Des ordis, des claviers et des femmes

Margaret Hamilton et ses nombreuses lignes de code écrites à la main pour la mission Apollo 8 en 1960.

Le numérique, un domaine encore majoritairement composé d’hommes ?

Oui, mais pas pour toujours. En tout cas, nous, on y croit.

En réalité, l’informatique n’a pas toujours été si masculine. Les femmes sont les premières programmeuses des débuts du 20e siècle et y apportent des contributions majeures :

  • Ada Lovelace, inventrice au XIX des notions de variable et de boucles de programmation, écrit le tout premier programme informatique en 1843.

Plutôt cool, non ?

C’est à partir des années 1980 qu’un changement se produit et que les inégalités de genre au sein du monde du numérique se font vraiment remarquer. Cependant, il est important de noter que ces inégalités sont culturelles : au début des années 2000, en Malaisie, 65% des étudiant⸱e⸱s en informatique étaient des femmes, contre 10% en France, cette année-là.

Isabelle Collet — informaticienne et enseignante-chercheuse à l’université de Genève — analyse excellemment bien ces thématiques dans son ouvrage “Les oubliées du numérique”.

“Il ne faut pas le nier, l’histoire de l’informatique comporte surtout des hommes. Elle comporte aussi des femmes, qu’il a été facile d’oublier. Les femmes ont dans l’histoire des sciences et techniques, comme dans l’histoire en général, une place particulière : celle que les hommes veulent bien leur laisser et dont ils acceptent de se souvenir. (…) Ainsi, l’histoire de l’informatique possède dans ses placards quelques femmes oubliées, ou du moins peu considérées, au point que, jusqu’à ces dernières années, il était commun de penser qu’il n’y avait pas de femmes ni dans l’histoire ni dans l’imaginaire de l’informatique.” Isabelle Collet, extrait de Les oubliées du numérique

Chez Dernier Cri, l’inclusion des femmes dans l’informatique est un enjeu pris au sérieux. Ne me croyez pas sur parole, regardez nos chiffres qui en parlent mieux que moi :

En 2 ans et demi, nous avons triplé l’effectif féminin tout en maintenant l’effectif masculin. La parité n’est pas là, mais on s’en approche doucement.

Le véritable enjeu aujourd’hui pour être une entreprise inclusive, c’est d’attirer les candidatures des femmes, car elles restent moins nombreuses que celles des hommes. Pour répondre à ce problème, nous avons mis en place plusieurs solutions :

  • Adoption d’une écriture inclusive dans nos mails, nos offres d’emplois et nos supports de communication

Vous l’aurez compris, pour obtenir un secteur informatique inclusif, il ne s’agit pas de repeindre le numérique en rose, pensant qu’il existerait une informatique pour les femmes et une autre pour les hommes. Il s’agit de penser le monde de demain avec des femmes et des hommes pour porter un regard juste sur les nouveaux outils qui arrivent dans nos mains.

Tendre vers la parité est fondamental dans la construction d’une société plus juste et durable. Aujourd’hui, de nombreuses initiatives font entendre leur voix pour montrer que l’informatique est ouverte à la diversité des genres.

Nous, on a lancé la machine. Et vous ?