Photo de Phil Coffman sur Unsplash

Comment faire bonne première impression pour influencer positivement les gens

Évitez 80 % des erreurs que toute personne fait à chaque rencontre.

Temps de lecture estimé : 5–6 minutes

Si vous faites l’examen de vos relations, je parie qu’au moins 95 % d’entre elles sont par défaut, elles tirent leur source de trois puits : l’école, les amis d’amis et le travail. Le reste est soit le fait de votre volonté, soit du hasard.

Chaque journée représente autant d’opportunités de faire de nouvelles rencontres. Un simple élément (sourire, charme, secret) peut faire la différence pour vous encourager à prolonger le contact ou à vous en détourner à jamais.

Dans Comment se faire des amis, Dale Carnegie présente des techniques simples pour faire bonne impression et influencer positivement les personnes que vous côtoyez ou allez rencontrer.

Des signes d’intérêts

Les signes d’intérêts sont au social, ce que les panneaux de signalisation sont au conducteur de voiture. Un indicateur qui informe de la conduite à prendre pour éviter des accidents dont la plus terrible est la sortie de piste.

Voici quelques signes d’intérêts basiques pour vous aider à déterminer de l’authenticité d’une relation et vous faire sincèrement apprécier.

Sourire/Langage corporel

C’est la façon la plus simple de faire signifier à quelqu’un que vous êtes ravi de faire sa connaissance. Cela améliore votre humeur et adoucit votre voix. Du bon sens qu’on ne rappellera jamais assez.

Pour quelqu’un qui a vu une douzaine de personnes froncer les sourcils, détourner la tête, votre sourire est le soleil qui brille à travers les nuages.

Pour une personne sous pression, un sourire peut l’aider à réaliser que tout n’est pas sans espoir — qu’il y a de la joie dans le monde.

Lorsqu’on n’apprécie pas une personne, on évite le regard, on ne sourit pas (ou jaune), on parle peu, notre langage corporel est à moitié tourné vers (prêtez attention aux épaules) la sortie, on cherche la distance.

Si vous avez ce carré perdant face à un inconnu, ne cherchez pas à prolonger le contact, vous gagnerez du temps.

Ne pas critiquer

Critiquer une personne est l’une des pires attitudes à avoir. Face à toute situation menaçante, notre réaction naturelle est de répliquer soit par le combat, soit par la fuite.

Cherchez plutôt à comprendre (Pourquoi font-ils ce qu’ils font ?) avant de sortir un mot fâcheux dans la précipitation. Cette attitude favorise la sympathie, la tolérance et la gentillesse.

Complimenter sincèrement

On aime bien être mis en valeur par quelqu’un qui a su saisir le travail fait dans une recherche vestimentaire, un savoir-faire, le choix d’un parfum.

Si vous traitez les autres avec respect, il vous sera facile de valoriser leur travail et de leur témoigner une appréciation sincère. Il y a toujours quelque chose à apprendre et à apprécier chez autrui.

Quelqu’un qui vous apprécie, relève vos petites victoires, salue votre tenue vestimentaire, remarque que vous avez un bon teint, que vous sentez bon, que vous avez de belles mains, que vous avez bien géré votre oral en réunion.

Tout excès qui entretient la malhonnêteté se remarque vite.

Un bon compliment est un trésor pour votre interlocuteur. Ce sont des mots qu’il peut se répéter au cours de sa vie pour se convaincre de ses forces et de sa singularité.

Être intéressant, c’est d’abord être intéressé

Lorsque Jacques Chancel, journaliste et écrivain, a donné naissance à « Radioscopie », le principe de l’émission était simple : une heure de conversation en direct sans aucune interruption.

Imaginez qu’on ne vous coupe pas la parole, qu’on vous accorde une pleine attention à tout ce que vous dites et qu’on vous laisse développer votre pensée. Ce genre d’environnement encourage les autres à parler d’eux-mêmes.

Lorsqu’on écoute les conversations que Chancel entretient avec de personnalités renommées que furent Jacques Brel ou Michel Audiard, on ne peut que saluer la qualité d’attention et de bienveillance.

Chancel disait humblement qu’il n’avait qu’un seul talent, c’est de savoir écouter. Les gens ne s’écoutent plus, ils n’écoutent qu’eux-mêmes.

Avoir une écoute active, c’est accueillir la parole de l’autre, c’est reformuler synthétiquement ses propos sans jugement, c’est laisser le soin à votre interlocuteur de structurer ses pensées ; ce qui l’amène souvent à découvrir de nouvelles réponses à son sujet.

Si la nature nous a donné deux oreilles et une bouche, c’est bien pour une raison.

Une personne qui ne vous regarde pas droit dans les yeux, qui n’acquiesce pas à vos propos, qui ne vous pose pas de questions personnelles, qui semble absente physiquement parce qu’elle est en monologue intérieur, livre quelques indices supplémentaires sur son désintérêt envers vous.

