La culture startup telle que nous la vivons chez Equisense 🚀 🏇🏻

En deux ans d’existence, nous avons construit pas à pas chez Equisense une culture forte. Cette culture fait d’Equisense l’entreprise qui nous pousse à nous surpasser, qui nous fait grandir, nous rend performants et heureux. Cette culture a beaucoup évolué depuis les débuts de l’aventure, et elle continuera. Mettre des mots dessus maintenant nous permet de l’ancrer et de la transmettre, parce que nous nous sommes dits qu’elle gagnerait à être partagée. Nous espérons par là qu’elle puisse notamment permettre à celles et ceux qui voudraient nous rejoindre de savoir si c’est bien le cadre qui convient à leur épanouissement.

Pourquoi parle-t-on tant de culture en startup ?

Dans beaucoup d’entreprises, il y a une strate de management qui réactualise des ordres opérationnels en fonction de la stratégie. En startup, la stratégie est tellement mouvante que nous devons créer un cadre plus agile.

Pour aller plus vite dans la prise de décision, nous donnons de la visibilité sur la mission (où nous allons) et sur la culture (quels sont les principes qui régissent notre conduite).

Ainsi, chacun peut en autonomie itérer sur le “comment nous y allons ?”. Puisqu’au final, une startup c’est un peu ça : une entreprise à la recherche de son client, du bon produit, du bon prix, du bon canal de distribution, du bon message marketing…


Chez nous, la culture ne se définit pas par une série de valeurs, mais plutôt par une somme de pratiques, de process, de mottos articulés autours de 3 axes clefs qui nous permettent de réaliser nos ambitions :

délivrer, apprendre vite et bosser en équipe.

DĂ©livrer

Dans ce monde, la valeur vient de l’exécution, pas de l’idée. Tout cavalier qui a un smartphone peut penser à faire un objet connecté pour les chevaux. Ce qui compte c’est l’exécution, développer le bon produit, le financer, le vendre… Dans le numérique, “winner takes all”. Alors si nous voulons apporter dans la durée à nos clients des produits et services de qualité, si nous voulons réellement améliorer le bien-être des chevaux et changer l’équitation, il nous faut délivrer avec suffisamment de rapidité et de justesse.

Quelles implications sur la culture ?

  • Nous cherchons de l’engagement

Nous avons de grandes ambitions et cela demande de mettre beaucoup d’intensité et de rythme. Mais ne nous y trompons pas, le bon indicateur n’est pas le temps de travail. Il s’agit de se sentir responsable et de mettre les moyens nécessaires à la bonne exécution, quoi qu’il en coûte. Nous apprenons beaucoup sur la façon de servir nos clients et de faire grandir cette entreprise qui change très vite. Cela demande beaucoup de temps mais l’horaire n’étant pas le sujet, chacun peut avoir la liberté d’organiser ses journées comme il l’entend. Plusieurs personnes ici vont monter à cheval entre midi et deux, par exemple.

Par ailleurs quasiment tous les membres de l’équipe sont actionnaires. Cela va dans le sens de la responsabilisation car c’est notre entreprise.

  • ExĂ©cution vs. rĂ©flexion stratĂ©gique

La différence entre les forces spéciales et un soldat plus traditionnel, c’est que les forces spéciales sont envoyées en mission avec des ordres de niveau politique provenant directement du président de la république. Pour juger des situations, il réfléchira toujours à “l’effet final recherché”. Cela demande de juger dans l’action des meilleures décisions à prendre pour provoquer les effets géostratégiques souhaités. C’est davantage sur cette faculté que ces hommes sont sélectionnés que sur leur maîtrise du combat. A l’inverse dans les corps d’armée plus traditionnels, il y aura une hiérarchie qui décortiquera des ordres depuis la politique jusqu’aux ordres de mission très opérationnels. En startup c’est le modèle des forces spéciales que nous recherchons puisque, comme dit en introduction, l’incertitude et le besoin d’aller vite nécessitent de donner du sens à l’équipe pour que chacun puisse dépasser le cadre purement opérationnel. Nous avons pu constater au travers de plusieurs recrutements que ce fonctionnement ne convient pas à tout le monde. Certaines personnes très compétentes dans la planification, le management et la répartition des budgets peuvent ne pas réussir à entrer dans l’opérationnel, et d’autres, très opérationnelles, n’arrivent pas à prendre la hauteur suffisante. Ces dernières requièrent plus d’encadrement que ce que nous pouvons offrir chez Equisense.

