Comment Gagner Sa Vie avec un Blog ?

Isis Latorre
Feb 20 · 29 min read

Cet article a été initialement publié sur LesNouveauxTravailleurs.fr

Tu veux vivre de ton blog ? Pouvoir être libre de choisir tes horaires, libre géographiquement ? Tu as entendu dire qu’on pouvait gagner sa vie avec son blog mais tu ne sais pas concrètement comment ça se passe ?

C’est parce que plusieurs lecteurs m’ont posé la question que j’ai décidé de créer un article sur le sujet. Dans cet article, tu trouveras 11 façons de monétiser son blog, de la moins rémunératrice à la plus rémunératrice.

Pour chaque moyen de monétiser, tu trouveras les quatre informations suivantes :

  • Qu’est-ce que c’est ?
  • Comment peut-on gagner sa vie avec ce moyen ?
  • Comment le mettre en place ?
  • Mon avis personnel sur ce moyen de monétisation.

Et pour que tu n’aies pas à tout relire une deuxième fois quand tu reviens sur l’article plus tard, tu trouveras un tableau récapitulatif en fin d’article avec :

  • Les 11 moyens de monétisation ;
  • Combien tu peux espérer gagner avec (estimations basse, moyenne et haute) ;
  • Ce qu’il faudrait faire pour réussir à générer 1 500 € de revenu mensuel avec ce modèle économique-là.

Bonne lecture !

Monétiser son blog avec de la Publicité

Je commence par la publicité, car c’est souvent cette image qu’on a du blogueur. Mais, attention, SPOILER : si tu veux gagner ta vie avec ton blog, je ne te recommande pas ce moyen de monétisation. Tu vas comprendre pourquoi en lisant le détail de cette partie sur la publicité.

1. Publicité CPC (Coût Par Clic)

Ce moyen de monétiser consiste à afficher des bannières de publicité sur son blog. On gagne de l’argent dès qu’un visiteur clique sur une de ces bannières.

Le type de publicité qui s’affiche peut être au format texte, image, ou vidéo.

La publicité est créée par une marque et diffusée par un intermédiaire (régie publicitaire). C’est cet intermédiaire qui décide quelle publicité afficher, afin de maximiser les chances de clics (en mettant une pub en lien avec le sujet du blog).

Pour chaque clic, on touche environ 25 centimes d’euros (variable selon les sites et les publicités).

En admettant que 100 % des visiteurs du site cliquent sur une de ces publicités, on pourrait gagner mensuellement :

  • 375 euros avec 1 500 visiteurs par mois (50 visiteurs par jour) (calcul : 1500*0,25)
  • 1 500 euros avec 6 000 visiteurs par mois (200 visiteurs par jour)
  • 7 500 euros avec 30 000 visiteurs par mois (1 000 visiteurs par jour)
  • 75 000 euros avec 300 000 visiteurs par mois (10 000 visiteurs par jour)

Mais il y a plus de chances que le taux de clic soit autour de 5 % (très dépendant du site et du thème), ce qui donne alors les revenus suivants :

  • 18,75 euros avec 1 500 visiteurs par mois (50 visiteurs par jour) (calcul : 1500*0,25*5%)
  • 75 euros avec 6 000 visiteurs par mois (200 visiteurs par jour)
  • 375 euros avec 30 000 visiteurs par mois (1 000 visiteurs par jour)
  • 3 750 euros avec 300 000 visiteurs par mois (10 000 visiteurs par jour)

Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25 % de charges), il faudrait obtenir au moins 6 000 clics (1 500 euros / 0,25 euros), soit 120 000 visiteurs par mois (4 000 visiteurs par jour).

C’est beaucoup. Des retours de blogueurs que j’ai eus, obtenir 200 visiteurs par jour met 4 à 12 mois selon le thème du blog et les actions mises en place par le blogueur. Par ailleurs, le taux de 5 % de clic peut être plus bas ou plus haut selon le thème du blog.

Mais on peut cumuler ce moyen de monétisation avec d’autres.

La plateforme principale qui permet de faire ça est Google Adsense. Pour le mettre en place, va sur le site Google Adsense et suis les instructions.

Personnellement, je n’ai pas opté pour ce moyen de monétisation car :

  1. Je trouve que j’apporte beaucoup plus de valeur si je propose moi-même des produits et services que si je met en relation mes visiteurs avec une marque tierce qui propose ses produits ;
  2. Je n’aime pas l’idée d’être dépendante d’une tierce partie (les marques) pour générer mes revenus ;
  3. Je n’aime pas l’idée de ne pas choisir les publicités qui s’affichent sur mon site car elles pourraient afficher des produits avec lesquels je ne suis pas en accord. Je préfère garder la main là-dessus. Si je parle de tierces marques, c’est parce que j’aime sincèrement leurs autres produits/services. ,et ne parler queJe trouve queLes revenus sont liés au traffic et il faudrait énormément de visiteurs pour gagner sa vie juste avec ça.

2) Publicité CPM (Coût Pour Mille)

Le principe est proche de la Publicité au Clic : on laisse l’intermédiaire afficher des publicités sur notre blog.

