12 règles pour une vie : un antidote au chaos

Découvrez des principes solides que tout individu devrait connaître pour mieux vivre et penser

Onur Karapinar
Aug 19 · 16 min read
Photo de Pete Nowicki sur Unsplash

Temps de lecture estimé : 15 minutes

À votre avis, quelles sont les valeurs universelles et les règles qui donnent un sens à la vie d’un être humain ?

Aujourd’hui, dans l’hyperactivité bourdonnante de la modernité, être distrait de ses véritables priorités est un véritable problème. Prendre du recul pour penser en profondeur et mener la vie souhaitée est difficile.

Jordan Peterson, professeur de psychologie à l’Université de Toronto, s’est plongé dans les nombreux mythes et textes historiques qui ont influencé notre manière de penser et de vivre dans le monde.

Selon lui, les maux actuels de la société peuvent être guéris si l’on commence par les individus qui la constituent.

Ainsi, en commençant par être soi-même le changement que l’on veut voir, nous pouvons influencer positivement nos proches et autrui à se livrer à ce travail de développement personnel.

C’est dans la volonté d’aider les nombreuses personnes à reprendre en main leur vie que Peterson a décidé d’apporter des réponses simples et accessibles dans son livre 12 Règles pour une vie : Un Antidote au Chaos.

S’appuyant sur la philosophie, la psychologie, l’histoire et les mythes, Peterson présente 12 principes directeurs pour nous assurer une vie pleine de sens.

Règle 1 : Tenez-vous droit, les épaules en arrière

Certaines personnes ont une mauvaise posture et cela est porteur de bien plus de signification que l’on pourrait croire.

Peterson prend l’exemple du comportement des homards. Les homards peuvent modifier leur comportement en fonction de leur taux de sérotonine/octopamine.

Qu’ils soient dans l’océan ou élevés en captivité, les homards se battent très souvent, parfois même jusqu’à la mort, pour trouver un abri idéal et un lieu sûr.

Quand un homard gagne, son taux de sérotonine (neurotransmetteur associé au bonheur) augmente par rapport à celui de l’octopamine. Par contre, les homards à faible taux de sérotonine sont considérés comme des perdants, peu confiants, craintifs et sont susceptibles de disparaître au premier signe de difficulté qui leur causerait des problèmes.

Ces niveaux d’hormones peuvent même affecter la posture des homards : plus de sérotonine amènera les gagnants à être plus agiles et adroits, tandis que plus d’octopamine rendront les perdants tendus et recroquevillés.

Cette différence sera prise en compte dans les prochains affrontements, car les homards dressés paraîtront plus gros et plus intimidants, ce qui obligera ceux qui sont tendus à rester soumis.

Le homard dominant, avec sa posture droite et assurée, jouit de nombreux privilèges : il occupe le meilleur abri, dort mieux, savoure les meilleurs repas et attire aussi les femelles qui cherchent à le séduire.

Un effet similaire s’applique aux personnes. Dès que nous rencontrons quelqu’un, nous l’évaluons pour voir où il se situe dans la hiérarchie sociale.

Les personnes en proie à l’alcoolisme ou à la dépression ont moins de chance d’entrer dans une situation de concurrence, ce qui ne fait que renforcer l’inactivité et le maintien d’une faible estime de soi et de la dépression. À l’inverse, les gagnants présentent souvent langage corporel assuré et confiant.

À l’école, nous avons tous connu une personne qui a été victime de harcèlement parce qu’elle paraissait être une victime facile, car peu confiante à travers son langage corporel avachi et irrégulier.

