3 Clés pour mieux vivre nos émotions


Je suis à chaque fois étonnée de voir les personnes qui viennent me rencontrer commencer par m’expliquer ce qui les perturbe, les maux qu’ils rencontrent, les douleurs chroniques, puis évoquer l’envie de trouver une solution pour se débarrasser de ces maux désagréables.

C’est plutôt cette attitude qui m’interpelle et c’est de cela que j’aimerais vous parler aujourd’hui …

En effet, ces maux ont pris naissance chez la personne, insidieusement, lentement.

Cette personne n’a sans doute pas prêté attention aux manifestations physiques ou même mentales, elle a continué à poursuivre sa vie jusqu’au jour où le ressenti de cette douleur est devenu trop présent.

Lorsqu’un symptôme est vécu comme trop douloureux, il est normal que l’on se mette en quête d’une solution.

Très fréquemment la personne concernée veut connaître le pourquoi : Pourquoi moi ? Pourquoi je n’arrive pas à me débarasser de cette douleur, de ce mal-être ?

Cela crée en général des émotions récurrentes comme de la colère, de la tristesse ou de l’anxiété voire des angoisses.

Ce qu’il faut comprendre c’est que grâce à ces émotions si violentes, récurrentes, douloureuses, c’est votre moi profond qui s’exprime. Il vous montre ce qui n’est plus supportable et il est important d’entendre le message.

“ La maladie est dans son essence le résultat d’un conflit entre l’âme et l’esprit” Dr Edward Bach

Ces émotions ne sont présentes en fait que pour ex-primer c’est-à-dire faire sortir ce qui a besoin d’être mis à jour, d’être entendu et reconnu.

Or, souvent nous n’avons pas appris dans notre société à reconnaître puis accueillir de manière bienveillante nos émotions. Au contraire, on nous a souvent encouragé à les occulter, les mettre de côté ou à prendre sur nous quand ça n’allait pas et aussi à ne pas déranger autrui avec nos états d’âme !

Ainsi, de générations en générations, il arrive que l’on transmette ses angoisses, ses exigences. On s’interdit de montrer ses peines, ses joies …

Imaginez un moment ce que cela provoque à l’intérieur de vous ?

Vous voyez de quoi je parle ? Des tensions, des douleurs abdominales, thoraciques …

Mais ces symptômes ne sont que la partie visible de l’iceberg, l’alerte à ne pas manquer, à écouter pour vous occuper de vous, chercher une solution. Si l’on considère ces états de fait sous un autre angle tout cela est une chance ! Une chance d’avancer, de découvrir ce qui est bon pour nous.

Aussi je voudrais vous proposer 3 clés pour vivre au mieux la prochaine fois ce genre de situation :


La première clé : ACCUEILLIR

Oui vous avez bien lu, accueillir est la première étape. Il est important de faire le constat de ces douleurs, de ces émotions récurrentes ou violentes et se dire “Ok elles sont là, je les vois, les sens, j’accueille ces ressentis même s’ils sont désagréables”.

Cela ne veut pas dire que vous vous résignez, que vous acceptez cet état et que vous allez le laisser perdurer. Pas du tout, bien au contraire !

Au contraire, en acceptant cette réalité, vous allez lâcher, souvent sans vous en rendre compte, les tensions que vous entretenez pour lutter contre ce qui vous fait mal, ce qui vous dérange.

Ainsi, si ce négatif diminue, vous serez déjà un peu mieux et c’est déjà bonne nouvelle pour votre quotidien.


Deuxième clé : ECOUTER

Ecouter ce que vous renvoient ces douleurs, ces émotions, de quoi vous parlent-elles ?

D’une discussion que vous n’avez pas digérée, d’un conflit avec une personne qui s’enlise et pour lequel vous ne voyez pas de solution ? D’un travail qui vous paraît lourd et pesant ?

Si l’on prend le temps d’écouter, on va entendre quelques pistes, quelques mots vont arriver, des éclairages aussi.

En écoutant ces symptômes, ces émotions, vous pourrez constater peut-être qu’elles vont s’apaiser. Ou si elles ne s’estompent pas vous allez peut-être les vivre différemment, porter un autre regard, peut-être moins négatif sur ces ressentis.

Ce sera déjà une petite victoire !


Troisième clé : AGIR

Poser une action, aussi petite soit-elle, qui fera que l’on s’occupera de ce que l’on aura repéré : la colère, la tristesse ou la fatigue.

Une de ces actions pourrait être d’aller parler avec cette personne qui vous a blessée pour lui dire ce que vous avez ressenti lors de votre dernière rencontre. Ou bien, prendre le temps de poser par écrit ce qui vous semble si lourd dans votre travail et voir ensuite les pistes pour alléger votre journée.

Même si vous souriez à cette idée en vous disant que c’est peu de chose par rapport à ce qui vous fait mal, tentez-le et vous verrez ensuite !

L’action est le meilleur remède contre vos peurs” A. Einstein

Et si vous sentez que vous avez besoin d’être soutenu pour accomplir ce travail, si vous vous sentez dépassé, faites-vous aider. Choisissez une personne qui vous inspire confiance, qui pourra vous soutenir et vous apporter une aide concrète.

Ce n’est pas un signe de faiblesse que de se faire aider, c’est un signe de sagesse et un acte d’amour pour soi.

Rappelons nous que nous le valons bien et le méritons tous !

Et comme le disait Edward Bach “ Tant que notre âme et notre personnalité sont en harmonie, tout est joie et paix, bonheur et santé ”.

Isabelle Bernard

http://www.isabelle-bernard.fr/