre projet.

Les recherches, le tri et le choix

Après avoir rassemblé tout un tas de données, nous devons faire un choix et là, il n’y a pas photo. Nous avons 2 à 3 fois plus de données sur Coca-Cola que sur les fusées. Nous nous lançons donc vers la célèbre boisson.

Nous devons effectuer un dernier tri des données pour être sûr de travailler sur ce que l’on souhaite vraiment. En fonction de notre public cible (qui est les consommateurs réguliers), beaucoup de questions nous viennent en tête : y-a-t-il un risque lors de la consommation ? Combien de sucres ingurgitons-nous en buvant une canette ? Bref, quelle influence a le Coca-Cola sur nous ? Nous décidons de baser notre sujet sur la sensibilisation et trions les données.

L’air de rien, nous venons de passer la partie la plus difficile de notre workshop. Il ne nous reste qu’à définir nos graphiques et à les coder.

Du code, des graphiques et encore du code

La phase de production a commencé. Nous avons sélectionné les données que nous allons traiter et nous nous divisons le travail. Nous nous occupons d’abord des données traitant sur le bonheur des pays en fonction de leur consommation de Coca-Cola. L’idée nous est venue grâce au slogan de la

firme : « open happiness » En effet, nous avons trouvé une étude qui, en fonction de certains critères, classe les pays avec un indice de bonheur. Plus le pays à un indice important, plus les habitants du pays sont « malheureux » . En plus de cela, nous avons trouvé des données relatives à la consommation par litre par habitants de chaque pays.
Alors ressentez vous du bonheur lorsque vous ouvrez une canette de Coca-Cola ? Hé bien non ! Le graphique démontre que les plus gros consommateurs ne sont en général pas les plus heureux.

Ensuite, nous nous sommes occupés de comparer toutes les compositions de boissons par rapport à celle du Coca-Cola. À notre grande surprise, il n’y a pas que celle-ci qui contient autant de sucre. Par exemple, un verre de jus d’orange contient la même quantité de sucre. Nous avons eu l’idée de faire un graphique en radar. C’était le plus compréhensible car il permet de rassembler au mieux les compositions essentielles des boissons et de les visualiser facilement.

Il nous restait deux graphiques à mettre au point. L’un portait sur ce qu’il se passe dans votre corps une heure après avoir ingéré une canette de Coca-Cola et l’autre sur le taux d’obésité par pays par rapport à la consommation par litre par habitant.

Pour celui sur l’obésité, nous avons choisis de placer des bulles qui, en fonction de leur grandeur, représenteraient le taux d’obésité du pays. Et, lorsque nous passons en hover dessus, nous avons toutes les informations relatives à la consommation de Coca-Cola de ce pays.

Ensuite, pour le graphique mettant en scène ce qu’il se passe dans notre corps une heure après avoir bu une canette, notre but était de démontrer l’effet néfaste de la boisson sur notre corps.

La construction du site

Tous les graphiques sont terminés. Nous devons maintenant les rassembler et en faire un site. Nous avons voulu garder l’univers de la marque. Un univers certes blanc et rouge mais aussi chaleureux et haut en couleurs.

En conclusion

Nous en avons bavé durant ce workshop. La recherche de données était très éprouvante mais nous avons finalement réussi à créer une base de donnée cohérente ainsi que des graphiques simples et efficaces afin de sensibiliser les gros consommateurs de Coca-Cola.

Nous sommes dans les temps (hourra !) et nous sommes plus que ravis du travail réalisé car au delà du résultat qui nous est attribué pour ce travail, le défi que nous avons relevé et le fait d’y être arrivé est assez satisfaisant.

L’avis de Shervin :

Pour ma part, j’ai appris énormément de choses durant ce workshop. Je connaisais déjà un peu la bibliothèque D3.js grâce à ce même workshop réalisé l’année dernière mais, cette fois-ci, j’ai vraiment réussi à améliorer mes capacités.
Je pense néanmoins que nous aurions dû avoir un apprentissage spécifique avant ce workshop. Je m’explique : les bibliothèques telles que chartist sont assez limitées. Lorsque l’on veut réaliser, selon moi, quelque chose d’un peu plus poussé, il faut se tourner vers des bibliothèques tels que D3.js.
J’aurais aimé pouvoir, une semaine avant, bénéficier de cours concernant cette bibliothèque. Malheureusement, je sais que le temps ne le permet pas et que les profs ont d’autres matières plus importante à voir.

L’avis de Auriana:

J’ai toujours bien apprécié tout ce qui était infographie sur les données et les data-visualisations m’ont toujours surpris pour leur complexicité et leur façon de faire comprendre des informations. Le workshop me faisait tout de même un peu peur puisqu’on avait peu de pratique en data-visualisation. Malgré cela, j’étais curieuse d’apprendre. Le groupe, une nouvelle fois réuni, a bien travaillé. Il y avait une super ambiance. Ce fut une très bonne expérience.

L’avis du Victor:

Encore un workshop avec l’équipe “WebCoast” et encore une super ambiance ! Ce fut néanmoins un workshop très éprouvant pour cause des bibliothèques comme D3.js qui n’étaient pas faciles d’approche. J’ai quand même pu apprendre de nombreuses nouveautés en JavaScript qui vont probablement me faire avancer dans mon apprentissage.

L’avis de Romain :

Globalement, je suis satisfait du résultat. Il reste toujours des petits détails à changer mais nous sommes allés beaucoup plus loin que l’année passée. J’ai pris plaisir à apprendre à utiliser la librairie D3. Un cours ou deux pour nous apprendre les bases de cette librairie n’aurait pas été un surplus.

Les webcoast