Sapiens : Comment l’Humanité a conquis le monde et pourquoi c’est important de le savoir

L’essentiel à retenir de 300 000 ans d’Histoire de l’Humanité

Temps de lecture estimé : 15–20 minutes

Il y a 70 000 ans, nos ancêtres n’étaient que des animaux sans importance. Ils n’auraient jamais pu imaginer que nous avions réussi à contrôler la planète, scinder l’atome, sonder le code génétique, écrire des articles.

Comment en est-on arrivé là ?

Dans Sapiens : Une brève Histoire de l’Humanité, l’historien Yuval Noah Harari retrace brillamment l’évolution de notre espèce à travers trois révolutions majeures : la révolution cognitive, la révolution agricole et la révolution scientifique.

Chacune a joué un rôle essentiel dans l’Histoire de l’Humanité — du développement du langage à la création de l’argent — qui ont contribué à ce que nous sommes devenus.

Cet article est une invitation à comprendre comment ces trois révolutions ont affecté les êtres humains et les organismes qui les accompagnent.

Attention toutefois, car les thèses que vous vous apprêtez à lire ne sont pas à la portée de tous. Harari prévient que son histoire de l’humanité est superficielle, puisque qu’elle ne peut pas couvrir la totalité de l’Histoire, et peut être sujet à des controverses car cette vision n’est pas partagée par tous les historiens.

Dans cet article, vous allez découvrir

  • Pourquoi nous sommes naturellement anxieux et stressés
  • Comment le langage nous a permis de conquérir le monde
  • Pourquoi l’argent est l’histoire la plus sophistiquée de notre humanité
  • Comment le raisonnement scientifique accomplit des miracles

Les origines de l’Homo sapiens

Les humains sont apparus il y a environ 2,5 millions d’années en Afrique de l’Est en évoluant sous les gênes de grands singes, les australopithèques (signifiant singes austral).

Il y a 2 millions d’années et 10 000 ans de nombreuses espèces humaines différentes vivaient simultanément dans la même planète.

Les premiers êtres humains ont migré pour des environnements plus prometteurs. L’adaptation à ces nouveaux habitats les ont amenés à évoluer en diverses espèces distinctes, comme l’Homme de Néandertal en Europe.

À noter que l’Homo Erectus est l’espèce humaine qui a vécu le plus longtemps dans l’échelle de l’évolution : 1,6 million d’années.

Selon les environnements où ils ont évolué, les membres de certaines espèces étaient massifs, d’autres nains. Les uns étaient de redoutables chasseurs quand les autres étaient de faibles cueilleurs.

L’Homo sapiens, notre propre espèce, est apparu la première fois il y a 300 000 ans ou 200 000 ans en Afrique de l’Est.

Nous sommes les seuls à avoir survécu et cette exclusivité est compromettante.

Pourquoi ?

Il existe deux théories sur l’évolution de l’Homo sapiens :

  • La théorie du métissage : soit l’accouplement avec d’autres espèces d’être humains pour se croiser entre eux. L’ADN des Européens modernes contient entre 1 et 4 % de l’ADN de Néandertal.
  • La théorie du remplacement : la domination de l’Homo sapiens a probablement conduit les autres espèces vers l’extinction (pillage des ressources et génocides).

La réalité est peut-être une combinaison des deux théories. C’est peut-être pour cela que l’Homo sapiens a éradiqué les Néandertaliens. Ils étaient trop familiers pour les ignorer, mais trop différents pour les tolérer.

La plupart des animaux ayant atteint le sommet de la chaîne alimentaire l’ont fait au bout millions d’années d’évolution. Les humains ont atteint le sommet très rapidement en éradiquant les autres espèces humaines. Le reste de la chaîne alimentaire n’était pas prêt et nous non plus.

Depuis, la survie des animaux sauvages dépend totalement de nos désirs et de nos décisions. Par conséquent, nous sommes anxieux et stressés parce que nous ne sommes pas habitués à être au sommet.

La Révolution Cognitive

Il y a environ 70 000 ans, le cerveau des premiers humains modernes a traversé un saut évolutif connu sous le nom de Révolution Cognitive.