  • Focus on what matters

Un professeur de qualité pendant mes études d’ingénieur m’a dit un jour : “si vous ne devez retenir qu’une seule chose de toutes vos études, retenez la loi de Pareto”. C’est le meilleur conseil que l’on puisse donner à une équipe en startup 🙏🏻. La loi de Pareto ou la loi du 20/80 appliquée à l’exécution, cela signifie que 20 % de ce que vous ferez apportera 80 % de la valeur. C’est sûrement l’une des clefs de réussite du mindset californien. Savoir concentrer 100 % de son énergie sur ce qui a vraiment de la valeur mais le faire à fond et très bien. Si on s’aperçoit qu’on s’est trompé, on change de focus (on pivote) pour s’y concentrer. C’est le seul moyen d’itérer suffisamment vite et de réussir avec des ressources limitées.

Le focus c’est choisir les 20 % qui compte mais aussi séquencer. “Think global, act local”. Nous avons une vision large avec beaucoup de services, de produits, de pays… Dans l’opérationnel, le nombre de sujets que nous traitons de front reste limité et c’est un choix. Nous pensons qu’on fait mieux les choses quand on est concentrés à 100 % dessus mais au-delà de cette simple question de productivité, c’est l’incertitude qui pousse à aller chercher les réponses le plus vite possible et donc à raccourcir les temps au maximum. Si j’ai 3 canaux de commercialisation à tester, je préfère tester à fond le premier. S’il marche, je jette les deux autres et accélère, s’il ne marche pas, je le mets de côté et passe au suivant. Il en va de même pour des fonctionnalités ou quoi que ce soit d’autre.

  • AmĂ©liorer sa productivitĂ© đź’Š et cultiver son mindset hacker đź› đź’ˇ

Une fois que vous êtes engagés et que tout ce que vous faites est réfléchi par rapport à l’effet final recherché, que vous êtes focus sur ce qui a le plus de valeur, il vous reste 2 façons de mieux délivrer. Faire plus en moins de temps : être productif, ou faire autrement, comme personne n’avait pensé : être un hacker.

La productivité n’est pas un gros mot. Chez nous ça n’a pas la connotation négative qu’on peut trouver dans l’industrie taylorienne. Ca veut juste dire que tout ce qui peut être automatisé, optimisé, processé doit l’être afin d’utiliser son temps et son énergie sur ce qui a vraiment de la valeur. Cela implique de sortir chaque jour de sa zone de confort pour remettre en cause ses outils, ses méthodes, son organisation…

Le mindset de hacker c’est sortir du statu quo et tirer un maximum de valeur. Chez nous c’est un mot qui se retrouve partout. Dans l’équipe tech bien sûr, mais aussi au niveau de l’équipe marketing quand on fait de la communication sur un événement. Par exemple, au dernier Salon du Cheval de Paris, il y avait un concours d’innovation auquel participaient les plus belles entreprises du secteur. Le public votait pour les meilleurs produits. Pendant la semaine, nous nous sommes relayés physiquement sur le village des innovations pour que notre produit soit compris et que les gens s’attachent à notre bonne humeur et notre énergie. Nous étions la seule marque à l’avoir fait. Nous avions construit de nos mains le week-end d’avant le présentoir ci-dessous pour que le produit soit bien mis en valeur.

Ça se voit que nous sommes encore essoufflés ?

Nous avons gagné ce concours ! Non contents d’être sous le feu des projecteurs, nous avons emprunté un transpalette pour transporter notre présentoir de 2,5 m de diamètre à travers les allées bondées du salon, pour que finalement Equisense Care, son logo, sa couleur, se retrouve face à une tribune comble et par la suite dans les différents médias. Sur ce salon nous avons bien payé comme tout le monde notre stand, mais nous avons hacké la valeur que nous pouvions en tirer.

Apprendre vite

Nous évoluons dans un monde en perpétuel changement. 30 % des métiers que nous exercerons dans 10 ans n’existent pas encore. Et pour être plus concret, je suis certain que 30 % des outils et méthodes qui changeront nos métiers l’année prochaine n’existent pas encore. L’environnement concurrentiel est aussi mouvant. Pour ne rien arranger, une startup est une entité qui doit apprendre qui sont ses clients, comment elle leur apporte de la valeur, comment elle les touche… C’est aussi une entité qui a vocation à grandir vite, donc à solliciter une très forte capacité d’adaptation. Enfin, au-delà de cet environnement qui nécessite de s’adapter en permanence et donc d’apprendre, nous sommes une équipe jeune qui a donc besoin de se former.

La courbe d’apprentissage que chacun peut avoir est clef dans la réussite du groupe !!

Quelles implications sur la culture ?

  • De la passion !!! ❤️

Pour être le meilleur dans son métier et apprendre suffisamment vite, il faut être passionné.

