Avance
Le premier pas. Il paraît que c’est ce qu’il y a de plus difficile. Déjà la plupart des gens ne veulent pas faire cette action là, parce que… c’est pas dans leurs objectifs.
Mais pour le reste ? Ceux qui « rêvent de » ? Ceux qui « aimeraient bien » ?
C’est là que le premiers pas va être déterminant. C’est ce qui fera le premier tri et ce qui différenciera les rêveurs des faiseurs. Et ça fait une grande différence.
A ce sujet il y a une réflexion que je me suis parfois faite.
Au moment où quelqu’un veut faire quelque chose mais se trouve sans cesse une excuse. Pas le temps. Pas l’argent. Pas le bon matériel. Pas d’idées. Pas de talent pour ça.
Et dans ces cas-là le créatif arrive devant un chemin à deux voies.
Il peut l’aider, l’encourager. Le but étant de le faire bouger, prendre son rêve à pleine main (oui, j’invente certainement cette expression) et foncer.
L’autre voie c’est celle qui fait penser « S’il ne se bouge pas c’est un concurrent de moins ».
D’ailleurs, quand la première solution ne marche pas, la deuxième peut parfois débarquer sans prévenir, sans même qu’on y croit. Parce que c’est assez compliqué comme concept, finalement.
La concurrence ?
Difficile à cerner. Etant donné que tout le monde peut avoir quelque chose d’intéressant à dire, se former et le dire bien, je ne sais pas si on appelle ça de la concurrence. Je ne sais même pas où je vais avec ce raisonnement d’ailleurs.
N’empêche qu’il s’agit quand même d’être le meilleur dans son domaine. A sa façon. C’est là que c’est étrange : être le meilleur à sa façon. Est-ce qu’il faut écraser les autres, alors ? Evidemment non !
Mais je crois que je m’égare. Voire que je suis déjà perdu.
Il faut dire que j’écris ces lignes assis maladroitement sur ma chaise (vas-tu te tenir droit pendant plus de 10 minutes, un jour?), à côté du ventilateur, les yeux un peu fatigués mais pas autant que tout le reste.
Pourtant je ne suis pas là pour rien. J’ai une mission.
Bah oui, le premier pas c’est bien, mais seul ça n’a pas grand intérêt. Imaginez quand même qu’un seul pas ce n’est pas une avancée. On est toujours au même point, en plus dans une position moins confortable. Le pied droit un mètre plus loin, le gauche toujours fixe.
On peut presque sentir notre corps s’engluer dans la procrastination comme dans des sables mouvants.
Et ça c’était hors de question.
Alors voilà. Me voilà un mètre plus loin.