Ce développement a permis à l’Homo Sapiens, qui n’était qu’une espèce sans importance, d’évoluer avec des capacités cognitives et de communiquer à un niveau inédit dans le langage.

Avec leurs capacités cérébrales améliorées (chasse, outils, organisation), l’Homo sapiens pouvait trouver de la nourriture plus facilement et s’aventurer dans les coins les plus reculés du globe. À partir d’Afrique, ils se sont répandus et ont colonisé l’Europe, l’Asie, l’Amérique, et même l’Australie.

Mais pourquoi ils ne sont pas allés au Japon !

Notre capacité à coopérer

La vraie différence entre les humains et tous les autres animaux ne se trouve pas sur le plan individuel, mais sur le plan collectif. Les humains contrôlent la planète parce que ce sont les seuls animaux capables de coopérer de façon flexible et en très grand nombre.

Les chimpanzés ne peuvent pas former des groupes de plus de 50 parce que la coopération entre les chimpanzés est fondée sur une connaissance intime les uns des autres. À un contre un, ou même à dix contre dix, les chimpanzés sont peut-être meilleurs que nous.

Le chimpanzé fait de la muscu tous les jours, lui. Tremble Dwayne Johnson !

Mais si on met 1 000 humains contre 1 000 chimpanzés, les humains l’emporteront facilement pour la simple raison qu’un millier de chimpanzés ne peuvent pas coopérer.

Qu’est-ce qui permet à notre seule espèce de coopérer de cette façon ? La réponse est notre imagination. Un grand nombre de personnes peuvent collaborer en partageant des mythes, des histoires fictives et des croyances communes.

Seul l’Homo Sapiens peut parler de choses que nous n’avons jamais vues, senti ou touchées. Cela nous sépare de tous les autres animaux. Et tant que tout le monde croit à la même histoire, tout le monde obéit et suit les mêmes règles, les mêmes normes, les mêmes valeurs.

Le pouvoir du langage

Le développement d’un langage complexe est l’un des facteurs les plus importants dans la domination d’Homo sapiens. On ne sait toujours pas comment cela est précisément arrivé, et cela demeure parmi l’un des plus grands mystères de notre histoire.

Outre le partage d’informations (ressources, prédateurs, dangers), le langage fournit aux humains un autre atout majeur : il aide à coopérer entre des nombres très importants d’inconnus et à innover rapidement en matière de comportement social.

Depuis la Révolution cognitive, les humains vivent dans une double réalité : la réalité physique et la réalité imaginaire. La façon dont les gens coopèrent peut être modifiée en modifiant les histoires comme des mythes que nous racontons.

Pour Harari, il y a trois types de phénomènes :

Un phénomène objectif : existe indépendamment de la conscience et des croyances humaines. Ex : le soleil, un arbre, un fruit.

Le subjectif est quelque chose dont l’existence dépend de la conscience et des croyances d’un seul individu. Ex : un ami imaginaire pour un enfant.

L’intersubjectif est ce qui existe au sein d’un réseau de communication qui lie la conscience subjective de nombreux individus. Beaucoup de facteurs majeurs de l’Histoire sont intersubjectifs : loi, argent, dieux, nations.

Si un seul individu ne croit plus en l’argent, cela ne change rien. Cependant, si la plupart des individus, qui croient en l’argent, meurent alors le phénomène intersubjectif va muter ou disparaître.

Grâce aux mythes, l’Homo Sapiens peut rapidement s’adapter et changer leur comportement à partir d’une nouvelle croyance. Ils n’ont pas à attendre des millions d’années pour un changement génétique majeur.

Tous les autres animaux n’utilisent leur système de communication que pour décrire la réalité. Un chimpanzé pourrait dire : « Regarde ! Il y a un lion, il faut s’enfuir ! »

Les hommes, eux, utilisent le langage pas seulement pour décrire la réalité, mais aussi pour inventer de nouvelles réalités, des réalités fictives. Un homme peut dire : « Regarde, il y a un Dieu au-dessus des nuages ! Et si tu ne fais pas ce que je te dis, lorsque tu mourras, tu seras puni par Dieu et tu iras en enfer. »

Et si vous croyez tous à cette histoire inventée, alors vous vous plierez aux mêmes normes et aux mêmes valeurs, et vous pourrez coopérer.

