L’acte de respirer n’est pas à faire

L’acte de respirer n’est pas à faire.
Portons attention à cette expérience bouleversante : en ce moment je inspire et « moi » je n’y suis pour rien ; en ce moment je expire et « moi » je n’y suis pour rien.
C’est dans ce « je n’y suis pour rien » que je fais l’expérience d’être centré. Expérience momentanée du calme intérieur, du silence intérieur.
Expérience de l’unité primordiale.
Étant dans la pleine attention au souffle qui, de lui-même, va et vient, je suis dans l’attention au tout, corps vivant dans son unité, domaine du calme, du grand calme.
Expérience immédiate de la paix intérieure.

Texte d’ouverture pour une méditation, adapté d’un entretien de Jacques Castermane pour la revue Regard Bouddhiste, en 2018.