Se rappeler des détails de leur vie

Vos amis sont les témoins de votre vie, soit autant de perspectives qui contribuent à vous enrichir.

Il n’y a pas plus beau témoignage qu’une personne qui se souvient de votre date d’anniversaire, qui évoque un souvenir marquant en votre compagne. Certes, ça réclame quelques efforts, mais c’est subtil, très élégant, et preuve d’intelligence fine.

Une personne qui oublie aussitôt ce que vous dîtes, qui ne se rappelle plus des circonstances de votre rencontre, qui reste dans la petite conversation et le marivaudage le plus superficiel, ne cherche nullement à bâtir une relation sérieuse avec vous. Les informations personnelles équitablement partagées cimentent les plus belles amitiés.

Faire sentir l’autre personne importante

« Parlez aux gens d’eux-mêmes et ils écouteront pendant des heures. » — Benjamin Disraeli

Nous sommes en 1868 en Grande-Bretagne. Deux candidats sont favoris aux élections présidentielles : William Gladstone et Benjamin Disraeli.

Une femme qui a dîné avec chacun d’entre eux, a commenté comment Gladstone l’avait impressionné par son pouvoir, mais il semblait manquer de chaleur, tandis que Disraeli a fait sentir à son hôte à quel point elle était spéciale et fascinante.

La femme dira plus tard, « après avoir diné avec M. Gladstone, j’ai pensé que c’était la personne la plus intelligente d’Angleterre. Mais après avoir dîné avec M. Disraeli, je pensais être la personne la plus intelligente d’Angleterre. »

Sans surprises, Disraeli a remporté l’élection.

Une personne qui vous dévalue à la moindre occasion, qui se congratule en permanence, qui ne salue pas vos prouesses, qui ne cherche pas à vous tirer vers le haut, vous donne encore plus d’indices de désintérêt pour votre personne.

11 façons pour faire aller les gens dans votre sens

La seule façon de tirer le meilleur parti d’un argument, c’est de l’éviter. Débattre avec des personnes que vous ne connaissez pas est erreur grossière. Pourquoi évoquer des sujets clivants (politique, religion, mort) ? Cela rend les gens défensifs et chacun campe sur sa position. Un dialogue de sourds.

Faites preuve de respect pour les opinions de l’autre personne. Ne dites jamais, « Vous avez tort. » C’est insultant, car vous créez un rapport de supériorité/infériorité. Soyez diplomatique.

Si vous avez tort, admettez-le rapidement. Par exemple, si un policier vous surprend en flagrant délit de vitesse, reconnaissez rapidement votre tort avant qu’il ne perde patience. C’est aussi la seule façon de le faire sentir important en validant son autorité pour le convaincre de vous laisser partir ! Vous plaindre, c’est autant de temps perdu pour résoudre la situation.

Laissez l’autre personne croire que l’idée est la sienne. Pourquoi les vendeurs vous invitent-ils à tester un produit ? Pour que vous puissiez vous en faire votre propre idée. Vous pouvez aussi présenter les faits et laisser les autres tirer leur propre conclusion.

Essayez sincèrement de voir les choses du point de vue de l’autre personne. Rappelez-vous que d’autres personnes peuvent avoir totalement tort. Mais ils ne le pensent pas. Ne les condamnez pas. Tout imbécile peut le faire. Essayez de les comprendre. « Si j’étais vous, je ressentirais la même chose ». On se sent plus proches des personnes qui nous ressemblent.

Appelez aux motifs les plus nobles. « Tu es une personne de parole », « Je suis certain que tu vas réussir, car tu es une personne pleine de ressources. » Soyez honnête, droit et juste et vous serez traité de la même manière.

Parlez toujours de vos propres erreurs avant de critiquer l’autre personne. Se montrer vulnérable, c’est encourager autrui à en faire de même pour trouver une solution.

Louez la moindre victoire et respectez toutes les améliorations. Il s’agit d’être chaleureux dans son approbation.

Faites preuve d’encouragement. Faites en sorte que la faute semble facile à corriger.

Faites preuve d’empathie, c’est habiter le corps de l’autre et évaluer son intérêt face à elle. Suis-je ennuyant ? Suis-je de bonne compagnie ?

Laissez l’autre personne parler. Parler de soi, invite souvent à reformuler ce qu’on dit et ce grain de nouveauté est bénéfique pour n’importe qui ! Si vous y prêtez attention, elle vous dévoilera des éléments pour rebondir et nourrir la conversation.

Tout ce que je viens d’écrire ne constitue qu’une grille de lecture personnelle, indicative et non exhaustive.

Bien entendu, toutes personnes peuvent traverser des moments difficiles et traduire cela en un comportement maladroit qui ne reflète pas ce qu’ils sont réellement. Cela ne reste que des indices, soit des faits établis sur lesquels vous vous basez pour fonder vos convictions.


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