Ces mythes communs sont la pierre angulaire de la culture humaine. La culture partagée et les chances accrues de survie ont permis aux communautés humaines d’augmenter progressivement en taille.

La Révolution agricole

Pendant la majeure partie de notre histoire, l’Homo sapiens a vécu un mode de vie nomade. Ils se rendaient partout où la nourriture était abondante, mais il y a environ 10 000 ans, tout cela a changé.

La Révolution agricole désigne la période où l’Homo Sapiens a commencé à cultiver des terres et à domestiquer des animaux.

Sur le plan individuel, l’agriculture était une grossière erreur. Il fallait travailler du matin jusqu’au soir, sacrifier sa satisfaction personnelle, se contenter d’une mauvaise alimentation, risquer la famine et tomber malade ; ce qui a généré de nouvelles formes d’insécurité et annonçait de nouvelles formes de hiérarchie contraignantes.

Mais sur le plan collectif, la Révolution agricole a permis aux humains de collecter plus de nourriture par unité de surface et donc d’accroître considérablement la population globale.

Seulement, cela a créé un problème : comment les sociétés pourraient-elles faire face à un tel boom de la population ?

L’Unification de l’Humanité

Après la révolution agricole, les sociétés humaines sont devenues toujours plus grandes et plus complexes, tandis que les constructions imaginaires soutenant l’ordre social devinrent aussi plus élaborées.

Mythes et fictions habituèrent les gens, quasiment dès la naissance, à penser de certaines façons, à se conformer à certaines normes, à vouloir certaines choses, à se conformer à certaines règles.

Ce faisant, ils créèrent des instincts artificiels qui permirent à des millions d’inconnus de coopérer efficacement. C’est ce réseau d’instincts artificiels qu’on appelle « culture ».

Cette période de l’histoire marque la transition de plusieurs collectifs indépendants d’êtres humains en un seul collectif connexe.

Harari a identifié les trois tendances ayant conduit à une plus grande unification :

  • L’ordre monétaire : pour les commerçants, le monde entier était un marché unique et tous les humains étaient des clients potentiels. Ils ont essayé d’établir un ordre économique qui s’appliquerait à tous, partout.
  • L’ordre impérial : pour les conquérants, le monde entier était un seul empire et tous les êtres humains étaient des sujets potentiels.
  • L’ordre des religions : pour les prophètes, le monde entier tenait une seule vérité et tous les humains étaient des croyants potentiels.

L’argent et de l’écriture pour faciliter le commerce

Avec le développement de l’agriculture, l’Homo Sapiens devient sédentaire et n’a plus la pression constante de chasser pour survivre. Certaines personnes en profitent pour développer de nouveaux métiers, comme la forge et le tissage.

Un système de troc s’est mis en place pour partager biens et services à travers une économie de services et d’obligations. Mais à grande échelle, le troc rencontre des limites.

Comment calculer le taux de change avec des biens qui ont une valeur relative ? Combien de pommes vaut une paire de chaussures ? Et si le cordonnier n’aime pas les pommes ? Et si vous lui promettiez un cochon dans le futur, comment savoir si vous tiendrez votre parole ?

C’est en réponse à de tels problèmes que, vers 3 300 avant JC, Homo sapiens a développé l’écriture et la monnaie. Les Sumériens de la Mésopotamie ont été les premiers à le faire. Ils ont commencé à gravir les transactions des personnes sur des tablettes d’argile, en utilisant des symboles économiques simplistes.

L’écriture a réellement changé la façon dont les humains pensent. Nos cerveaux n’ont pas bien évolué avec les chiffres, car nous sommes programmés pour se souvenir des informations biologiques, zoologiques et sociales.

L’invention de l’écriture et de l’argent a facilité la conduite des transactions économiques et a rendu les fraudes plus difficiles à commettre.

La création de la monnaie était une révolution purement intellectuelle. Elle impliquait la création d’une nouvelle réalité intersubjective qui n’existe que dans l’imagination des gens.

