Sortir de sa zone de confort dans le développement personnel

En tant qu’humains, nous avons tous tendance à rester dans notre zone de confort. En effet, la douleur psychologique est traitée par la même zone du cerveau que celle qui traite la douleur physique, et il est instinctif d’éviter la douleur, y compris morale. Notre zone de confort est l’ensemble d’actions, habitudes, et éléments de notre environnement dont nous savons qu’il ne nous fera pas souffrir ni ne nous mettra en danger.

Lorsque nous nous intéressons au développement personnel, nous avons à cœur de repousser notre zone de confort. Malheureusement, nous avons des biais cognitifs, et il arrive trop souvent que les outils que nous utilisons restent confinés dans notre zone de confort.

Il est donc nécessaire d’évaluer régulièrement les techniques que nous utilisons et n’utilisons pas afin d’en trouver qui nous amènent aux limites de notre zone de confort, et donc nous permettent d’évoluer plus rapidement. Nous pouvons approcher le problème de plusieurs façons.

Les cinq sphères du développement personnel

La première façon est de regarder, parmi les cinq sphères du développement personnel, auxquelles nous accordons le plus de temps et d’importance. Ces cinq sphères sont :

  • L’image de soi : l’image de soi est la source de toutes les croyances que nous avons sur nous-même, notre capacité à changer, notre sentiment d’être ou de ne pas être digne d’amour, etc. Notre image de soi détermine notre image des autres : si l’on se croit mauvais, alors on croira que l’homme est un loup pour l’homme.
  • Les relations sociales : nous sommes la moyenne des cinq personnes que nous fréquentons le plus ; nos relations sont donc déterminantes dans notre évolution. En même temps, nous choisissons qui nous fréquentons. Nous pouvons donc utiliser ce savoir à notre avantage.
  • Notre relation aux pensées et émotions : lorsqu’une pensée ou émotion apparaît, nous avons deux options : soit la suivre aveuglément, ce qui n’est pas toujours à notre avantage, soit l’accepter avec du recul et déterminer si elle reflète nos valeurs et ce que nous voulons réellement. Il s’agit bien sûr d’un travail continu, et notre position se situe sur un continuum entre ces deux extrêmes.
  • Nos habitudes : établir des habitudes nous permet de « déléguer » nos activités à un réflexe plutôt que d’utiliser notre volonté à chaque fois ; l’établissement d’une habitude prend environ 21 jours, suite à quoi il devient plus difficile d’éviter l’action que de la pratiquer. Les habitudes sont donc nos meilleures alliées — ou nos pires ennemies.
  • Notre santé physique : la santé physique recoupe principalement l’alimentation, le sport et le sommeil. On pourrait résumer cet aspect à ce qui impacte notre corps de façon visible.

Nous avons tous tendance à apporter plus d’attention à certaines de ces sphères plutôt qu’à d’autres — généralement à la sphère de la santé physique, à cause des conditionnements sociaux et autres injonctions de ressembler aux modèles en couverture des magazines.

En identifiant ces tendances, nous pouvons faire deux choses : nous en séparer progressivement, et travailler sur ce qui correspond à notre soi profond plutôt qu’aux conditionnements sociaux ; et rééquilibrer la balance.

C’est important car toutes ces sphères sont liées et interagissent de façon dynamique ; une personne avec une mauvaise image de soi choisira de moins bons amis, qui ne l’aideront pas à grandir ; aura de mauvaises habitudes ; et prendra peu soin d’elle. En même temps, prendre soin de soi physiquement aide à améliorer notre image de soi.

Il faut voir ces cinq sphères comme un troupeau de brebis : le troupeau n’avance qu’aussi lentement que la brebis la plus lente. De même, la sphère à laquelle on fait le moins attention est celle qui limite notre développement personnel de façon globale.

Comprendre et dépasser nos dialectiques

Nous sommes tous traversés par de multiples dialectiques. Par exemple, certains sont plus matérialistes (tout est matériel, y compris les pensées ; ainsi seul ce qui est quantifié a de la valeur, ce qui peut faire mettre de côté les émotions), d’autres plus spirituels (peu importe la quantification, seul le ressenti compte), et nous sommes tous à un certain point sur ce continuum.

Or ce placement, qui reflète un aspect de notre relation au monde, nous limite dans les outils que nous sommes capables d’utiliser. À cause de cela, nous pouvons tourner en rond et refuser de nous ouvrir à des techniques qui nous seraient d’une grande aide. Je vous invite donc à sortir de votre zone de confort, et essayer des techniques qui, dans une certaine mesure, heurtent votre vision du monde — dans le respect de vos valeurs et de votre sécurité.

Un autre exemple serait de considérer une personne toujours positive, incapable de ressentir des émotions négatives. C’est un signe de déséquilibre psychique, car cela revient à bloquer une partie essentielle de notre construction psychologique. Une telle personne aura des difficultés à évoluer tant qu’elle refusera d’accepter le négatif — et il lui faudra pour cela sortir de sa zone de confort.

Il est important de faire ces efforts, car ils reflètent souvent ce dont on a le plus besoin. En effet, ils sont les marques de blocages psychologiques, auxquels nous pouvons nous confronter.

Nous verrons dans le prochain article un certain nombre de pratiques qui, choisies judicieusement, nous permettent de sortir de notre zone de confort et continuer notre croissance.


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