Le langage corporel agit comme une boucle de rétroaction de la régulation hormonale (!). Peterson écrit :

« Si vous restez avachi, adoptant la même posture que le homard vaincu, les autres vous attribueront un statut peu élevé, et le vieux régulateur que vous partagez avec les crustacés à la base même de votre cerveau vous donnera une note de domination relativement basse. Ensuite, votre cerveau produira moins de sérotonine. Vous serez moins heureux, plus anxieux et triste, et vous risquerez plus probablement de céder quand vous devrez vous affirmer. Cela diminuera également la probabilité que vous puissiez vivre dans un bon quartier, que vous ayez accès à des ressources de premier choix, et que vous trouviez un partenaire désirable et en bonne santé. Vous aurez plus de risques de consommer de la cocaïne et de l’alcool, car vous vivrez au jour le jour dans un monde au futur incertain. Cela augmentera votre sensibilité aux maladies cardiaques, au cancer et à la démence. Tout bien considéré, rien de très positif. »

Agir comme un « loser » fera en sorte que les gens pensent que vous êtes un « loser ». Ne tombez pas dans ce piège pour envoyer des signaux négatifs.

La solution à l’air contre-intuitive : imitez le homard dominant !

Tenez-vous droit, les épaules en arrière. Osez exprimer vos pensées et vos désirs. Vous avez au moins les mêmes droits que les autres, sinon plus grands parfois.

Règle 2 : Prenez soin de vous comme d’une personne que vous avez la responsabilité d’aider

Peterson affirme que la plupart des gens ont du mépris de soi et qu’il arrive souvent qu’ils ne s’en rendent même pas compte. La plupart du temps, les gens prennent soin de leur famille, de leurs amis et même de leurs animaux de compagnie, mais négligent leur propre personne.

Bien sûr, aider ceux que l’on aime, c’est très bien, mais nous devons réaliser que nous devons faire la même chose pour nous-mêmes, pour notre propre bien aussi.

Il peut s’agir de quelque chose de simple comme garder notre chambre propre ou de quelque chose de beaucoup plus profond comme avoir de l’estime de soi et nous considérer comme une personne importante ayant du potentiel, des droits et des désirs.

De plus, prendre soin de soi, c’est aussi mieux soutenir ceux qui nous sont chers.

En se négligeant soi-même, nous courons le risque de commettre une série de mauvaises erreurs, notre vie empirera non seulement pour nous, mais aussi pour les gens qui nous entourent.

Les actions d’une personne résonnent, parfois d’une manière inimaginable. Un exemple peut être la mère de Staline dont les erreurs ont créé des effets d’entraînement qui ont affecté des millions de personnes.

Règle 3 : Choisissez des amis qui souhaitent ce qu’il y a de mieux pour vous

Presque tout le monde a deux types de familles. Celui octroyé par la naissance sur lequel nous n’avons eu aucune emprise et celui qu’on choisit soi-même à travers ses amis.

La sélection de ces personnes importantes ne doit pas être prise à la légère, car elles ont souvent un impact dans notre vie ; cela peut améliorer votre qualité de vie ou la réduire. Et c’est quelque chose qui peut arriver à n’importe qui et n’importe où.

Que cela soit dans une équipe de travail ou dans un groupe, il suffit d’un seul élément perturbateur pour nuire à l’équilibre.

Il est de votre responsabilité de choisir soigneusement les personnes qui méritent votre attention et vous tenir à l’écart de ceux qui vous font du mal ou compliquent votre existence.

Alors pourquoi beaucoup de gens ne font pas de bons choix ? C’est parce qu’il est plus difficile de s’entourer de personnes saines et en bonne santé que l’inverse (c’est comme les bonnes habitudes).

Cultiver des relations saines favorise votre bien-être. Vous pourrez vous entraider, avoir des conversations de qualité, partager de nombreuses ressources et vous soutenir mutuellement en cas de revers. Cette dynamique peut déboucher sur de grandes réalisations.

Quand j’étais étudiant, j’avais rassemblé une dizaine de personnes de qualité pour monter un projet radio qui a bénéficié à tous dans leur vie personnelle et même professionnelle.