Quelqu’un qui n’est pas amoureux de son métier ne pourra pas mettre l’intensité suffisante dans l’apprentissage que lui impose la startup. L’amour de l’équipe, de l’équitation ou de l’environnement de travail ne suffisent pas.

Dit mieux et par d’autres :

“Your work is going to fill a large part of your life, and the only way to be truly satisfied is to do what you believe is great work. And the only way to do great work is to love what you do. “ Steve Jobs

Cela implique que nous cherchons lors de nos recrutements des personnalités avec du talent, des qualités, de la passion et une capacité à apprendre, bien plus qu’un set de compétences.

  • Droit Ă  l’erreur
Dans le contexte dans lequel nous vivons, l’erreur est partie intégrante de l’apprentissage.

“Learning by doing”. L’important est de savoir apprendre de ses erreurs, pour avancer. Aussi, tout dans l’organisation est fait pour démystifier l’échec, pour faire en sorte que l’équipe puisse soutenir de toutes ses forces les gens qui ont fait des erreurs, pour d’abord les sortir de la panade, et ensuite les aider à capitaliser.

Responsable n’est pas coupable.

Par exemple chaque semaine, nous parlons en réunion d’équipe de nos “fails” et de ce que nous en avons tiré. C’est devenu un hashtag : #sendShitToSpace (💩 > 🚀)

  • Sortir de sa zone de confort

L’apprentissage rejoint ce que j’ai dit plus haut sur le fait de sortir de sa zone de confort et ce que je dirai plus bas sur la nécessité de mettre de côté son ego pour se remettre en question. C’est un effort permanent qui conduit à vouloir chaque jour être meilleur que la veille. Si vous aimez ça, c’est un environnement incroyablement stimulant !

Travailler en équipe

La startup est un environnement où la grandeur de la mission et les difficultés à surmonter les aléas dépassent le simple individu. C’est une nécessité de travailler en équipe pour couvrir toutes les compétences nécessaires, délivrer sur tous les fronts et faire preuve d’intelligence collective.

Au-delà de cette nécessité de survivre, le travail d’équipe est une drogue puissante ! Notre came chez Equisense, c’est ce regard admiratif et complice que tu portes à ton coéquipier. Ce sentiment que tu éprouves quand tu reviens de loin, quand tu es fier de ce que vous avez accompli ensemble. Tu sens que tu es à ta place, ta mission compte. Seul tu n’es que peu de choses dans ce grand monde, mais quand les autres te complètent et te tirent vers le haut, alors tout est possible. Tu acceptes de te mettre au service du collectif pour construire quelque chose qui te dépasse. Tu sens la puissance du collectif et de la passion. La marque devient un étendard, l’alchimie est puissante, les réussites jouissives.

Quelles implications sur la culture ?

  • “We are all master of something”

Dans notre commando chacun joue sa partition. Nous ne pouvons pas être bons partout, mais nous avons chacun un sujet sur lequel nous excellons. C’est de ce domaine d’expertise et de la responsabilité avec laquelle nous l’exerçons que chacun tire sa légitimité et pourra s’appuyer sur les autres.

  • ĂŠtre gĂ©nĂ©reux les uns envers les autres

Dans le crew, nous donnons aux autres notre temps, notre énergie, sans compter et sans attendre en retour. C’est un cercle vertueux d’entraide qui permet que même si chacun a une mission, il puisse se mettre au service du collectif.

  • Faire du Care

L’échange est nécessaire, même si certaines choses peuvent être dures à entendre. Pour pouvoir user librement de la critique, il faut que le récepteur fasse fi de son ego et que l’émetteur soit bienveillant et constructif. Dès lors, nous pouvons tout nous dire. Nous travaillons donc chaque jour à créer ces relations bienveillantes que nous qualifions du hashtag #care.

  • De la question de l’ego

Ah l’ego, l’ego… Chacun a de l’estime personnelle et du caractère, mais nous tâchons de gommer au maximum nos egos. A forte dose c’est un poison qui tue la remise en question et le travail d’équipe. Nous tâchons d’adopter une position humble et de considérer l’acceptation de la critique non pas comme une faiblesse mais comme la clef de l’excellence. L’important dans la création de cette culture du non-ego, c’est que la reconnaissance soit basée sur les bonnes metrics. En l’occurrence, chez nous, le fait de délivrer, apprendre vite et bosser en équipe… Si les valeurs sont claires, “success is obvious” et les actes de chacun parleront d’eux-mêmes sans que nous ayons besoin de les vanter. Dans cette démarche, chacun doit faire un travail sur soi pour ne pas entraver ses relations et son discernement.