La différence repose sur la manière de gagner de l’argent : au lieu de gagner de l’argent quand le visiteur clique, on gagne de l’argent quand la publicité s’affiche.

On ne gagne pas de l’argent à chaque fois qu’une publicité s’affiche, mais à chaque fois que 1 000 publicités se sont affichées.

La publicité CPM varie d’environ 10 centimes d’euros à 10 euros, donc les résultats peuvent vraiment varier pour les blogueurs.

Ici, on n’a pas besoin de se soucier du taux de clic. En revanche, on ne touche de l’argent que toutes les mille “impressions” (affichage) de la publicité.

Si on prend l’estimation basse (10 centimes), ça donnerait les revenus mensuels suivants (pour simplifier notre calcul, considérons que la publicité est en page d’accueil et que 100 % de nos visiteurs voient cette page d’accueil) :

  • 15 centimes d’euros avec 1 500 affichages/visiteurs par mois (50 visiteurs par jour) (calcul : 1 500 * 10 centimes / 1 000 impressions)
  • 60 centimes d’euros avec 6 000 affichages/visiteurs par mois (200 visiteurs par jour)
  • 3 euros avec 30 000 affichages/visiteurs par mois (1 000 visiteurs par jour)
  • 30 euros avec 300 000 affichages/visiteurs par mois (10 000 visiteurs par jour)

Et si on prend l’estimation haute (10 euros), ça donnerait les revenus mensuels suivants :

  • 15 euros avec 1 500 affichages/visiteurs par mois (50 visiteurs par jour) (calcul : 1 500 * 10 euros / 1 000 impressions)
  • 60 euros avec 6 000 affichages/visiteurs par mois (200 visiteurs par jour)
  • 300 euros avec 30 000 affichages/visiteurs par mois (1 000 visiteurs par jour)
  • 3 000 euros avec 300 000 affichages/visiteurs par mois (10 000 visiteurs par jour)

Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25 % de charges), il faudrait obtenir au moins :

  • 15 millions d’affichage/visiteurs mensuels en estimation basse (1 500 euros *1000 / 0,10 euros) ;
  • 150 000 affichages/visiteurs mensuels en estimation haute (1 500 *1000 / 10 euros).

L’estimation haute revient à la même conclusion que pour la Publicité CPC. Mais l’estimation basse paraît loin d’être faisable/rentable pour en vivre.

Mais, pareillement, on peut cumuler ça avec d’autres sources de revenus.

Trouver des plateformes qui proposent la rémunération par CPM. Note : s’inscrire en tant qu”’éditeur” (les “annonceurs” étant les marques).

Pareil que pour la Publicité CPC.

3) Tweets sponsorisés

Les tweets sponsorisés suivent le même principe que les articles sponsorisés : on est payé pour publier un tweet auprès de notre communauté, sur Twitter.

La rémunération du tweet dépend du nombre de followers, du nombre de publications, de ret-tweets, et d’autres critères.

Un tweet peut être rémunéré entre 0,01 et 500 €.

Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25% de charges), il faudrait faire :

  • 15 000 tweets mensuels en estimation basse (1 500 euros / 0,10 euros) ;
  • 150 tweets mensuels en estimation moyenne à 10 euros le tweet (1 500 euros / 10 euros), soit 5 tweets par jour
  • 3 tweets mensuels en estimation haute (1 500 / 500 euros).

Avec les estimations basse et moyenne, on comprend que ce type de monétisation ne peut être qu’un complément de revenu, en faisant un tweet par-ci par-là. Mais si on fait 5 tweets sponsorisés par jour, ça fait beaucoup pour son audience je trouve.

En revanche, si nos tweets sont valorisés à plusieurs centaines d’euros, c’est extrêmement intéressant car ça demande peu de temps d’exécution, pour un revenu conséquent.

Trouver des sites qui proposent de la rémunération de tweets sponsorisés. Deux exemples : Reech, TradeDoubler.

A mes yeux, ça devient intéressant quand nos tweets sont valorisés à plus de dix euros. Mais le principe reste un principe de publicité, avec lequel j’accroche peu personnellement.

4) Articles sponsorisés

Un article sponsorisé est un article que l’on écrit sur son propre blog, à la demande d’une marque, qui nous paie pour écrire cet article.

Un article sponsorisé peut être rémunéré entre 30 et 100 euros en moyenne.

Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève les 25 % de charges), il faudrait écrire :

  • 50 articles sur un mois en estimation basse (1 500 euros / 30 euros), soit 2,7 articles par jour en travaillant 5 jours sur 7 (donc entre 2 et 3 articles par jour pour simplifier) ;
  • 15 articles sur un mois en estimation haute (1 500 / 100 euros), soit 0,7 articles par jour en travaillant 5 jour sur 7 (donc trois quart d’article par jour en gros).

Publier 5 articles en une semaine, c’est énorme. A ce rythme, on perd forcément des lecteurs. D’autant qu’à ces articles sponsorisés, il faut forcément rajouter ses propres articles, sinon, c’est étrange…

Donc ça ne me paraît pas viable de vivre uniquement des articles sponsorisés.

Trouver des plateformes qui mettent en lien les éditeurs (blogueurs) avec les annonceurs (marques), compléter ses informations, se laisser contacter par les marques, puis accepter les propositions qui nous paraissent correspondre à nos valeurs/envies/opinions.