Il y a quelques éléments qui peuvent vous aider à savoir si vous avez de bons amis :

  1. Ils ne tolèrent pas que vous soyez dans la négativité
  2. Ils veulent ce qu’il y a de mieux pour vous
  3. Ils vous encouragent à donner le meilleur de vous-même
  4. Ils cherchent à vous rendre la plus simple (si possible)
  5. Ils sont prêts à vous critiquer sévèrement pour votre bien
  6. Ils sont ravis de vous voir progresser

Alors, quelles personnes comptez-vous dans votre vie qui répond à ces critères ?

Règle 4 : Comparez-vous à la personne que vous étiez hier, et non à quelqu’un d’autre

De nos jours, grâce à Internet, nous faisons tous partie d’une communauté mondiale. Où que vous soyez, il y aura toujours quelqu’un de meilleur que vous.

Les gens ont toujours tendance à se comparer à d’autres personnes qui semblent, ou se trouvent, avoir plus de succès et avoir une vie meilleure qu’eux.

Les réseaux sociaux nous incitent à partager les bonnes nouvelles, celles qui nous valorisent et améliorent notre statut social. Cette vision biaisée ne présente qu’une version publique bien loin de représenter la réalité de problèmes financiers, intimes, psychologiques, qui sont tous étroitement liés à l’existence de tout individu.

Le problème de la comparaison est qu’elle conduit souvent à perdre de vue la situation dans son ensemble en se concentrant sur un seul aspect de nos vies.

Par exemple, Dave Mustaine, ancien guitariste de Metallica, n’a pas digéré son éviction du groupe. Il a fondé Megadeth pour tenter de surpasser Metallica. Malgré le fait d’avoir vendu plus de 50 millions d’albums vendus à travers le monde et d’être considéré comme l’un des meilleurs guitaristes, Mustaine reste insatisfait.

Ce qui est vraiment bénéfique, c’est de se concentrer sur soi-même, sur sa vie et son environnement. Cherchez ce qui vous dérange afin de le changer ou de l’améliorer et soyez honnête avec vous-même sur votre capacité ou non de résoudre un problème.

Si ce n’est pas quelque chose qui est en votre pouvoir, concentrez-vous sur autre chose, avec moins d’exigences.

Comparer les résultats actuels aux situations précédentes est aussi un bon indicateur pour savoir si l’on a progressé. Si vous êtes trop dans votre zone de confort, alors il serait peut-être temps d’envisager à prendre plus de risques et à travailler plus pour vos objectifs ambitieux.

Changer sa vie positivement ne se fait pas du jour au lendemain. Les plus grands résultats nécessitent du temps et des efforts. En vous assurant d’avancer toujours d’un petit pas chaque jour, vous finirez tôt ou tard par atteindre le sommet.

Règle 5 : Défendez à vos enfants de faire ce qui vous empêcherait de les aimer

Les parents sont aussi des êtres humains, ce qui signifie qu’ils ne sont pas parfaits et qu’ils peuvent facilement faire des erreurs qui peuvent affecter leurs enfants.

Ainsi, la faim, le stress, la fatigue ou même une mauvaise journée de travail sont plus que suffisants pour vous faire perdre votre sang froid et devenir déraisonnable envers vos enfants.

Statistiquement, c’est à l’âge de deux ans que l’enfant est le plus violent et agressif parce qu’il a l’instinct de repousser les limites afin de pouvoir savoir où les lignes de son environnement sont tracées.

Nous avons tous une tendance subconsciente à la tyrannie profondément enracinée et cette tyrannie est plus susceptible de se manifester contre quelqu’un qui est beaucoup moins puissant que vous, par exemple, vos enfants.

Peterson énonce quelques principes sur la procédure disciplinaire.

