L’assise est la voie du juste milieu

L’assise est la voie du juste milieu. On évite aussi bien l’hyperactivité, l’excès de tonus, que la torpeur, l’insuffisance de tonus.
Dans l’excès de tonus, le corps se rigidifie. L’esprit saute d’une pensée à l’autre. On éprouve le désir de bouger et d’interrompre l’assise. Pour rétablir l’équilibre, revenez alors à la posture. Portez l’attention vers le bas, la position des mains, la détente de l’abdomen. Suivez la respiration.
Dans l’insuffisance de tonus, le corps s’affaisse, les yeux se ferment. L’esprit s’obscurcit dans une rêverie. Pour rétablir l’équilibre, revenez alors à la lucidité, à l’observation de ce qui advient. Portez l’attention vers le haut, la tension de la nuque, le regard, le point situé entre les sourcils. Sentez la verticalité.
Pratiquer l’assise, c’est comme rouler à bicyclette — sans cesse pédaler et maintenir la direction. Dans l’assise, nul besoin de se préoccuper. On se contente de rétablir l’équilibre à tout instant. Revenez sans cesse à la posture, à la respiration, à la verticalité, au regard, instant après instant, de façon naturelle.

Texte d’ouverture pour une méditation, adapté de l’ouvrage “Le Grand Livre du Zen”, réalisé par l’association italienne du Zen Soto.