En tant que blogueur, notre communauté est ce que l’on a de plus précieux, donc il faut rester authentique et ne dire que des choses que l’on pense. Ne surtout pas écrire un article pour quelque chose dans quoi on ne croit pas, juste pour gagner quelques dizaines d’euros.

Un exemple de plateforme : SeedingUp.

Les montants sont déjà plus intéressants que la publicité. Et on est libre de choisir les articles que l’on veut bien inscrire.

Mais, comme évoqué, ce moyen de monétisation me paraît être uniquement un complément de revenus.

Personnellement, je ne me sens pas très attirée par ce type de monétisation car j’ai l’impression de travailler pour quelqu’un d’autre que ma communauté. Or, ma priorité, ce sont vous, mes lecteurs.

Je pense que l’interaction avec un annonceur demande du travail et du temps. Ca m’éloigne de mon objectif premier, qui est de monétiser via mes propres produits.

Mais je pense qu’il n’y a pas de mal à vouloir tenter ce moyen de monétisation. Ca peut donner confiance en soi de se faire payer pour écrire un article et de toucher quelques dizaines d’euros.

5) Affiliation

L’affiliation, c’est le fait de recommander le produit (physique ou virtuel) d’une marque sur son blog, et de toucher, selon le produit :

  • une commission sur la vente ;
  • une commission pour une action réalisée par l’internaute (ex : inscription sur un site) ;
  • un paiement pour chaque clic.

Sur Amazon, si on recommande un livre et que celui-ci est acheté par un de nos lecteurs, on touche environ 7 % de la vente. Pour un livre à 10 euros, ça fait 70 centimes d’euros. Pour un livre à 20 euros, ça fait 1,4 euros.

Pour d’autres types de produit et sur d’autres plateformes, on peut toucher bien plus. Par exemple, 30 % d’une formation en ligne à 300 euros = 90 euros.

Ou bien 50 € par inscription sur un site.

Prenons ces trois hypothèses pour voir ce que ça donnerait en termes de revenus.

Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25 % de charges), il faudrait faire :

  • 2 143 achats mensuels via le lien affilié en estimation basse à 7 % d’un livre à 10 euros (1 500 euros / 0,70 euros) ;
  • 30 inscriptions mensuelles via le lien affilié en estimation moyenne à 50 euros l’inscription (1 500 euros / 50 euros) ;
  • 17 ventes mensuelles via le lien affilié en estimation haute à 90 euros par vente (1 500 / 90 euros).

La première estimation paraît difficilement réalisable. Même des sites qui ont des dizaines de milliers de visiteurs touchent “à peine” quelques centaines d’euros par mois. C’est donc uniquement un revenu complémentaire. Mais, honnêtement, si tu en arrives à toucher 200 ou 300 euros par mois de commission, c’est super intéressant ! (mais ça va de pair avec un trafic important).

Les deux autres options dépendent énormément de :

  • son trafic mensuel ;
  • l’intérêt de son audience pour ces produits ;
  • l’effort que l’on met à promouvoir ces produits.

Je connais une blogueuse qui vit uniquement de ce moyen de monétisation. Sa stratégie :

  • Recommander des produits aux prix élevés, pour que la commission soit élevée ;
  • Faire des articles où elle liste et compare plusieurs produits. A chaque produit est accolé un lien affilié. Selon elle, ce genre d’articles est celui qui marche le mieux pour générer des revenus via des liens affiliés.

S’inscrire sur une plateforme d’affiliation, trouver un produit qu’on a envie de recommander, et mettre le lien affilié dans un article. Ou bien trouver des marques qui proposent de l’affiliation hors plateformes (ils ont peut-être une page “affiliation” sur leur site).

Quelques exemples de plateformes d’affiliation : ClickBank, CJAffiliate, Awin, le programme Partenaires Amazon.

J’utilise personnellement des liens affiliés Amazon à chaque fois que je parle d’un livre. Je parle des livres avant tout parce que je les ai trouvés intéressants pour moi et pour les lecteurs du blog. Mais, tant qu’à faire, si je peux obtenir quelques euros si quelqu’un l’achète (sans que cette personne ne paye davantage), je trouve ça intéressant. Surtout parce que ça crée un revenu “passif” : une fois qu’on a mis le lien, on n’a plus rien à faire. Et l’article, lui, reste là et continuera d’obtenir des clics sur ce lien affilié.

Je n’ai pas encore recommandé d’autres produits venant d’autres plateformes car je n’ai rien trouvé d’intéressant pour ma communauté. Mais j’envisage de le faire si je trouve un truc sympa car je trouve que c’est gagnant-gagnant : ça apporte de la valeur à ma communauté, et moi ça m’apporte des euros. Mais je crois qu’il ne faut recommander que des produits dans lesquels on a confiance et qu’on a aimé utiliser soi-même.

Vendre ses propres produits et services pour gagner sa vie avec son blog

Le meilleur moyen de gagner sa vie avec son blog est de proposer ses propres produits et services. Et pour le blogueur qui souhaite le plus de flexibilité/liberté possible, c’est la création de produits en ligne qui est la plus intéressante.