  1. Limiter les règles. Trop de règles risquent de frustrer. Choisissez celles qui sont essentielles : ne pas mordre, ne pas insulter, ne pas se battre sauf en cas de légitime défense.
  2. Utiliser la force minimale nécessaire. Parfois, il suffit d’un regard déçu. D’autres fois, cela peut être une semaine sans jeux vidéo. La punition doit être à la hauteur de la bêtise. Ayant besoin de limites pour son développement, un enfant doit apprendre à ne pas enfreindre la règle autant que nécessaire.
  3. Éduquer à deux. Seul, c’est difficile. Les enfants sont malins et ils vont chercher à exploiter les faiblesses du père ou de la mère à leur profit. Venir à deux, c’est soutenir votre partenaire et l’aider à remarquer quand il se fait prendre au piège émotionnel.

Les parents sont en quelque sorte des substituts du monde réel qui enseigneront et prépareront leurs enfants à être socialement désirables pour le monde extérieur.

Règle 6 : Balayez devant votre porte avant de critiquer les autres

Partout où nous regardons, nous voyons beaucoup d’anomalies et beaucoup de choses dont nous pouvons nous plaindre. C’est vrai que la vie est tragique, du moins pour la plupart des gens, et il y a sûrement de la malveillance.

Cependant, si nous nous y attardons, il n’y a aucun avantage puisque nous devenons de plus en plus rancuniers. Il est inutile de maudire et de critiquer constamment ce qui ne va pas ; cela est usant et contre-productif. Mieux vaut commencer à prendre des mesures plus significatives.

Tout d’abord, nous devons nous occuper de nous-mêmes avant de donner des leçons aux autres. Être occupé à critiquer la société tout le temps risque de vous négliger vous-même et vous ignorez que vous pouvez être semblable à ce que vous méprisez.

Alors, prenez soin de vous d’abord, arrêtez de faire tout ce que vous savez être mal et commencez à faire et à dire seulement des choses qui vous rendent fier.

La première étape est d’apporter la paix à votre foyer et après cela, vous pouvez critiquer l’État et essayer de contribuer à changer la société dans laquelle vous vivez pour le mieux.

Règle 7 : Concentrez-vous sur l’essentiel (et non sur le plus opportun)

Combien de personnes recherchent chaque jour des plaisirs qui ne sont pas dans leur intérêt ? Et combien ne sont pas disposés à faire des sacrifices qui sont dans leur meilleur intérêt ?

Il est tellement facile de se laisser aller à des comportements autodestructeurs sous prétexte que le monde va mal ou que les événements ne se déroulent pas comme prévu.

Selon Peterson, le sens est comme un instinct ou une forme de vision qui vous permet de savoir si vous êtes au bon endroit ou non. Le bon endroit se trouve quelque part entre le chaos et l’ordre.

Rester en sécurité tout le temps et faire face aux seules choses que vous comprenez, et vous ne vous développerez pas davantage et ne grandirez pas.

D’un autre côté, si vous restez dans le chaos, vous vous perdrez. Le meilleur choix est de quitter votre point de sécurité et d’essayer de prendre des risques pour tout ce qui en vaut la peine, sans toutefois perdre votre chemin vers le chaos.

L’opportunisme est ce que les gens font pour se sortir d’affaire ici et maintenant, mais l’inconvénient est qu’ils sacrifient l’avenir pour le présent. Cela signifie que l’opportunisme n’est bon que pour échapper temporairement à vos problèmes.

Pour contrer ce phénomène, visez haut. Cessez de faire tout ce qui vous permettra d’éviter temporairement vos problèmes et essayez de voir autour de vous. Comprenez ce que vous pouvez améliorer et faire pour agir en ce sens. Vous finirez par acquérir des connaissances et plus d’expérience, mais soyez prudent de ne pas tomber dans le piège de devenir arrogant.

Restez humble.

Règle 8 : Dites la vérité, ou du moins ne mentez pas

L’une des choses les plus difficiles à faire parfois dans la vie est de dire la vérité. La vérité peut être dure et il y a aussi des moments difficiles pour la ressentir. Cependant, il nous est très facile de savoir quand nous mentons.