La monnaie ne se réduit pas aux pièces et aux billets de banque. Est monnaie tout ce dont les gens veulent bien se servir pour représenter systématiquement la valeur d’autres choses afin d’échanger bien et services.

La monnaie permet de comparer vite et facilement la valeur de marchandises différentes, d’échanger aisément contre une chose une autre et de stocker commodément la richesse. Aujourd’hui, plus de 90 % de l’argent ne sont que des données électroniques, et non de l’argent physique.

L’argent est l’histoire la plus aboutie que les hommes aient jamais inventée et racontée, parce que c’est la seule histoire à laquelle tout le monde croit.

Tout le monde ne croit pas en Dieu, tout le monde ne croit pas aux Droits de l’Homme, tout le monde ne croit pas au nationalisme, mais tout le monde croit à l’argent.

Même les religieux qui ne pouvaient pas s’entendre sur leurs croyances pourraient s’entendre sur la croyance monétaire. La religion nous demande de croire en quelque chose, l’argent nous demande de penser que d’autres personnes croient en quelque chose.

Le partage de ce mythe commun a grandement contribué à l’essor des empires et de la religion pour unifier les groupes.

Les empires et la religion pour unifier l’humanité

Au fur et à mesure que les sociétés et les économies continuaient de croître, elles deviennent plus difficiles à contrôler et à réglementer. Pour y remédier, nos ancêtres ont élaboré des lois pour réglementer la façon dont les gens doivent se comporter et les systèmes d’autorité pour s’assurer que les gens obéissent.

Ainsi, les premières sociétés hiérarchiques sont nées, avec un roi ou un empereur au sommet, gouvernant tous les autres et fournissant, temporairement, une grande stabilité politique, sociale et économique.

Pour faire respecter leurs lois, les empereurs et les rois ont besoin de personnes pour accepter leur autorité. Cela a été accompli principalement par l’imposition de la religion. Il était plus simple de faire accepter à des gens que le chef soit placé au sommet par la volonté d’un dieu, plutôt que d’imposer des règles par l’ordre impérial.

Avec le temps, les empires s’étendent, et les religions qu’elles ont promues se propagent. Que ce soit par la force ou par des processus d’assimilation progressive, la règle impériale a réussi à encadrer plusieurs groupes ethniques et religieux divers en quelques méga-cultures.

En général, les empires ne tombent pas à cause des soulèvements. Ils succombent presque toujours à une invasion extérieure ou à des divisions au sein des élites.

La Révolution Scientifique

La révolution scientifique a commencé en Europe il y a environ 500 ans. La plus grande découverte qui l’a lancée a été que les hommes ne connaissent pas les réponses à leurs questions les plus importantes.

Avant cela, l’humanité a été une race assez pessimiste. La majorité des gens à travers l’histoire ne croyaient pas à leurs propres capacités, mais au pouvoir d’un dieu tout-puissant.

Aux 16es et 17es siècles, cependant, cette attitude pessimiste a commencé à changer. Plutôt que de laisser le progrès dépendre de Dieu seul, les gens ont commencé à penser comment ils pourraient acquérir de nouvelles connaissances pour améliorer la société par la science.

Une différence entre la religion et la science est que la science suppose que l’humanité ne connaisse pas les réponses à plusieurs des plus grandes questions de la vie. La religion, cependant, suppose que les choses importantes sont déjà connues. La science suppose l’ignorance humaine.

La volonté d’admettre l’ignorance collective sur des questions essentielles a rendu la science moderne plus dynamique, plus souple et plus curieuse que toute tradition antérieure de connaissance.

En appliquant les principes scientifiques de l’exploration, de l’expérimentation et de l’observation, nous avons fait d’énormes bonds épistémologiques dans des domaines tels que la médecine, l’astronomie et la physique — chaque développement contribuant à faire de la société un meilleur endroit pour vivre.

Cette révolution a considérablement élargi notre capacité à comprendre la façon dont le monde fonctionne et notre capacité à inventer de nouvelles technologies ou de changer les règles les plus élémentaires de la vie.

