Ce que l’on peut apprendre de la série Mentalist

Thomas Schmitt
Nov 2 · 5 min read

Mentalist est une série américaine de 7 saisons, débutée en 2008 et terminée en 2015. Elle met en scène Patrick Jane, mentaliste et consultant pour le CBI (California Bureau Of Investigation). Jane utilise ses compétences de mentaliste pour aider les membres du bureau à résoudre des crimes.

J’ai toujours été intéressé par la psychologie et l’esprit humain. Cette série de 151 épisodes permet donc de voir, dans des cas certes fictifs, et pourtant concrets, des exemples de mise en pratique.

Au-delà de l’aspect psychologique, le mentalisme n’est pas de la magie, mais bien « un art du spectacle qui consiste à créer l’illusion de facultés paranormales » (Wikipedia). Il y a donc une logique derrière l’illusion et certainement des leçons très intéressantes à en tirer pour notre quotidien…

Celui qui résout les affaires

Patrick Jane, malgré ses méthodes atypiques qui peuvent parfois énerver la hiérarchie du CBI, résout les enquêtes criminelles mieux que personne. Dans la plupart des épisodes de la série, le personnage suit un procédé relativement similaire.

Il commence par analyser la scène du crime pour comprendre davantage la victime et son contexte et cela grâce à son sens aiguisé de l’observation. Jane sera très attentif aux détails qui peuvent paraître insignifiants auprès des autres enquêteurs, mais qui peuvent être porteurs d’un sens caché : ne dit-on pas que le diable se trouve dans les détails ?

C’est à partir de ce moment que le mentaliste va construire sa propre théorie sur le crime.

Il participe aux entretiens avec les proches et les suspects, souvent en déstabilisant ceux-ci. Pour cela ses meilleurs amis sont sa capacité à détecter les mensonges dans certains cas ou une empathie surdéveloppée dans un autre. Ces entretiens sont cruciaux, car ils vont lui permettre de valider, d’invalider ou d’améliorer sa théorie.

Une fois qu’il est quasiment certain de l’identité du tueur, il met en place un piège afin que le tueur, dans la plupart des cas, s’identifie par lui-même. Parfois, cela est fait en diffusant de fausses informations afin que le tueur soit poussé à réagir et donc à se montrer.

D’autres fois, en créant des mises en scène pour que les proches soient amenés, involontairement, à révéler l’identité du tueur, etc. Ce qui est intéressant c’est que presque à chaque fois, ce ne sont pas les preuves qui vont révéler le tueur, mais bien une manipulation de Jane.

Ce que l’on peut apprendre, pour notre vie de tous les jours, de l’expertise du mentaliste à résoudre des affaires criminelles est que :

  • Les détails comptent toujours, et parfois même, ils trahissent. Ce sont même eux qui seront souvent la base de toute la stratégie de Patrick Jane.
  • Pour atteindre un résultat, il faut partir d’une hypothèse. C’est ensuite, en obtenant des feedbacks, que l’on va améliorer notre hypothèse pour la rapprocher de la réalité.
  • Lorsqu’un piège est bien construit, tout le monde peut tomber dedans. Cela montre que personne n’est infaillible et que lorsque l’on pousse quelqu’un à réagir plutôt qu’à prévoir, celui-ci a de fortes chances de faire une erreur.
  • Nous avons l’habitude d’un certain « mode relationnel » lorsque l’on parle à quelqu’un en société. Hors, Patrick crée un décalage en montrant volontairement du désintérêt, ou à l’inverse beaucoup d’empathie, ou encore en étant blessant, pour pousser son interlocuteur dans ses retranchements et à enlever le masque qu’il a l’habitude de porter en société. La conversation prendra alors un tout autre sens. L’interlocuteur pourra faire une erreur, ou aura assez confiance pour se confier, ou encore nous montrera comme il réagit quand il est en colère, etc.

Celui qui cache qui il est vraiment

Dès le premier épisode de la toute première saison, on apprend que la famille de Patrick Jane a été assassinée par un tueur en série.

Avant de commencer à travailler en tant que consultant pour le CBI, Jane exerçait le mentalisme par cupidité. Il faisait des spectacles, montait des arnaques et se faisait passer pour un voyant notamment.

Un jour, alors qu’il était invité sur un plateau télé, il a publiquement insulté un tueur en série. Et c’est ce même tueur qui assassina quelque temps après, en réaction à sa déclaration télévisée, la famille de Patrick.

Pendant son travail avec le CBI, il est donc rongé par la culpabilité et le désir de vengeance. Et pourtant… dans la série, il apparaît comme la définition même du charisme : séduisant, mystérieux, performant, amusant, percutant, bref il a tout pour plaire à tout le monde.

Sa maîtrise du mentalisme lui offre des atouts exceptionnels en termes de relations humaines. Il sait plaire aux femmes, il sait faire l’intéressant en faisant des tours de magie et il sait attirer la curiosité en utilisant les mots justes.

La leçon que je tire personnellement de cette situation est que parfois, ceux qui ont les plus grosses peines sont ceux que l’on soupçonne le moins. Parfois ceux qui aident le plus sont ceux qui ont le plus besoin d’aide. Certes, rien de neuf là-dedans, mais c’est tout de même un aspect qui ressort nettement de cette série.

Celui qui donne sans compter

Dans plusieurs épisodes, et donc dans plusieurs situations bien différentes, Patrick Jane fait preuve d’une générosité exceptionnelle.

Lors de certaines enquêtes, le mentaliste est amené dans un casino par exemple, où il utilisera ses dons pour résoudre l’affaire, mais aussi gagner un maximum d’argent. Argent qu’il donnera, discrètement, à la famille de la victime par la suite. Dès que Jane peut aider quelqu’un qui vit une réelle souffrance, même lorsque cela va bien au-delà de l’enquête, il le fait.

Il va donner alors que personne ne le lui a demandé, et sans que personne ne le voie ou ne puisse savoir que ça vient de lui. En ce sens, Patrick Jane fait preuve d’un réel altruisme.

La leçon que les scénaristes veulent certainement faire passer à travers ces scènes est assez claire pour moi. Patrick Jane a tout pour plaire : il est riche, séduisant, drôle et pourtant rongé par la tristesse, la culpabilité et la vengeance. Le seul moment où on le voit vraiment heureux, c’est lorsqu’il agit de manière altruiste en changeant en positif la vie de personnes auxquelles il ne doit pourtant rien.

Mentalist est, sans exagérer, un excellent divertissement. Lorsque je regarde des films et des séries, j’essaie toujours d’être attentif aux messages que les scénaristes et réalisateurs essaient de me transmettre.

Je trouve qu’allier des moments de détente à une petite activité intellectuelle permet de rentabiliser au mieux le temps que l’on passe à se divertir : on y prend du plaisir et on y apprend de nouvelles choses !

Même si les leçons à tirer de nos films et séries préférés sont rarement exceptionnelles, cela permet d’ancrer une démarche positive, qui peut profondément améliorer notre quotidien : qu’est-ce que j’apprends de ce que je fais, de ce que je regarde ? Répondre à cette question est simple, ne prend pas plus de deux minutes et parfois, la réponse peut surprendre !

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Thomas Schmitt

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Humain avant tout. Grand consommateur de nouvelles technologies, de thés et de livres. https://tschmitt.me

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