Par conséquent, lorsque nous ne connaissons pas la vérité ou que nous avons de la difficulté à la dire, la meilleure option qui s’offre à nous est tout simplement de ne pas mentir.

Seule la vérité peut vous tirer d’affaire, peut-être pas tout de suite, mais à la longue, vous aurez la confiance de tous. Il y aura des cas où vous ne saurez pas quoi faire, mais souvenez-vous-en : commencez par dire la vérité ! Il sera plus facile de faire face à n’importe quelle situation.

D’un autre côté, mentir vous affaiblit et vous corrompt. Dès le moment où vous mentez, vous commencez immédiatement à vous sentir étrange, faible et peu sûr de vous.

Les autres peuvent aussi le sentir et commencer à douter de vous. Même s’ils ne sont pas en mesure de vous prouver que vous avez tort, vous demeurez insatisfait parce que vous savez que vous mentez et que vous êtes un imposteur.

Le mensonge est l’antithèse du sens et de la réalité. La seule chose que l’on peut faire en mentant, c’est s’éloigner d’une situation, mais seulement temporairement.

Si le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend les escaliers. Le mensonge finira toujours par se faire attraper et la vérité finira toujours par éclater.

Comme le dit Peterson : « Ce sont les grands et les petits mensonges des États nazis et communistes qui ont causé la mort de millions de personnes. »

Règle 9 : Partez du principe que celui que vous écoutez en sait plus que vous

Quand les gens se disputent à propos de quelque chose, ils tombent souvent dans le piège d’essayer de gagner un argument et passent à côté du véritable but d’une bonne conversation.

La meilleure chose à faire est de tirer profit de ce que quelqu’un essaie de vous dire. Donnez-lui une chance de vous expliquer et de vous faire comprendre ce qu’il pense exactement. Qui sait, peut-être qu’à la fin, vous pourriez trouver ses idées ou suggestions meilleures que certaines des vôtres et vous empêcher de faire face à de futurs problèmes.

Un bon conseil pour être un meilleur interlocuteur consiste à écouter, puis à résumer ou à récapituler à voix haute ce que la personne vient de dire. Cela aide à s’assurer que vous avez bien compris le propos, tout en l’aidant à rester dans votre mémoire ; cela réduit également le risque de déformation ou de simplification excessive des détails afin de convenir à votre interlocuteur.

Parfois, la vérité blesse et il est pénible de recueillir des informations qui vous obligent à modifier vos idées et idées préconçues. Mais c’est le prix que vous payez dans le cadre du processus d’apprentissage et de croissance

Peterson dit même d’écouter vos ennemis. Certes, ils mentiront à votre sujet, mais ils seront aussi sûrs d’être francs sur des choses que vos amis pourraient ne pas voir ou ne pas vouloir dire. Apprenez à séparer le bon grain de l’ivraie.

Règle 10 : Soyez précis dans votre discours

Selon Peterson, il existe un lien indivisible entre la communication et la réalité. La langue prend ce qui est inconnu du chaos et lui donne un nom qui en fait une chose. Une fois que cette chose est adressée avec un nom, vous pouvez la contrôler.

Un exemple simple serait la sensation de toucher. Imaginez que vous voyez un verre devant vous pour la première fois. Sans y toucher, on ne sait pas ce qui ne va pas. Une fois que vous le touchez, vous sentez qu’il est trop chaud pour le tenir trop longtemps. Donc, vous lui donnez un « nom », un verre chaud. Maintenant, vous pouvez faire quelque chose et utiliser une paire de gants à l’épreuve de la chaleur pour faire votre travail.

En revanche, être dans l’incapacité de nommer les choses peut être terrifiant. Imaginez que vous ayez mal quelque part et qu’aucun docteur ne puisse diagnostiquer ce que vous avez. Personne ne sait ce que vous avez et il est donc impossible d’agir pour calmer cette douleur. Cela vous donne aussi l’impression d’être plus faible si vous ne savez pas vraiment ce que c’est.

