17 techniques utiles ou basiques pour dynamiser vos prises de parole en public (et mettre vos messages en valeur)

Bon, allez !

Dans quelques jours, dans quelques instants, vous allez prendre la parole en public. Et vous visez le succès.

Il existe des techniques utiles pour apporter du peps au discours, vous mettre en avant et renforcer les liens avec l’auditoire.

Dans cet article, vous découvrirez que c’est entre autres une affaire de tronc, de structure, et d’un peu de mou dans les jointures.

Allez, suivez-moi.

Technique n°1 : Pour ne pas créer l’ennui, bâillez ouvertement.

En amont, travaillez la diction. Et l’articulation. Sinon vous resterez un artiste incompris.

Faites comme un petit lynx. Décrochez-vous gentiment la mâchoire. Pour faire court, bâiller soulage la glotte, détend et repositionne le larynx.

Résultat : vous vérifiez le flux d’air sortant. Même si vous ne connaissez rien aux techniques vocales. Jean Sommer l’explique bien dans cette vidéo.

Pour améliorer la diction, vous pouvez aussi prendre un bouchon de liège. Calez-le entre les dents. Puis parlez pour ouvrir le bol vocal (là où se forment les sons).

Si vous n’appliquez pas ces conseils, vous parlerez en serrant les dents.

Technique n°2 : Evitez le trou d’air au décollage.

Avant d’attaquer, marquez un court silence. La parole commence paradoxalement par le silence.

Une fois ancré.e, comptez jusqu’à 3. Remplissez vos poumons. Puis parlez clairement.

Alors que l’émotion perce dans ces premiers instants, vous vous mettez dans un fauteuil neuf avec coussin d’air. Vous n’avez pas à vous soucier de votre respiration.

Si vous ne le faites pas, vous augmentez le stress. Et commencez à bout de souffle.

Technique n°3 : Quand vous prenez la parole, démarrez par un Bang !

Plutôt qu’une harangue, commencez par un Bang !

Racontez une anecdote, voire un secret. Posez au public des questions. Citez des chiffres peu connus. Lancez une devinette.

Créez ce premier effet de surprise. Testez le public et son répondant.

Si vous ne le faites pas, vous restez collé.e aux starting-blocks.

Technique n°4 : Souriez, vous parlez !

SOU-RI-EZ ! Soyez sincère. Mais comment faire si le contexte est difficile ou tendu ?

C’est facile : pensez à une personne, ou à un moment précis, qui vous fut agréable. Pensez à votre enfant rieur sur un manège le weekend d’avant. Pensez à un sketch hilarant.

Utilisez cette technique de visualisation et laissez-vous donc sourire. Pascal Haumont l’évoque dans cette vidéo.

Une astuce utile pour en finir avec les sourires futiles.

Technique n°5 : Jouez la montre pour parler dans les temps !

Posez-vous cette question simple : est-ce que je vais parler le matin ? Ou bien dans l’après-midi, après le déjeuner ?

Adaptez-vous au contexte temporel. Le matin, donnez un discours plus énergique, créez de l’interaction, impliquez votre public.

Dans l’après-midi, jouez la détente, le côté placide. Adaptez votre prise de parole comme à l’heure du thé !

L’un dans l’autre, votre discours sera plus facile à croquer, ou à digérer.

Technique n°6 : Parler en public : vous l’avez dans les tripes !

En séminaire, en réunion, le réflexe est de vous mettre au diapason ? Vous ne voulez pas qu’on vous remarque.

Vous parlez alors en voix de gorge, ou dans le nez. Comme beaucoup d’autres personnes en réalité.

Alors faites la pompe ventrale. La respiration des bébés. Inspirez profondément et le ventre se gonfle. Expirez l’air des poumons, ouvrez bien la bouche, parlez : la voix prend du corps.

Vous vous démarquez naturellement. Vous ne vous dégonflez plus. Et abaissez le stress. (The Conversation le décrit dans cet article au point 4).

Si vous ne le faites pas, ça peut vous rester sur l’estomac.

Technique n°7 : Utilisez le tronc commun à toutes les oratrices et à tous les orateurs !

Agiter les mains ou les porter à hauteur de buste peut vous sembler peu naturel. Ludovic Lecordier l’illustre bien dans cette vidéo.

A la base, tout part du tronc. Les sculpteurs les plus légendaires ont toujours travaillé des troncs puissants.

D’ailleurs, n’admire-t-on pas la Venus de Milo ou la Victoire de Samothrace, statues épiques dépourvues de bras ?

Bombez le torse. Soyez subtil.e. Utilisez le tronc, le siège de votre respiration. Cou, tête, bras, mains n’exprimeraient rien sans sa présence.

Donnez du cœur à vos prises de paroles en public. Et vos gestes couleront de source.

Si vous ne le faites pas, vous risqueriez de baisser les bras.

Technique n°8 : Sortez de votre boîte pour manier les bons outils !

Vous allez prendre la parole en public et une question vous taraude : « Mais qui suis-je donc pour mériter ça ? ».

Calmez-vous. Demandez-vous plutôt : « Qui sont-ils donc pour mériter cela ?»

Approchez votre prise de parole en appréciant votre auditoire. Quelles sont ses connaissances ? Quelles sont ses attentes ? Quelle est ou quelle sera son attitude ? Grégory de Prendreconfiance l’indique au cœur de cet article.

Répondez à ces questions, et préparez un discours breveté. Donnez au public des outils, des clefs !

C’est mille fois plus gérable qu’un moulin à paroles.