  • ConnaĂ®tre les gens

Même si nous cherchons une certaine homogénéité en créant une culture forte, chaque personne reste singulière. Dans le management comme dans le travail d’équipe, il n’y a pas de règle universelle. Chacun doit pouvoir s’adapter à ses coéquipiers, savoir quelles sont leurs sensibilités, leurs motivations, leurs forces et faiblesses.

Construction en équipe d’une cafetière connectée actionnable depuis Slack

Pour y parvenir, nous avons deux méthodes : décloisonner le travail et vivre ensemble. Décloisonner en faisant des hackathons ou des brainstorming permet à des gens qui ne travaillent pas ensemble d’ordinaire de passer du temps à se comprendre.

Dans une équipe de rugby, on joue souvent à l’entrainement aux postes des autres. Ainsi, dans l’action chacun fera preuve de suffisamment de compréhension et d’empathie pour apporter à ses coéquipier l’appui dont ils ont besoin. C’est aussi au nom de cette compréhension de l’autre que chaque semaine, en réunion d’équipe, chacun a une minute pour présenter ses réalisations, son focus pour la semaine à venir et ses points de blocage.

Enfin, pour aller au-delà du travail, du poste et s’intéresser à la personne, rien de mieux que de boire des verres le soir, de partir en week-end, de vivre ensemble.

Créer une équipe ne se fait pas qu’au bureau
  • HiĂ©rarchie et rĂ´le du chef

Il n’y a pas chez nous de niveau de hiérarchie en dehors de l’équipe dirigeante.

Tout le monde connait la mission et la culture, nous déclinons les objectifs en roadmap puis en OKR (Objectives and Key Results) à l’échelle de chacun. Des process séquencent l’exécution et forcent la communication mais nous nous efforçons de gommer la hiérarchie.

Est-ce à dire qu’il n’y a pas de chef ? Non ! Si la startup est un catamaran en haute mer et par gros temps, on ne peut pas se payer le luxe de l’holacratie parfaite. Le chef doit prendre l’information de toute l’équipe et de l’environnement pour prendre les meilleures décisions possibles mais lorsqu’on choisit de contourner l’iceberg par la gauche, tout le monde doit suivre.

Je pense en revanche que les cadres doivent incarner des rôles de leaders. Leur mission est d’indiquer le cap, d’impulser l’énergie et de créer les conditions pour que la culture opère. Pour les deux premiers points, je m’en tiendrai à citer Saint-Exupéry,

“Si vous voulez construire un bateau, ne commencez pas par rassembler du bois, des cordes et distribuer du travail mais éveillez dans le coeur des hommes le rêve de la mer grande et belle”.

Pour ce qui est du dernier point sur la culture, la première des choses est de l’incarner avec exemplarité.

Si je digresse, au-delà de ma passion pour le sujet du leadership, c’est que cela crée un environnement de travail pour beaucoup très stimulant mais dans lequel il faut s’accommoder d’une grande autonomie.

Enfin, qui dit horizontalité dit qu’il faut trouver des solutions pour assurer un certain nombre de fonctions opérées traditionnellement de façon verticales. On peut penser à la planification, le management de la qualité, l’amélioration de l’environnement de travail, la mise en place d’un nouvel outil, etc. Pour que ces fonctions transverses soient opérées par l’équipe, nous avons mis en place des DRI (Direct Responsible Individual). Chacun prend pour 3 mois la responsabilité d’un de ces process en plus de son coeur de métier. A l’échelle de chacun, cela permet une montée en compétences, une bonne occasion de travailler avec toute l’équipe. A l’échelle de l’entreprise, c’est un moyen de rendre autonome l’équipe et de s’assurer que ces process clefs sont gérés sérieusement sans alourdir l’organisation.


Conclusion

La culture est donc un outil central qui régit notre vie en communauté et la cohérence de nos décisions. C’est aussi grâce à elle que nous évoluons dans un environnement incroyablement enrichissant et stimulant.

Ne nous y trompons pas, si la cohésion et l’apprentissage sont aussi omniprésents, c’est aussi parce que la startup est un environnement où l’incertitude et la pression du résultat sont fortes.

J’espère qu’au travers de ce blogpost vous aurez perçu ces deux facettes qui font de ce modèle d’entreprise, bien loin des clichés, un environnement clivant dans lequel il ne faut pas se lancer pour les mauvaises raisons. Vous avez en tous cas dans ces quelques lignes une description de ce que vous pourrez trouver ou non.

Si la description que j’ai faite de notre culture ne vous effraie pas, mais qu’au contraire elle vous donne envie de vous retrousser les manches, de chaque jour être meilleur, et de prendre part à un collectif :

C’est par ici : Jobs dispos chez Equisense ;)