#COMBIOS / Quels avenirs pour l’agriculture ?

le 23 octobre 2015 lors des Conférences Knopée : “Quand agriculture rime avec ruptures” avec : Maxime de Rostolan / Konrad Schreiber / Bruno Parmentier / Aymeric Jung

Intro

Un constat général : we are fucked up / SO what now and next ?

Maxime de Rostolan / Blue Bees et Ferme d’Avenir

Techniques agricoles

  • Le biomimétisme est-il simple … il s’agit du plus grand labo de R&D du vivant.
  • La forêt nous dit que le sol doit toujours être couvert, il faut viser la résilience
  • Cf étude INRA du Bec Hellouin
  • Travailler avec la nature et pas contre elle
  • Les valeurs sures : la Terre, la nature et les bras
  • La mesure des externalités : élément clé. Construire des bilans chiffrés sur tout les facteurs d’externalité.
  • Repenser l’exode urbain pour repeuplé nos campagnes. C’est dans l’agriculture qu’il faut remettre de l’emploi. Surtout dans les pays émergents.
  • Disgression osée sur l’Imp3D pour relocaliser les industries, et la robotisation en cours… L’homme n’est-il pas suffisamment intelligent pour s’affranchir des taches reloues ?

Bruno Parmentier

  • l’agriculture est une des principales causes du réchauffement climatique.
  • l’agriculture est la principale victime du réchauffement climatique, surtout dans les zones tropicales où sont justement les populations en forte croissance
  • l’agriculture qui sera la solution, en fixant du carbone dans la végétation et dans les sols. Agroforesterie est clé pour l’avenir.

“un végétarien qui roule en 4x4 est moins impactant qu’un carnivore qui roule en vélo”

Techniques agricoles

  • Il faut couvrir les sols en permanence avec différentes variétés. Et gagner en profondeur en replantant des arbres qui permettent de remonter les éléments nutritifs. Tous les agriculteurs doivent redevenir éleveur.
  • On a besoin de l’agro-industrie parce que les femmes travaillent ! Forcément pour nourrir des mégalopoles il faudra une agro-industrie. le Bio est un phénomène culturel et pas économique. Le Hallal est plus important que le bio en France.
  • Il faut faire converger le “vite fait / pas cher / pratique” avec le “bio/local”.
  • Dans les pays émergent il faut fixer un maximum de gens en milieu rural

Aymeric Jung / Quadia Impact Finance / Slowmoney

L’agri industrielle rentre dans le mur. En sortant une partie de l’épargne des circuits financiers classiques on peut les réorienter vers le système local alimentaire.

On veut donner du sens à son investissement, Quadia permet d’aller impacter d’autres secteurs.

Techniques agricoles

  • Une table-ronde très consensuelle sur les priorités écologiques agricoles.
  • Quels modèles économiques maintenant ? et pour quels emplois ?
  • 2014 : 150 milliards d’animaux abattus par an … remettons de la mesure dans la démesure.
  • Le local doit devenir aujourd’hui un système complémentaire. Les système actuels ne sont pas viables écologiquement et vont s’effondrer si ils ne changent pas. La mutation ira vers le local.
  • Les externalités négatives qui seront prises en compte (transport, pollutions, rendement) permettront à des investisseurs de privilégier des systèmes locaux et résilients.

Conrad Schreiber / Institut Agriculture Durable / ancien agriculteur

Faire remonter les pratiques innovantes depuis le terrain. Orientation vers une autonomie totale des systèmes agronomiques.

Techniques agricoles

  • tout agriculteur qui travaille le sol est condamné à mort. il n’y a pas d’avenir dans le paradigme actuel agricole pour discuter et gérer le changement climatique.
  • Le végétal est le principal facteur d’atténuation et de gestion du climat. Les sols sont toujours couverts dans la nature, ils ne sont jamais travaillés, copions la nature.
  • Les plantes ont survécu à une baisse drastique du taux de CO2 au cours de l’évolution. C’est elle qui vont faire le boulot pour gérer le climat. L’agriculture devra copier le cycle de la nature pour faire le job et aller chercher le plus haut rendement végétal possible.
  • Notre démarche consiste à les émanciper vers de nouveaux modèles productifs. La productivité de ces systèmes est augmentée, la résilience environnementales devient excellente, le stockage du carbone est entre 1 à 2 Tonnes /ha.
  • Il y aura peu de problèmes alimentaires; il faut faire muter les formations agricoles, les modèles économiques pour accélérer le changement.
  • Mettons-nous d’accord sur une méthode de comparaison : gains éco, envi, sociaux. Cette grilles est à appliquer aux OGM, innovations….
  • Il faudra des machines, combien elle consomme, comment je les amorti… Sur une petite ferme il faut 2 brouettes et un motoculteur, il faut surtout un véhicule pour commercialiser. Dans une grande ferme il me faut des machines, dont il faudra regarder la consommation.
  • Ce n’est pas dans la production agricole que se créeront les emplois, ils se feront autour de l’agriculture, dans le péri-urbain. Et regardez les mégalopoles au niveua mondiale. Parce que le monde a changé, il ne sera pas possible d’alimenter les villes uniquement par les ceintures péri-urbaines.

L’agro-industrie est nécessaire pour alimenter les villes (restauration hors foyer, ) mais ça n’empêche pas de monter en qualité.

Questions

Impact enviro de l’élevage, avenir des protéines végétales ?

  • trop de ruminants actuellement /
  • Bruno Parmentier / Fini le gros rouge qui tache on est passé au bon et cher. Ca sera la même chose, on va dimminuer la conso de bcp de viande dégueullasse vers une filière de qualité en plus petite quantité. On le voit dans le porc et le poulet, c’est la qualité qui s’en sort. Allons vers les légumineuses
  • Maxime de Rostolan/ La France est adapté a des forêts, allons vers les fruits a coques
  • Aymeric Jung / Comment du végétal on réalise de la protéine : “Impossible food”
  • Conrad Schreiber / les vaches ne polluent pas. celles ui polluent sont celles ui mangent du soja… Utilisons la SAU libre (montagne, playeaux …) et autonome pour y mettre des ruminants. La moitié du grain produit sur la terre est impropre à l’alimentation humaine : il faut des animaux pour les manger. Les Business Plan vont évoluer avec les attentes de la société et du consommateur.

AMAP à la japonaise VS Elevage industriels / question pas très claire en fait…

  • Circuit court en polyculture ?
  • BP : en ville ça devient compliqué. les AMAP ne fournissent pas le blé, le sucre, le chocolat. Dans une société très urbaine il y aura des gros acteurs. Les consommateurs ont le dernier mot. Quand on achète un produit on achète le monde qui va avec
  • AJ : le choix se fait dans l’assiette. Gros manque d’AMAP dans les grandes villes, dvpt de la “Ruche qui dit Oui”. Arrêtons de penser le court terme comme la règle.