Technique n°9 : Pour une prise de parole énergique, soyez mou du genou !

Parler pour servir son auditoire, c’est méritoire. Mais vous n’êtes pas un petit soldat.

Oubliez les jambes de plomb ou raides comme des piquets. Déverrouillez les genoux pour vous donner un peu de mou. Puis du ressort. Vos gestes seront plus souples et expressifs.

Il vous sera aussi plus facile de vous déplacer.

François Delsarte, pédagogue français du 19°siècle, maître peu connu du mouvement expressif, recommandait de libérer les genoux pour assurer les transferts de poids. Et faciliter la respiration ventrale.

Si vous bloquez les genoux, vous parlerez comme un gnou.

Technique n°10 : Offrez au public une parenthèse, un sursis…

De brefs moments de silence rythment, ponctuent, apaisent, ou relancent.

Alors chut, un peu de bon sens : faites silence. Vous gagnerez en éloquence.

Si vous ne le faites pas …..

Photo by Headway on Unsplash

Technique n°11 : Si le public est roi, soyez un peu son sujet !

Racontez une histoire, c’est bien. Alors, mettez-vous à nu : racontez une histoire que vous avez vécue.

Si votre histoire fascine, si les faits étonnent, vous favorisez la sécrétion d’hormones du plaisir. David JP Philips en parle fort bien dans cette vidéo.

Faites-le, mettez-vous en sujet d’une partie du discours. Il y a de fortes chances que votre expérience résonne chez vos auditeurs.

Si vous ne le faites pas, vous loupez une chance d’être cité.e en exemple.

Technique n°12 : Mettez le GPS pour de la structure et de la souplesse.

Agissez comme un guide certifié, rendez-leur le chemin facile. Proposez une carte, tracez un parcours, posez les étapes. Offrez un parcours structuré, agile.

Pourquoi ? Si l’orateur structure l’information, le public la retient jusqu’à 40% mieux (un spécialiste américain l’indique dans cette vidéo).

Une structure en 3 étapes séduira l’auditoire. Hier / aujourd’hui / demain. Problèmes / solutions / bénéfices…

Guidez le public par la main. Facilitez sa compréhension. Emportez son adhésion.

Bref, pour convaincre, n’y allez pas par 4 chemins.

Technique n°13 : Faites cet effort : faites cette anaphore !

Vous rêvez que le public se berce de vous entendre parler ?

Vous rêvez que la salle vous applaudisse à tout rompre ?

Vous rêvez qu’on vous rappelle pour un rendez-vous ciblé ?

Faites simple, mais efficace : utilisez des anaphores pour parler tel un mentor. Cette figure de style, bien utilisée, crée des effets insoupçonnés.

N’hésitez pas à utiliser des phrases qui débutent sur le même modèle.

N’hésitez pas à vous rendre la prise de parole plus belle et solennelle.

Surtout, n’hésitez pas.

Si vous faites cet effort, vous ferez fort.

Technique n°14 : Donnez du contact visuel façon grand cru !

Vous avez les yeux qui roulent de voir toute cette foule ? Pourtant, accrocher des regards est crucial pour créer du lien lors d’une prise de parole en public.

Adoptez une technique facile. Trouvez des paires d’yeux. Adressez-leur la parole le temps de verser un verre de vin.

L’espace d’un instant, vous invitez à boire vos paroles. Vous offrez un léger alcool. Vous créez du lien.

Si vous ne le faites pas, vous pourriez laisser le public sur sa faim.

Technique n°15 : A l’extrême rigueur, soyez un peu poète.

Pour un discours plus affiné, il ne faut pas vous confiner. Si préparer est bien la clé, vous avez le droit d’improviser.

Et plutôt que passer pour un morne orateur, osez donc quelques rimes et faites vibrer les cœurs.

Cela dit, attention aux vers dans le fruit. Des rimes, point trop n’en faut. Jouez avec les mots et les syllabes, juste ce qu’il faut.

Plus vous parlerez, plus vous vous laisserez aller, et… vous verrez. Vous serez sans rival.e !

Technique n°16 : En prise de parole en public, envoyez des effets !

Humour, colère, émotion, enthousiasme, culture… suspense! Ménagez bien vos effets.

Utilisez des effets garantis. Des variations dans le ton, des modulations, des verbes au temps futur, des citations, des traits d’esprit…

Si le contexte ne s’y prête, restez en français clair dans le texte. Ce sera toujours du plus bel effet.

Technique n°17 : Finissez sur une ultime bonne note ! Dont acte.

Votre discours est terminé. Il était excellent et bien mené.

Ne faites pas révérence en piquant du nez ou en réajustant vos feuilles. Le public vous a accordé son écoute. Offrez-lui un franc sourire. Montrez-lui que vous avez aimé. Et qu’il faut agir.

Récoltez toutes les bonnes ondes. Ou appréciez le choc de votre faconde.

Et donnez rendez-vous pour la prochaine fois, peut-être à l’autre bout du monde !


Voilà, ingéniez-vous avec ces techniques pour impulser du ressort à vos prises de parole en public.

Pour commencer, pensez à libérer vos genoux, pour vous donner du ressort, plus de coffre et de beaux gestes. Pour que résonnent la plus forte des histoires ou le plus beau des discours.

Dites-moi en commentaires à quelles techniques vous avez recours !


Je vous invite à vous projeter dans la prise de parole en public depuis mon blog. Vous pourrez y télécharger mon guide complet dédié à la gestion du trac en milieu professionnel.