Comme la science a commencé à résoudre un problème insoluble après l’autre, beaucoup sont devenus convaincus que l’humanité pourrait surmonter tout problème en acquérant et en appliquant de nouvelles connaissances.

La pauvreté, la maladie, les guerres, les famines, la vieillesse et la mort elle-même n’étaient pas le destin inévitable de l’humanité. Ils étaient simplement les fruits de notre notre ignorance.

En plus d’être bénéfique pour la santé humaine, la poursuite de la science s’est révélée bonne pour les économies.

Le progrès dépend du renforcement mutuel de la science, de la politique et de l’économie. Les institutions politiques et économiques apportent les ressources sans lesquelles la recherche scientifique est presque impossible.

En contrepartie, la recherche scientifique donne de nouveaux pouvoirs qui servent, entre autres, à obtenir de nouvelles ressources, dont une partie est ensuite réinvestie dans la recherche.

Les économies européennes ont progressé à la suite de l’exploration et de l’innovation scientifique. Elle a modernisé l’humanité, ouvrant la voie à de nouvelles technologies, à l’impérialisme et à la croissance économique.

Le capitalisme, un héritage de l’impérialisme européen

Au 19e siècle, l’Empire britannique couvrait seul plus de la moitié du globe. Avec cette énorme portée, les pays européens ont poussé leurs idées dans tous les coins du monde.

Les coutumes, les cultures et les lois locales ont été remplacées par des méga-cultures basées sur les normes européennes — qu’elles soient la religion occidentale, la démocratie ou la science.

Grâce en grande partie aux empires européens, les gens du monde entier croient en l’importance et au pouvoir de l’argent — la plus grande de ces normes culturelles mondiales est le capitalisme.

La plupart des gens vivent des vies centrées sur l’argent et les biens matériels ; nous voulons tous maximiser nos revenus ou afficher notre richesse avec nos vêtements et nos gadgets.

Le capitalisme moderne a explosé la croissance de l’humanité grâce à la création de crédit, ce qui vous permet d’emprunter de l’argent maintenant parce que nous croyons collectivement que l’avenir sera meilleur que le présent. Et aussi parce que le capitalisme a besoin de produire pour survivre.

Nous vivons dans un monde gouverné par la fiction

Nous contrôlons le monde parce que nous sommes dans une réalité double. Tous les autres animaux vivent dans une réalité objective. Leur réalité est faite d’entités objectives, comme les rivières et les arbres, les lions et les éléphants.

Nous vivons aussi dans une réalité objective. Mais au cours des siècles, nous avons construit par dessus cette réalité objective une deuxième couche de réalité fictive, une réalité faite d’entités fictives, comme les nations, les dieux, l’argent ou les entreprises.

Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’au cours de l’histoire, cette réalité fictive est devenue de plus en plus puissante au point qu’aujourd’hui, les forces les plus puissantes dans le monde sont ces entités fictives.

La survie même des animaux et de la nature dépend des décisions et des désirs de ces entités fictives, comme les États-Unis, Google, la Banque Mondiale. Des entités qui n’existent que dans notre imagination.

En route vers l’Homo Deus : transhumanisme, intelligence artificielle, ingénierie génétique

Durant 4 milliards d’années, chaque organisme vivant s’est développé en fonction de l’évolution. Mais depuis peu, l’ingénierie génétique permet aux humains de briser les lois de la sélection naturelle.

La prochaine étape de l’histoire humaine impliquera non seulement des changements biologiques et technologiques, mais aussi des changements dans la conscience et l’identité humaines.

Au cours des 1 000 dernières années, les humains ont évolué pour prendre le dessus du monde et sont sur le point de surmonter la sélection naturelle et devenir des dieux.

Pourtant, nous semblons encore malheureux de plusieurs façons et nous ne savons pas ce que nous voulons. Y a-t-il quelque chose de plus dangereux que les dieux insatisfaits et irresponsables qui ne savent pas ce qu’ils veulent ?

Harari cartographie des réponses passionnantes dans la suite de Sapiens : Homo Deus, une brève histoire de l’avenir.

« L’histoire a commencé quand les hommes ont inventé les dieux. Elle s’achèvera quand ils deviendront des dieux. »
— Yuval Noah Harari

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