6) Livres numériques (ebooks)

Le premier produit possible est le livre numérique. L’idée est d’écrire plusieurs dizaines de pages sur un sujet lié à notre blog. En le transformant au format PDF et/ou Kindle, on peut proposer son livre à la vente sur Amazon, d’autres plateformes (comme Kobo, concurrent de Kindle), et sur son propre site.

On peut vendre son livre entre 1 et 30 euros, selon la rareté du sujet traité, l’effort mis dans la création du livre, et le prix que le public sera prêt à payer.

Comparons les revenus avec 5 prix différents. Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25 % de charges), il faudrait vendre :

  • 1 500 livres chaque mois pour un livre que l’on vend à 1 euro (calcul : 1 500 / 1 euro)
  • 300 livres chaque mois pour un livre que l’on vend à 5 euros (calcul : 1 500 / 5 euros)
  • 150 livres chaque mois pour un livre que l’on vend à 10 euros (calcul : 1 500 / 10 euros)
  • 75 livres chaque mois pour un livre que l’on vend à 20 euros (calcul : 1 500 / 20 euros)
  • 50 livres chaque mois pour un livre que l’on vend à 30 euros (calcul : 1 500 / 30 euros)

Quand on n’est pas connu du public, tous ces chiffres paraissent difficiles à atteindre. Prenons l’exemple d’un blogueur qui a une liste email de 1 500 personnes et qui propose à ses abonnés d’acheter son livre dans sa newsletter. Il faudrait que :

  • 100 % de ses lecteurs achètent son livre à 1 euro (100 %, ça n’arrive jamais)
  • 20 % achètent son livre à 5 euros (20 %, c’est encore beaucoup comme taux de conversion) ;
  • 10 % achètent son livre à 10 euros (déjà plus réaliste, probablement le plus réaliste, en termes de taux de conversion par rapport au prix d’achat) ;
  • 5 % achètent son livre à 20 euros (là, ça dépend probablement du sujet choisi : les personnes ne payeront 20 euros que pour un livre à très forte valeur ajoutée et/ou qui a déjà fait ses preuves avec beaucoup de très bonnes évaluations et commentaires positifs de lecteurs) ;
  • 3,3 % achètent son livre à 30 euros, soit quand même 50 personnes (même commentaire que pour le livre à 20 euros).

Et quand bien même le blogueur réussirait à atteindre ce chiffre avec sa liste, soit des personnes qui le connaissent déjà et lui font un minimum confiance, ça reste les revenus d’un seul mois. Pour continuer à obtenir ces revenus de mois en mois, il faudrait vraiment réussir une très bonne communication et obtenir de nombreuses évaluations pour influencer d’autres personnes à acheter.

Conclusion : difficile de vivre uniquement de livres numériques.

MAIS, une fois qu’on a créé son livre et mis en ligne, on peut très bien ne plus toucher à rien et quand même toucher des revenus. Car notre livre peut être trouvé via des mots-clés dans le moteur de recherche d’Amazon (et Kobo, etc). Des personnes peuvent donc continuer d’acheter notre livre longtemps après qu’on l’ait publié, et ainsi nous apporter une source de revenus complémentaires passifs.

De ce point de vue-là, le livre numérique est très intéressant.

Pour une publication sur Amazon, suivre les instructions sur leur site.

Je trouve que le livre numérique est un bon rapport Temps passé / Revenus. On écrit le livre une fois, et on peut recevoir des petits euros un peu tout au long de l’année, pour venir compléter ses revenus principaux.

Je pense qu’il est important de :

  1. Bien cibler à qui s’adresse le livre et l’écrire en fonction de ça (aspect marketing du produit) ;
  2. Passer du temps à demander aux gens d’écrire des évaluations et commentaires au début, pour influencer d’autres personnes à acheter le livre ensuite.

7) Autres produits

Le livre numérique n’est pas le seul produit que l’on peut vendre. On peut vendre d’autres produits numériques (logiciel, application…) ou physiques (bijoux, box mensuelle, sa ligne de vêtements, son propre produit écologique, son propre produit protéiné, ses carnets d’organisation, et tout autre produit que l’on a créé). Il est évident que ces produits doivent être directement liés au sujet du blog. Avec ce type de produit, on commence à entrer dans le secteur e-commerce.

Les revenus dépendent :

  • du prix du produit proposé ;
  • du trafic que l’on a sur son site (plus on a de passage, plus on a de chances de vendre) ;
  • des autres canaux de vente que l’on utilise (plus on en a, plus on est visible et peut toucher une nouvelle clientèle).

Comparons les revenus avec 5 prix différents. Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25 % de charges), il faudrait vendre :

  • 300 produits chaque mois pour un produit vendu 5 euros (calcul : 1 500 / 5 euros) ;
  • 75 produits chaque mois pour un produit vendu 20 euros (calcul : 1 500 / 20 euros)
  • 30 produits chaque mois pour un produit vendu 50 euros (calcul : 1 500 / 50 euros)
  • 15 produits chaque mois pour un produit vendu 100 euros (calcul : 1 500 / 100 euros)

En soit, chacun de ces résultats est possible, mais dépend de notre capacité d’exécution (choisir les bons canaux de vente, réussir à attirer du trafic…)

Il faut créer ses produits puis choisir comment on va les distribuer.

