Être un entrepreneur à 2 balles

Plus que jamais, la création d’entreprise est populaire. A chaque décennie, sa mode : dans les années 80, c’était le consulting, dans les années 90, le marketing, dans les années 2000, la finance. Aujourd’hui, l’entrepreneuriat prédomine et chacun rêve de reproduire les succès de Mark Zuckerberg ou d’Elon Musk.

F. Scott Schafer/Contour by Getty Images

Derrière ce rêve se cache pourtant une dure réalité : 9 startups sur 10 ne survivent pas. En cause, de nombreuses erreurs dans leur développement. Dans tous les cas, un investissement s’est avéré inutile : qu’il s’agisse du temps passé par l’équipe à travailler sur un produit ou de l’argent des investisseurs, et bien souvent des deux.

C’est pour éviter cela que nous avons bootstrappé notre startup Up2School. Mais que désigne ce terme aussi barbare que méconnu ?

Bootstrapping vs levée de fonds

Deux modèles de développement de startups existent. Le plus connu est celui qui consiste à financer son développement grâce aux levées de fonds.

Cela consiste à obtenir de l’argent de la part d’investisseurs en échange d’une partie du capital de l’entreprise. Les tous premiers investisseurs sont souvent des individus (business angels) ou des fonds qui mettent des tickets de quelques centaines de milliers d’euros. Ce tour de table initial s’appelle le seed round. Par la suite, si l’entreprise se développe bien, d’autres levées de fonds suivent et lui donnent les moyens de grandir : ce sont les fameuses séries A, B, C, etc. C’est ici qu’interviennent les VC (Venture Capitalists) qui gèrent des fonds de taille plus importante (tels Sequoia Capital, Andreessen Horowitz, Partech Ventures, etc.).

Dans ce modèle, l’entreprise lève des fonds car elle perd de l’argent et espère être rentable dans l’avenir.

À l’inverse, le bootstrapping impose d’être rentable dès le début ! Cela implique qu’un investissement minime soit effectué au début, et que l’entreprise ne peut se développer qu’avec ses recettes. Ces dernières doivent donc au moins couvrir les frais de gestion courante. Il faut donc les minimiser… en travaillant un maximum pour générer des revenus. On parle alors de sweat equity.

Dans la mesure où il faut également dégager les ressources financières nécessaires aux différents investissements, réduire au maximum les coûts est tout simplement une question de vie ou de mort.

En résumé, la startup qui lève des fonds se développe principalement grâce à l’argent de ses investisseurs tandis que celle qui boostrappe grandit uniquement grâce à l’argent de ses clients.

Up2School, startup bootstrappée

C’est de cette manière qu’Up2School s’est développé depuis ses débuts, avec un investissement de départ de 2€ correspondant au premier mois d’hébergement. Je me qualifie donc d’entrepreneur à deux balles !

La première facture ! ❤

Dès le 21 mai 2014, au matin, le site était quasiment terminé et les premières pubs apparaissaient. Grâce à quelques amis très sympathiques qui ont cliqué sur nos toutes premières publicités, nous avons retrouvé nos 2€ de départ dès le premier jour d’existence du site Internet, et payé ainsi la facture du nom de domaine !

Le nom de domaine, payé deux jours plus tard !

Trois ans plus tard, Up2School est une entreprise qui a réalisé un chiffre d’affaires à six chiffres sur les 12 derniers mois, et qui espère bien en faire sept en 2018 ! Le tout, en ne se développant que sur ses propres fonds… et en ayant l’obligation d’être rentable !

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