C’est pourquoi, selon Peterson, il est important de parler avec précision. Cela permet d’extirper un sens du néant. Les mots ne doivent pas être sous-estimés, car ils ont un pouvoir créatif. Ne créez pas plus de confusion et d’obscurité par un discours imprécis.

Lorsque vous êtes confronté à un problème, vous devez rétablir l’ordre en expliquant clairement et précisément ce qui ne va pas avant de chercher à le résoudre.

La même chose va se produire lorsque votre corps se décompose et que vous pouvez tomber malade. Il peut y avoir un certain nombre de problèmes, vous devez donc formuler à votre médecin les symptômes précis.

Est-ce que votre estomac vous fait mal où est-ce une fièvre ? Cela peut-il commencer après que vous ayez mangé quelque chose ? Qu’est-ce que c’était ?

En étant précis, vous pouvez rétablir l’ordre et prendre des mesures concrètes pour commencer à mieux vous sentir.

Un langage précis peut également améliorer la fluidité de vos relations. Votre partenaire fait-il quelque chose qui vous dérange, comme ne pas faire la vaisselle ? Plus tôt vous serez précis avec eux, plus la vie sera facile.

Règle 11 : Ne dérangez pas les enfants lorsqu’ils font du skateboard

Cette règle concerne essentiellement la masculinité. Peterson nous dit que lorsque les enfants font toutes sortes de choses folles sur des skateboards ou qu’ils prennent des risques, nous devrions les laisser faire.

Bien sûr, cela peut être dangereux, mais il est important pour eux de développer leur masculinité, leur compétence et de faire face au danger.

Normalement, beaucoup de comportements rebelles à l’école sont appelés « masculinité toxique », mais Peterson croit que les bénéfices sont plus importants que les situations problématiques probables.

Quand les hommes ne sont pas entravés et se sentent encouragés, ils préfèrent vivre sur le fil du rasoir. En vivant de cette façon, ils peuvent avoir confiance en leur expérience et affronter le chaos qui les aide à se développer.

Ils sont faits pour cette raison, pour apprécier le risque (certains d’entre eux plus que d’autres). De plus, surprotégés, ils échoueront quand quelque chose de dangereux ou d’inattendu se produira soudainement, ce qui arrivera inévitablement un jour ou l’autre.

Règle 12 : Caressez les chats que vous croisez dans la rue

Cette règle finale est principalement autobiographique et Peterson nous parle de tragédie et de douleur. Quand des choses tragiques sont devant nous et que nous sommes impuissants, nous devons garder les yeux ouverts sur ces petites choses qui font que la vie en vaut la peine.

Le titre de ce chapitre est inspiré de l’expérience de l’auteur qui a observé un chat errant local et l’a vu s’adapter à son environnement dans un environnement difficile.

Quand vous sentez que votre vie est foutue, il y a un moyen de la rendre plus facile à gérer jusqu’à ce que vous la remettiez sur pied. C’est pour raccourcir votre horizon temporel. Arrête de penser à ce qui va se passer dans les prochains mois.

Pensez à ce que vous pouvez améliorer dans la journée d’aujourd’hui ou peut-être dans les prochaines heures. Réduisez le délai jusqu’à ce que vous puissiez éventuellement gérer le reste et c’est ainsi que vous vous adaptez à la dévastation.

C’est très important de ne pas abandonner. Même, dans les pires situations, même si vous êtes à un endroit où vous préférez ne pas être, essayez toujours de chercher ce qui est significatif et utile.

Tout ce que vous pouvez faire, c’est faire de votre mieux, être honnête, éviter d’être égoïste et orgueilleux.

Il est important d’assumer la responsabilité de votre sort dans la vie et de ne pas blâmer le monde ni les autres pour vos manquements. En fin de compte, vous seul pouvez améliorer votre vie.



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