Vendre ses propres produits implique quelque chose de plus lourd : toute la chaîne de production, voire la chaîne de distribution. Je trouve donc ça beaucoup plus complexe à mettre en place que des produits numériques.

8) Evénements, ateliers, webinaires

Selon le sujet traité et ce que l’on veut apporter à notre audience, ces formats peuvent être utilisés à une fréquence plus ou moins régulière.

Quelle différence entre les trois ?

Evénement : on propose à son audience de tous se retrouver dans un lieu donné, à une date et heure données, pour venir faire quelque chose qui a de la valeur ajoutée : assister à des témoignages live d’invités, faire du networking…

Ateliers : c’est un type d’événement dont le contenu consiste à faire des exercices, travailler sur soi pour avancer sur un sujet, ou apprendre une nouvelle compétence. Les participants sont donc extrêmement impliqués pendant l’événement.

Webinaires : ici, c’est avant tout le blogueur qui s’exprime sur un sujet pour apporter de la connaissance à son audience. Le “webinaire” est la version web du “séminaire” : l’audience vient écouter le blogueur parler en live, via un outil de visioconférence live en ligne.

Si on organise un événement sur une soirée, le prix peut aller de 5 à 50 euros.

Idem pour un webinaire ou un atelier.

Si on organise un événement de toute une journée, voire plusieurs jours, comme un festival, le prix peut aller de 50 à 1 000 euros en moyenne (on peut toujours faire plus).

Comparons les revenus avec 5 prix différents. Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25 % de charges), il faudrait vendre :

  • 300 participants chaque mois pour un événement vendu 5 euros (calcul : 1500 / 5 euros) ;
  • 75 participants chaque mois pour un événement vendu 20 euros (calcul : 1500 / 20 euros)
  • 30 participants chaque mois pour un événement vendu 50 euros (calcul : 1500 / 50 euros)
  • 15 participants chaque mois pour un événement vendu 100 euros (calcul : 1500 / 100 euros)
  • 1,5 participant chaque mois pour un événement vendu 1 000 euros (calcul : 1500 / 1000 euros)

300 participants chaque mois, ça paraît difficile. 300 participants une fois, c’est quelque chose, mais chaque mois, c’en est une autre ! Et 75 chaque mois, ça paraît encore beaucoup aussi.

La troisième option paraît beaucoup plus réalisable. Il faut soit trouver 30 nouvelles personnes chaque mois, pour un même sujet que l’on propose chaque mois. Soit changer de sujet (et donc faire tout le travail de préparation qui va avec), pour obtenir 30 participants.

Quatrième option : même commentaire que pour la troisième. Mais en tenant compte du fait que faire payer 100 euros pour un événement est beaucoup plus compliqué que faire payer 50 euros.

Enfin, avec la dernière option, on peut se permettre d’organiser 1 événement tous les 3 ou 4 mois. Car, a priori, on n’aura pas qu’un seul participant, mais plutôt au moins 3 ou 4. Si on en a 4, ça fait 4 000 euros de revenus. Donc on peut vivre environ 2,5 mois avec (en partant du postulat qu’on a besoin d’un revenu de 1500 euros mensuel).

Comprendre ce dont a besoin sa communauté, concevoir un événement/atelier/webinaire autour de ça, déterminer un prix, trouver un lieu et une date, communiquer sur l’événement auprès de sa newsletter, sur son site, par un événement Facebook…

Je trouve que les événements, ateliers et webinaires sont trois formats intéressants car ils permettent d’être en contact plus direct avec ses lecteurs. Les ateliers peuvent apporter beaucoup de valeur ajoutée car ils font vraiment participer les participants.

En blogging, le webinaire est souvent plus utilisé en format gratuit, comme “appel” pour attirer les personnes intéressées par le sujet. Une fois qu’on a l’attention de ces personnes, on peut leur parler des autres produits (payants).

Je trouve ces formats intéressants à utiliser de temps en temps, pour des sujets/occasions précis. Après, si on adore organiser des événements, pourquoi pas en faire son modèle économique. Mais les événements “physiques” enlèvent beaucoup de liberté géographique. Donc c’est peu adapté à la vie de Digital Nomad par exemple. A moins d’organiser des événements dans le monde, avec un public international.

9) Coaching

Le coaching c’est le fait d’accompagner une personne au travers de séances. On peut coacher ses lecteurs sur le sujet que l’on traite. A titre d’exemple, voici ma page de coaching.

Il y a deux types de “coach” :

  • Le coach “expert” : on apporte son savoir et savoir-faire sur un sujet. On va expliquer au coaché comment procéder. Ce type de coaching convient à des blogueurs qui “savent mieux que leur coaché comment faire”, parce qu’ils ont une compétence que le coaché n’a pas (exemples : optimisation SEO, créer sa maison écologique, créer des bijoux…) ;
  • Le coach “accompagnateur” : le rôle de ce coach est de questionner la personne pour qu’elle trouve elle-même les réponses à ses questions. Ce type de coach est un “miroir”, qui permet de se rendre compte de blocages, d’incohérences. Ce type de coaching est adapté pour tout ce qui concerne le développement personnel, l’épanouissement pro et perso… (moi je suis ce type de coach).

