De l’attention à l’obsession

Si un moment vous vous demandez comment mettre à profit votre concentration.

« Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau. »

C’est Flaubert qui le dit : « Le talent est un long travail. ». Les plus belles productions sont donc celles qui nous font perdre le plus de temps, des jours, des semaines, des mois, une capacité à creuser au point qu’on en perd le sens des réalités.

Du moins, une qualité : un créateur est l’exemple même d’une personne attentive, l’exemple d’une personne qui trouve la capacité de produire ou de se projeter dans une oeuvre.

Alors quel est le rapport avec l’expérience-client ? Mon souci est aujourd’hui de vous transmettre et de vous partager cette passion au coeur du design de service tel que nous le concevons au playgrnd* : concevoir les meilleurs produits demande de l’abnégation, demande de la répétition, demande du savoir-faire. En un mot : pour arriver à cette simplicité du produit qui convienne à nos clients, il nous a fallu non seulement ce long travail (j’espère que vous en avez conscience !) mais d’abord et surtout cette divergence au fond de l’inconnu.

C’est pourquoi, je me propose aujourd’hui de vous présenter quelques moments de création, ces moments où précisément on trouve cette capacité à faire ces petites découvertes au service d’une amélioration de toute expérience.

4 moments de création

Faire et voir ensuite : la création active-active

La seule manière d’être créatif, c’est d’essayer et de se projeter dans une réalisation concrète. Qu’il s’agisse de la production d’un nouveau slide, du design d’une nouvelle page ou de la Big Idea qui doit naître autour de votre projet, la règle est absolue : pour créer, il faut créer, sans se poser de question.

Cela passe évidemment par trois moments particuliers au travail

  • La production individuelle
  • Le brainstorming (la création dans le cadre d’un atelier d’intelligence collective) qui est évidemment au coeur de notre métier
  • Prototyper (qu’il s’agisse d’un futur design de produit, d’un ensemble de KPI’s ou d’un événement) : il ne faut pas se contenter d’imaginer, mais transmettre sur un matériau tangible la preuve et la trace de cette imagination.

Alors, pour créer, pas de solution miracle : il faut créer.

L’inspiration : la création active-passive

Faire quelque chose et réaliser, c’est l’activité en son sens absolu.

Néanmoins, à stricto sensu, tous les créateurs et producteurs sont plus ou moins inspirés, trouvent des solutions du fait de leur capacité à se nourrir. C’est donc pour vous un moment qui doit être celui de la recherche et du voyage.

On finit par orbiter plus ou moins loin de l’étoile qu’on imagine, de plus en plus près, de plus en plus loin.

Pour créer, il faut donc au quotidien se nourrir de sources d’inspirations aussi divergentes que possible (inspiration visuelle, sonore, technologique, pratique, humaine).

L’interaction : la création passive-active

Tout le monde a en tête ce moment où une idée apparaît dans une conversation ou un atelier, en étant incapable de se ressouvenir de qui en a été l’auteur. C’est tout simplement que les idées sont les choses les plus virales de la terre. Rien ne peut l’arrêter. Les gens les plus créatifs ont donc non seulement la possibilité d’inventer des nouveaux produits, mais surtout de générer chez les autres ce pouvoir de faire naître des idées.

La création, c’est donc aussi un consentement à se laisse surprendre par les idées des autres, la capacité à s’ouvrir à ce qui nous entoure (que cela soit dans le métro, à un déjeuner, au cinéma, au cours d’une réunion). Les gens créatifs ne le sont pas seulement dans leurs phases d’inspiration ou d’activité. Les personnes créatives sont d’autant plus ouvertes aux idées qui les entourent (et les contaminent souvent quand elles sont bonnes).

La récréation : la création passive-passive

Attendre : c’est là toute l’énigme et la beauté de la création. On ne sait pas quand cela arrive. Donc dans mon cas, cela peut être tout le temps, partout, avec qui que ce soit : je parle à mon meilleur pote (unfortunately yes), dans ma douche (fortunately yes), dans le métro, bref…vous voyez l’idée quoi. Eh bien, c’est ici qu’il faut être attentif. C’est ce moment d’attention fondamentale qui définit la découverte de bonnes idées. L’inventeur se laisse non seulement surprendre, mais plus encore, l’inventeur fait preuve de patience. Les bonnes idées ne peuvent être prédites.

“Ce temps-là”

Pour générer de la créativité, il ne faut donc pas seulement se concentrer sur la personnalité plus ou moins créative, mais également favoriser les environnements propres à l’apparition du “nouveau”. Souvenez-vous du moment où vous n’avez en l’occurrence pas vu passer le temps quand vous écriviez ce texto qui ressemblait à un roman (mais qui faisait 4 lignes) ou encore quand vous cherchiez ce fameux nom de projet… Ce temps-là, il s’appelle l’attention.

C’est ce temps-là que vous transmettrez à vos clients et à tous vos collaborateurs.