It’s alive !

Fermer les yeux. Imaginer le personnage, simplement. Puis le voir s’animer, avancer, interagir avec ce qui l’entoure… C’est une sensation incroyable.

Ces jours-ci je réfléchis aux histoires que j’ai envie de raconter. Différents personnages, certains faits il y a quelques années, ont beaucoup de choses à vivre.

Lorsque je pense à une histoire il y a plusieurs façons de l’appréhender.

Je peux partir d’un enjeu : je veux évoquer la perte de quelqu’un, la quête d’identité, la poursuite d’un rêve…

Ou alors d’une scène : une discussion mouvementée entre un enfant et son père, qui finit par la fuite du petit garçon.

Parfois tout provient d’un personnage : un vieil homme marche dans la rue et ramasse ce qu’il trouve par terre.

Il n’y a pas un chemin défini pour concevoir une histoire. Et de cet élément de départ, de cette base, il est possible de développer une multitude de récits.

Ce qui m’impressionne le plus c’est lorsque le récit semble se créer de lui-même. Lorsqu’il suffit de se poser assez longtemps en pensant à notre première scène, notre protagoniste ou notre enjeu pour qu’il se passe quelque chose.

Une phrase, un mouvement, une image fixe… qui amène à la suite.

Ca m’est arrivé avec mon court-métrage d’animation LAPS, pour lequel j’avais conçu mon personnage avant de savoir ce qui allait lui arriver.

Je me suis assis et je l’ai visualisé. Puis il s’est mis à agir, et de ces quelques indices dont je n’avais pas consciemment le contrôle a découlé ma narration.

Les histoires peuvent vivre d’elles-mêmes lorsqu’elles trouvent assez de place pour s‘exprimer.

Ensuite il faut reprendre son crayon et sa feuille et la faire sienne.