Chacun est libre de fixer le prix qu’il veut pour du coaching. En moyenne, les prix vont de 50 euros de l’heure à 150 euros de l’heure.

Pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25 % de charges), il faudrait vendre :

  • 30 séances de coaching chaque mois pour un coaching à 50 euros de l’heure (calcul : 1 500 / 50 euros) ;
  • 19 séances de coaching chaque mois pour un coaching à 80 euros de l’heure (calcul : 1 500 / 80 euros) ;
  • 15 séances de coaching chaque mois pour un coaching à 100 euros de l’heure (calcul : 1 500 / 100 euros) ;
  • 10 séances de coaching chaque mois pour un coaching à 150 euros de l’heure (calcul : 1 500 / 150 euros).

Toutes ces options sont envisageables et possibles. Mais dépendent du temps que le blogueur a envie de passer à faire du coaching (et du prix qu’il fixe). Plus on est sur un marché de niche (très ciblé), et plus on a de notoriété, plus on peut augmenter ses prix.

On peut proposer du coaching sans avoir passé la certification professionnelle. Mais la certification apporte des connaissances sur ce métier, ainsi qu’une plus grande crédibilité.

Si l’on veut être coach “expert”, il faut réfléchir à des méthodologies à proposer.

Si on veut être coach “accompagnateur”, il est bon de connaître la posture que le coach doit adopter. Car il faut éviter de suggérer des choses au coaché, ou le juger sur ce qu’il dit. Ce type de coach doit être dans la compréhension, dans l’empathie, la bienveillance.

Il faut ensuite déterminer la durée des séances que l’on propose, leur prix, et si on les fait en face à face ou par téléphone/Skype.

Le coaching est très intéressant car c’est le point de contact le plus direct et le plus “intime” que l’on puisse avoir avec un lecteur. En écoutant ses besoins et ses problématiques, on le comprend bien mieux et on peut l’aider de façon plus personnalisée que par les articles.

Il est possible de vivre uniquement de cette activité en tant que blogueur. Mais ce format reste contraignant : notre emploi du temps est lié aux rendez-vous qu’ont pris les coachés.

10) Autres services

Si on a une compétence particulière, liée au sujet du blog (Rédaction Web, Optimisation SEO…), on peut aussi vendre cette compétence en tant que freelance ou prestataire de service.

Le prix des autres service dépend de ce que l’on propose. Mais prenons l’exemple d’un Rédacteur SEO.

Dans son témoignage sur le blog, Lucie, Rédactrice Web, me disait qu’elle mettait environ une heure à écrire mille mots, et faisait payer six centimes le mot, soit un gain de soixante euros par heure. Que peut alors gagner un Rédacteur Web à ce prix-là ?

  • A raison d’1 article écrit/vendu par semaine : 60 euros x 4 semaines = 240 euros ;
  • A raison d’1 article écrit/vendu par jour : 60 euros x 22 jours ouvrés = 1 320 euros ;
  • A raison de 3 articles écrits/vendus par jour : 60 euros x 3 articles x 22 jours ouvrés = 3 960 euros.

Conclusion : on peut vivre de cette activité en écrivant suffisamment d’articles.

Rédacteur Web est un réel métier. Si on aime écrire et qu’on a l’habitude d’écrire des articles, on peut se lancer et apprendre sur le tas. Mais plus on connaît les ficelles du métier, plus on sera bon et plus on pourra proposer les prix qui nous intéressent. Il peut donc être intéressant de se former. Lucie propose justement une formation de Réaction SEO sur son site.

Ce modèle rapporte de l’argent plus rapidement que la formation en ligne du blogueur, dont je vais parler juste après. Mais on peut avoir à mener une communication en plus de ce qu’on fait déjà sur son blog. Et traiter avec des clients B2B (entreprises) ajoute des contraintes par rapport au fait de traiter avec des particuliers.

11) Formation en ligne

La formation en ligne est LE moyen de monétiser un blog par excellence. Proposer une formation en ligne revient à créer un contenu pédagogique autour d’une problématique traitée sur le blog, et pour laquelle les lecteurs ont besoin d’être accompagnés pas à pas. Ce contenu est très souvent livré au format de vidéo pré-enregistrées, que les “étudiants” peuvent visionner à leur rythme.

La formation amène la personne d’un point A à un point B, résout un problème. On la vend à plusieurs personnes en même temps, et on peut faire plusieurs lancements par an.

Il y a deux manières de proposer des formations :

  1. Créer une seule formation, que l’on va lancer plusieurs fois par an. Notre travail ici est alors essentiellement de trouver de nouveaux clients à chaque lancement.
  2. Régulièrement, créer une nouvelle formation. Les lecteurs achèteront alors peut-être chacune des formations que l’on propose. Ce format est particulièrement adapté quand on a une audience très fidèle.

On peut aussi combiner les deux : créer plusieurs formations que l’on lance plusieurs fois par an.

Selon sa taille, son contenu, sa durée, sa valeur ajoutée, une formation en ligne peut être vendue 40 à 2 000 euros.

