les limites qui nous permettent de vivre son imperceptibles. on ne s’en aperçoit qu’en les brisant, ce qui signifie un risque au delà du risque connu. c’est un peu comme la pression atmosphérique. ici et maintenant il y a une certaine pression qui permet à notre corps de fonctionner à son aise, d’accomplir tous ses processus vitaux sans gène. cette pression a bien sûr une variation relative, mais qui ne nous dérange guère tant qu’elle reste dans certains limites. mais ce fait, cette pression, ne peut pas être ressenti par nous que hors ces limites idéales, par exemple quelques centaines de mètres sous l’eau ou aux altitudes proches des limites de l’atmosphère. ces lieux nous sont interdits, sauf avec des artifices conçus en étant conscients de cette pression qui nous est hostile, et si on les brisait sans protection, très vite la chose deviendrait impossible à supporter avant qu’elle ne nous étouffe. cette manque de perception est donc très utile, car si l’on ressentait cette pression tout le temps il nous serait bien difficile de mener nos vies, on serait bien épuisés du seul fait d’exister, car la vie elle même se réduirait à maintenir ce qui est la base pour qu’elle puisse se dérouler dans sa spécificité. cependant, une fois atteinte cette conscience de l’imperceptible, la vie à l’intérieur des limites sera perçue autrement.