En admettons qu’on fasse un lancement par mois, pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25 % de charges), il faudrait notre formation à :

  • 38 personnes chaque mois pour une formation vendue 40 euros (calcul : 1 500 / 40 euros) ;
  • 15 personnes chaque mois pour une formation vendue 100 euros (calcul : 1 500 / 100 euros) ;
  • 5 personnes chaque mois pour une formation vendue 300 euros (calcul : 1 500 / 300 euros) ;
  • 2 personnes chaque mois pour une formation vendue 700 euros (calcul : 1 500 / 700 euros) ;
  • 1,5 personnes chaque mois pour une formation vendue 1 000 euros (calcul : 1 500 / 1000 euros) ;
  • 0,75 personnes chaque mois pour une formation vendue 2 000 euros (calcul : 1 500 / 2000 euros).

Première conclusion :

  • Si on vend une formation entre 40 et 300 euros, on doit réussir à trouver 5 à 38 personnes chaque mois. Faisable.
  • Pour une formation de 700 à 2 000 euros, ça ne paraît pas utile de faire un lancement chaque mois.

Admettons maintenant qu’on fasse 4 lancements sur l’année, pour vivre de cette unique activité, à hauteur de 1 500 € mensuel de chiffre d’affaires (ce qui donnera 1 125 euros de salaire net si on enlève 25% de charges), il faut gagner 4 500 euros à chaque lancement (1500 euros x 12 mois / 4 lancements). Pour gagner 4 500 euros à chaque lancement, il faudrait vendre à :

  • 112,5 personnes par lancement pour une formation vendue 40 euros (calcul : 4 500 / 40 euros) ;
  • 45 personnes par lancement pour une formation vendue 100 euros (calcul : 4 500 / 100 euros) ;
  • 15 personnes par lancement pour une formation vendue 300 euros (calcul : 4 500 / 300 euros) ;
  • 6,4 personnes par lancement pour une formation vendue 700 euros (calcul : 4 500 / 700 euros) ;
  • 4,5 personnes par lancement pour une formation vendue 1000 euros (calcul : 4 500 / 1000 euros) ;
  • 2,25 personnes par lancement pour une formation vendue 2000 euros (calcul : 4 500 / 2000 euros).

Deuxième conclusion :

  • Ces chiffres restent atteignables. C’est du travail, mais c’est possible ;
  • Ici encore, peu d’intérêt à lancer 4 fois par an si on a une formation à 1 000 ou 2 000 euros, car on aurait peu d’étudiants à former en même temps. 10 à 15 personnes paraît un groupe plus intéressant pour soi, et pour les membres de la formation, qui pourront connecter entre eux.

Maintenant, prenons le sujet à l’envers : combien pourrait-on gagner potentiellement chaque mois, selon le prix de la formation proposée ?

En partant sur l’idée de 4 lancements par an, avec une formation à 40 euros, on peut gagner :

  • 200 euros mensuels si on arrive à obtenir 15 participants par lancement (calcul : 15 participants x 40 euros x 4 lancements / 12 mois de “salaire”) ;
  • 400 euros mensuels si on arrive à obtenir 30 participants par lancement (calcul : 30 participants x 40 euros x 4 lancements / 12 mois de “salaire”) ;
  • 800 euros mensuels si on arrive à obtenir 60 participants par lancement (calcul : 60 participants x 40 euros x 4 lancements / 12 mois de “salaire”) ;
  • 1 333 euros mensuels si on arrive à obtenir 100 participants par lancement (calcul : 100 participants x 40 euros x 4 lancements / 12 mois de “salaire”) ;

Première conclusion : avec une formation à 40 euros et 4 lancements par an, on ne peut vivre de cette formation que si on arrive à obtenir au moins 100 participants à chaque lancement.

Refaisons les calculs avec une formation à 100 euros :

  • 3 000 euros mensuels si on arrive à obtenir 15 participants par lancement (calcul : 15 participants x 100 euros x 4 lancements / 12 mois de “salaire”) ;
  • 6 000 euros mensuels si on arrive à obtenir 30 participants par lancement (calcul : 30 participants x 100 euros x 4 lancements / 12 mois de “salaire”) ;
  • 12 000 euros mensuels si on arrive à obtenir 60 participants par lancement (calcul : 60 participants x 100 euros x 4 lancements / 12 mois de “salaire”) ;
  • 20 000 euros mensuels si on arrive à obtenir 100 participants par lancement (calcul : 100 participants x 100 euros x 4 lancements / 12 mois de “salaire”) ;

Deuxième conclusion :

  • Avec une formation à 100 euros lancée 4 fois par an, il suffit de 15 participants à chaque fois pour déjà bien vivre de cette formation. On pourrait même s’en sortir en ne la lançant que 3 voire 2 fois par an ;
  • Avec davantage de participants, on est sur des montants extrêmement confortables ! Même s’il ne faut pas oublier que 25 % partiront dans le paiement des charges.

Et si on a une formation à 2 000 euros que l’on lance une seule fois par an, combien peut-on gagner ?

  • 16 667 euros mensuels si on arrive à obtenir 10 participants par lancement (calcul : 10 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire”) ;
  • 25 000 euros mensuels si on arrive à obtenir 15 participants par lancement (calcul : 15 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire”) ;
  • 50 000 euros mensuels si on arrive à obtenir 30 participants par lancement (calcul : 30 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire”) ;
  • 100 000 euros mensuels si on arrive à obtenir 60 participants par lancement (calcul : 60 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire”) ;
  • 166 667 euros mensuels si on arrive à obtenir 100 participants par lancement (calcul : 100 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire”).

Troisième conclusion :

  • Avec une formation à 2 000 euros lancée une seule fois par an, il faut réussir à obtenir au moins 10 participants pour pouvoir en vivre ;
  • Là aussi, avec davantage de participants, on arrive à des montants mensuels très confortables (toujours en n’oubliant pas qu’environ 25 % partiront dans les charges).

D’ailleurs, pour ce dernier exemple, voilà ce que ça donnerait en salaire mensuel NET (en enlevant environ 25 % de charges) :

  • 1 250 euros mensuels NETS si on arrive à obtenir 10 participants par lancement (calcul : 10 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire” x (1–25 % de charges) ;
  • 1 875 euros mensuels NETS si on arrive à obtenir 15 participants par lancement (calcul : 15 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire” x (1–25 % de charges)) ;
  • 3 750 euros mensuels NETS si on arrive à obtenir 30 participants par lancement (calcul : 30 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire” x (1–25 % de charges)) ;
  • 7 500 euros mensuels NETS si on arrive à obtenir 60 participants par lancement (calcul : 60 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire” x (1–25 % de charges)) ;
  • 12 500 euros mensuels NETS si on arrive à obtenir 100 participants par lancement (calcul : 100 participants x 2 000 euros / 12 mois de “salaire” x (1–25 % de charges)).

Pour en arriver au stade de la vente d’une formation en ligne, il faut passer par les étapes suivantes :

  1. Trouver un sujet de blog qui nous passionne et qui apporte une valeur ajoutée ;
  2. Ecrire 1 article par semaine minimum ;
  3. Communiquer pour faire connaître son blog (tester des canaux : article invité sur un autre blog qui a une communauté intéressant, Facebook, Instagram, Pinterest, Linkedin, commenter sur d’autres blogs, dans des forums, Medium, Quora, Reddit, Slack…) ;
  4. Créer un contenu (comme un guide) que l’on propose gratuitement en échange des emails des personnes intéressées → Cela permet de constituer une liste email de personnes qui seront peut-être un jour intéressées pour acheter notre formation en ligne ;
  5. Une fois qu’on a au moins 300 personnes dans sa liste, envoyer un questionnaire pour demander quelle est leur problématique ;
  6. Créer une formation autour de ce besoin.

Personnellement, pour apprendre à devenir Blogueuse Professionnelle et en arriver là, j’ai suivi la formation Blogueur Pro d’Olivier Roland. Mais d’autres blogueurs réussissent à faire sans formation.

Comme tu as pu le voir dans les chiffres, ce moyen de monétisation est vraiment le plus intéressant. Et pas seulement d’un point de vue financier. Créer une formation en ligne laisse beaucoup de flexibilité : il y a très peu de temps en face à face, on peut donc être libre géographiquement et de ses horaires.

Tableau Récapitulatif des différents moyens de monétiser son blog

En conclusion

Il y a une grande différence entre “monétiser son blog” et “gagner sa vie avec son blog”. On peut facilement trouver de petites sources de revenus de quelques euros qui, accumulées les unes aux autres, finiront par payer l’hébergement, le nom de domaine…

Mais si, comme moi, tu veux devenir blogueur(se) professionnel(le) et vivre de ce métier, il faut chercher les moyens de se rémunérer qui vont générer plusieurs centaines, voire plusieurs dizaines de milliers d’euros. Et se concentrer sur ces moyens-là dès le début.

LE moyen par excellence est la formation en ligne, tant pour les montants de revenus qu’elle permet, que par la flexibilité qu’elle apporte.

De nombreux blogueurs professionnels mettent en place une combinaison de plusieurs modèles économiques. La combinaison que l’on retrouve le plus souvent est : Formation en ligne + coaching + affiliation + livre numérique.

Dans cet article, je t’ai présenté les moyens les plus courants pour monétiser son blog. Mais on peut toujours faire preuve d’imagination et en inventer d’autres. Rien qu’en écrivant cette conclusion, je pense aussi à :

  • Se faire payer pour donner des conférences (mais souvent on nous demande d’intervenir gratuitement ; par exemple, pour la conférence MixIt, je suis intervenue gratuitement mais on m’a payé le transport, l’hôtel et les repas) ;
  • Donner des formations en présentiel en entreprise (liée au sujet du blog bien sûr) ;
  • Donner des cours en université/école supérieure ;
  • Se faire payer mensuellement par ses lecteurs sur Patreon ;
  • Mettre un bouton “Don” sur son site ;

Tu voies d’autres moyens de monétiser un blog ? Dis moi lesquels en commentaires !

Essentiel

De grandes idées pour libérer votre potentiel.

Isis Latorre

Written by

LesNouveauxTravailleurs.fr

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